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Opposition 1, Martin 0

Alec Castonguay   11 mai 2005  Canada
Le premier ministre Paul Martin, hier, aux Communes, entouré de ses ministres. Son gouvernement ne démissionnera pas malgré sa défaite aux mains de l’opposition.
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Paul Martin, hier, aux Communes, entouré de ses ministres. Son gouvernement ne démissionnera pas malgré sa défaite aux mains de l’opposition.
Ottawa — Le gouvernement minoritaire de Paul Martin a subi un sérieux coup de boutoir hier soir, percuté par un vote qui demande sans équivoque sa démission. Dans une atmosphère tendue, les députés de la Chambre des communes ont signifié aux libéraux, par 153 votes contre 150, que ceux-ci n'avaient plus la confiance du Parlement. Malgré cette victoire du Parti conservateur et du Bloc québécois, les libéraux sont restés sur leur position: pas question de quitter le pouvoir. Devant l'impasse, le Bloc et les conservateurs ont promis que «la pression va continuer à augmenter» sur ce gouvernement «désespéré et dangereux».

Souriants au moment du vote, les bloquistes et les conservateurs se sont levés un par un pour réclamer la démission du gouvernement, allant jusqu'à lancer aux libéraux des «good bye!» bien sentis à l'annonce du résultat. Les députés libéraux, imperturbables sur leur siège, savaient déjà qu'ils perdaient cette confrontation. D'ailleurs, deux ministres ne se sont pas présentés en Chambre, soit le ministre de la Justice, Irwin Cotler, parti à des funérailles, et le ministre des Ressources naturelles, John Efford, pour des raisons inconnues.

Le député indépendant de la Colombie-Britannique, Chuck Cadman, trop malade, n'a pas pu se rendre à Ottawa pour le vote. Par contre, deux députés conservateurs très malades étaient au rendez-vous. Ils ont d'ailleurs été chaudement applaudis par tous leurs collègues pour leur présence.

Quelques minutes après le vote, dans un vacarme assourdissant, le chef conservateur, Stephen Harper, a mis au défi le premier ministre Paul Martin de se lever en Chambre et d'affirmer qu'il a toujours la confiance des Communes. Sous les cris des libéraux, M. Harper a soutenu que le premier ministre devait présenter rapidement une motion de confiance de son cru afin de vérifier s'il bénéficie toujours «d'un mandat démocratique». «Puisque je comprends que le premier ministre, dans son désir de s'accrocher au pouvoir à tout prix, refuse, [...] je mets le premier ministre au défi de tenir immédiatement un vote de confiance», a-t-il lancé. Paul Martin n'a pas bougé et Stephen Harper est sorti de la Chambre suivi par la majorité de ses députés, les libéraux se moquant d'eux en criant: «Bye bye.» Même le premier ministre s'est permis un au revoir de la main.

Visiblement irrités que les libéraux balaient du revers de la main cette motion, Stephen Harper et le chef bloquiste, Gilles Duceppe, ont tous deux répété que «le gouvernement n'a plus la légitimité morale pour gouverner le pays», particulièrement après ce «vote démocratique de la Chambre». Les deux chefs ont promis de ne pas en rester là, bien décidés à déployer tous les efforts possibles dans les prochains jours pour pousser le gouvernement vers la sortie. Ils n'ont toutefois pas voulu s'avancer sur la stratégie qui sera mise en avant, même si la gouverneure générale pourrait être appelée à se prononcer.

«Nous sommes en présence d'un gouvernement corrompu qui est en train de ruiner les finances de ce pays, a lancé M. Harper à sa sortie de la Chambre. Ce gouvernement ignore maintenant la volonté démocratique du Parlement. Ce gouvernement n'a plus l'autorité morale pour gouverner. Ce parti n'a plus l'autorité financière pour gouverner. Ce gouvernement n'a plus l'autorité constitutionnelle pour gouverner. À mon avis, le comportement de M. Martin va de désespéré à dangereux. [Aujourd'hui], nous poursuivrons les autres étapes pour faire face à cette situation.»

Gilles Duceppe abondait dans ce sens. «[Les libéraux] ont peur d'appliquer cette résolution de la Chambre. Ce parti est corrompu jusqu'à l'os. [...] Ce gouvernement se discrédite depuis des semaines. C'est totalement irresponsable et Paul Martin se montre encore une fois indigne du poste qu'il occupe», a-t-il dit.

Le NPD, qui soutenait lui aussi depuis quelques jours que ce vote en était un de confiance, n'a pas voulu tourner le dos à son nouvel allié libéral et a donc voté avec le gouvernement. «Nous n'aiderons pas les jeux politiques, a dit le chef du NPD, Jack Layton. Pour nous, ce qui est important, c'est le budget. C'est une vraie question de confiance et nous voulons que ce budget soit adopté le plus vite possible. C'est au gouvernement de décider ce qui est une motion de confiance ou non.» Le budget a d'ailleurs été débattu toute la journée hier.

Le premier ministre Paul Martin, de son côté, a simplement répété à la presse ce que son leader en Chambre, Tony Valeri, avait dit en après-midi, puis a tourné les talons sans répondre à une seule question.

Les partis politiques se sont escrimés une bonne partie de la journée sur l'enjeu de ce vote, à savoir si le résultat oblige le gouvernement à démissionner. Les libéraux pensent que non, estimant que cette motion ne fait que donner des instructions à un comité, qui doit ensuite décider s'il suit la volonté de la Chambre. Bref, une question de procédure sans résultat immédiat. «Le premier ministre aura encore la confiance de la Chambre même s'il perd ce vote», avait soutenu Tony Valeri en début d'après-midi.

Ce dernier a aussi promis que trois journées d'opposition seraient à l'horaire la dernière semaine de mai, lui qui avait repoussé à une date indéterminée ces journées qui donnent l'occasion de soumettre un vote de censure en bonne et due forme. Tony Valeri a aussi promis qu'un vote sur le budget, considéré comme un vote de confiance, aura lieu quand tous les députés qui veulent s'exprimer auront pris la parole.

Mais était-ce un vote de confiance hier soir? Les experts sont majoritairement d'avis que non. Du moins techniquement. Mais la réalité politique impose un autre constat. Selon Henri Brun, professeur de droit constitutionnel à l'Université Laval, la situation est maintenant «intenable» pour le gouvernement. «Il y a maintenant un doute, dit-il. À cause de cette ambiguïté, à savoir si le gouvernement a bel et bien perdu la confiance de la Chambre, la raison politique va montrer [dans les prochains jours] que le gouvernement ne peut plus aller en ligne droite très longtemps. Il faudra clarifier la situation et tenir un vote de confiance très rapidement. Ou bien le gouvernement lui-même demande la confiance de la Chambre, ou alors il doit y avoir un vote sur le budget dans quelques jours, tout au plus.»

Le Bloc et les conservateurs ont toutefois lancé un énorme pavé dans la marre des experts hier. Pour tenter de prouver que les libéraux ont tort, ils ont fouillé dans l'histoire et déniché un cas très semblable où le gouvernement avait dû rendre les armes. C'était en juin 1926, alors que le libéral Mackenzie King avait été contraint de quitter le pouvoir à la suite d'un amendement à une motion émanant d'un comité et qui demandait sa démission, exactement la formule choisie par les conservateurs en ce moment. Se sachant perdu, Mackenzie King n'avait même pas attendu le vote pour aller voir le gouverneur général et déclencher des élections.

Selon Henri Brun, cet exemple, bien que fondé, n'élimine pas le doute qui subsiste. «C'est vrai que Mackenzie King a démissionné dans une situation très semblable, mais ça ne veut pas dire que Paul Martin doit le faire. Ça veut juste dire qu'il peut le faire. C'est encore ambigu», soutient-il.

Même David Kilgour, ancien député libéral qui siège comme indépendant depuis quelques semaines, estime que le gouvernement ne pourra pas tenir très longtemps sans au moins tenter éclaircir l'horizon. «Comment le gouvernement peut-il gouverner s'il a perdu un tel vote? Je suis d'accord que c'est une motion de procédure, mais dans la réalité politique, la vraie vie, c'est différent. Il devra y avoir un autre vote de confiance très rapidement pour clarifier tout ça», a-t-il dit, lui qui a voté avec le gouvernement. La crise politique est donc totale et les prochains jours devraient donner lieu à une bataille de tous les instants entre les partis... jusqu'au prochain vote de confiance.

Avec la collaboration de Manon Cornellier






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  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 11 mai 2005 08h00
    Qu'en penser?
    « Selon le point de vue où l'on se place, on donne à la tragi-comédie qui s'est déroulée hier à la Chambre des communes une interprétation divergente. En dépassant la simple question technique consistant à savoir si ce vote défait ou non le gouvernement, la question que le citoyen ordinaire peur se poser est la suivante : Pourquoi les Conservateurs et les Bloquistes veulent-ils défaire le gouvernement? C'est la véritable question de fond et c'est celle qui commande de futures élections.

    Un premier doute sur la pureté des intentions de ces deux partis d'opposition vient de leur collusion. Politiquement, tout les oppose. L'un est un parti fédéral, l'autre un parti séparatiste. Leur association est donc un mariage contre nature, incontestablement. Un seul but réunit donc ces partis théoriquement antagonistes, renverser le gouvernement. Mais à quelle fin?

    On comprend aisément un vote de défiance sur un budget, parce que des partis d'opposition estiment, arguments à l'appui, que le budget ne répond pas aux intérêts du pays ni aux besoins des citoyens. Mais tel n'est pas le cas en présence, puisqu'il s'agit en fait d'une manoeuvre procédurière pour tenter de défaire le gouvernement en place. Le prétexte avancé est que celui-ci n'a plus de crédibilité. Mais ce manque de crédibilité n'est-il pas le produit même de ces partis d'opposition? Le gouvernement en place a été élu par la population et son comportement actuel n'a rien de spécifiquement répréhensible. Mais les opposants se basent en fait sur le comportement du précédent gouvernement. G. Duceppe nous rabat les oreilles à satiété - et même plus - avec la Commission Gomery. Il faut d'abord rappeler que cette commission a été créée par le Premier ministre. Ensuite, il faut la laisser faire son travail et voir à quelles conclusions elle en arrivera. Une commission et des tribunaux sont là pour sanctionner des malversations, s'il y a lieu. Notre avenir n'est pas dans le passé.

    Mais Conservateurs et Bloquistes en saisissent le prétexte manifestement à d'autres fins. S. Harper vise le poste de Premier ministre, même si aux yeux d'une bonne partie de la population il ne fait pas le poids pour occuper ce poste. Il s'agit là de vues bien personnelles. G. Duceppe vise à augmenter le nombre de ses députés. Pourquoi? Leur assurer un bon traitement et une bonne retraite? Là encore, des vues bien personnelles.
    Mais dans tout cela, où se trouve les intérêts des citoyens? Ce sont les grands absents des jeux politiques de la colline parlementaire. Seul le parti de Jack Layton en parle, en souhaitant que soit rapidement voté le budget qu'il a réussi à faire amender pour le rendre plus social. S. Harper ne nous propose aucune vision pour le Canada, pour le mieux-être de ses citoyens. Et il n'y a rien à attendre de G. Duceppe, puisqu'il ne vise qu'à s'opposer et non à gouverner le Canada.

    Pour y voir clair dans le brouillard qui recouvre les jeux politiciens de la colline parlementaire, et mettre les responsabilités à la bonne place, on peut, on doit se poser les questions suivantes : Quelle est la crédibilité nationale de ces deux partis d'opposition, dont la collusion est des plus suspectes? Quelle confiance peut-on leur accorder? Que signifient leurs manigances pour l'avenir de notre pays et pour le nôtre? Pour quelle raison renverser un gouvernement sans rien proposer de valable pour le remplacer? »

  • Yvan Bélanger
    Abonné
    mercredi 11 mai 2005 09h55
    Perte de confiance
    « Le gouvernement en place a peut-être perdu la confiance de la chambre, mais la chambre a perdu la confiance des citoyens »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    mercredi 11 mai 2005 13h16
    Martin a raison de ne pas plier
    « Je suis scandalisée par le triste spectacle de vaudeville que le Bloc et le Parti conservateur font régner depuis des mois à la Chambre des communes, ils ont vraiment atteint le fond du baril de la vulgarité et de l'insignifiance, quand je pense qu'on paye ces députés plus de 140 000,00$ par année pour hurler des injures et les chefs de parti plus de 180 000,00$, en plus d'en faire des pensionnés à vie, je suis très en colère devant une conduite aussi indigne. Voulant faire tomber le gouvernement pour des raisons strictement partisanes, malgré que tous les canadiens ne veulent pas d'élections avant la fin de Gomery, ils paralysent le Parlement alors qu'on les voit hurler et crier comme une meute enragée. C'est d'une sottise et d'une indécence encore jamais atteinte dans les basses insultes.

    Le seul chef d'opposition qui agit avec dignité et responsabilité est Jack Layton et j'espère que les gens s'en souviendront le jour du vote, car descendre aussi bas que les bloquistes et les conservateurs l'ont fait et continuent de le faire, mérite une bonne raclée électorale pour ces gens sans envergure et sans moralité. Oui, le Bloc est de plus en plus une grosse verrue en plein front du Canada! »

  • Nicolas St-Gilles
    Inscrit
    jeudi 12 mai 2005 18h10
    Sagesse citoyenne
    « Vous avez raison, Mme Riverin et M. Racle, de défendre le gouvernement Libéral du Kanada.

    C'est un gouvernement vertueux, profondément démocratique, respectueux de la différence française québécoise, qui a horreur de la corruption, et dont les intérêts du pays se voient constamment tenus bien haut au-dessus des intérêts du parti lui-même, de la magistrature qui lui est idéologiquement soumise et, enfin, de ses amis nombreux et rapidement fortunés à même les fonds publics de nos taxes et impôts.

    Vous avez raison, Mme Riverin et M. Racle: les vrais salauds - ces puants électoralistes obnubilés par leurs stricts intérêts partisans - ce sont les troupes blocoquébécoises de Gilles Duceppe et conservatrices de M. Harper qui refusent de collaborer avec un partenaire de cette qualité - lequel fait l'admiration et la fierté de tous les Canadiens, et l'envie de tous les pays du quart-monde de la Planète.

    Vous avez tout compris, monsieur, madame. Aussi je salue bien bas votre extraordinaire et émouvante intelligence politique à tous les deux. Avec des citoyens éclairés comme vous, Madame de Saguenay, Monsieur d'Ottawa, notre démocratie solide comme un chiffon rouge est entre bonnes mains.

    Me voilà enfin rassuré. »

  • Mathilde François
    Inscrite
    vendredi 13 mai 2005 03h30
    Partisanerie de Corrida
    « Eh bien ! en fait de partisanerie aveugle incapable d'aborder les événements avec justice, lucidité et intelligence, nous avons une superbe illustration du phénomène au travers des textes de notre ami Gabriel Racle, d'Ottawa, et de Mme Riverin.

    Comme cerise sur le gâteau, il ne manquerait plus que ce Liberal Party tant apprécié par nos éclairés commentateurs (faut quand même le faire, et surtout le dire...!) nous envoie l'armée comme en 1970.

    Et manifestement, le couple ci-devant ne trouverait rien à redire...

    Aucun recul du Québec en Canada n'est assez négateur, et aucune malversation n'est trop sale ou anti-démocratique chez notre extraordinaire Government of Canada pour que l'on puisse débuter, chez vous, le quart du tiers d'une réflexion critique sur ce merveilleux instrument politique qu'est le Liberal Government of Canada.

    Impressionnant...

    Désolé, madame, monsieur, mais il m'apparaît clair comme eau de roche que c'est M. Sansfaçon qui est dans le vrai (http://www.ledevoir.com/2005/05/12/81578.html?333) - et ce dans un texte limpide, concis, exempt de tout bavardage inutile, et qui n'a nul besoin de ces contorsions rhétoriques raclo-riverines qui cherchent désespérément à justifier l'absolument irrecevable: persister à accorder la confiance de l'électorat, le peuple tout entier, à un gouvernement devenu totalement illégitime!

    Vous ne semblez pas vous rendre compte, M. Racle, que vous perdez toujours un peu plus de crédibilité à chaque fois que vous prenez plume pour défendre à tous crins un régime corrompu, malhonnête, anti-démocratique, et qui a toujours fait son beurre, depuis 1968 en particulier, en affaiblissant et en bâillonnant autant qu'il en est possible l'État québécois, tout en le conservant pour ainsi dire de force dans son giron unitaire et autoritaire aux antipodes d'un authentique fédéralisme.

    C'est quand même incroyable qu'un Français vienne s'installer ici, qu'il choisisse l'Ontario pour vivre, et que de là, enfin, il s'acharne à promouvoir (et endosser) tous les actes possibles d'assujettissement et d'inféodation du Québec en Canada.

    Vous êtes un cas, mon cher Gabriel Racle! Et sans chercher à vous blesser, je me félicite que la plupart de vos compatriotes qui choisissent de venir vivre chez nous témoignassent un sens de la «patrie française» autrement plus solide que le vôtre.

    Et tout cette partisanerie extrême sous couvert d'un «réflexif» qui n'abuse que vous. Mais il est vrai qu'il faut forcément des tonnes de mots pour défendre l'indéfendable. M. Racle, vous ne réfléchissez jamais un instant à la situation. Au contraire, vous dénichez en elle tout ce qui peut alimenter votre choix initial, dogmatique, que rien, visiblement, ne peut remettre en question. Pas même un gouvernement corrompu digne des États d'Afrique des années soixante!(j'exagère un peu il est vrai, mais si peu...)

    Décidément, avec des Kodsi et des Racle à Ottawa, les Stéphane Dion, les Denis Coderre (et tous les gardes-chiourmes de ce formidable Canada qui s'occupent de tenir le Québec à la gorge) sont bien entourés.

    Cela dit, je vous encourage à continuer à noircir du papier sur toutes les tribunes possibles, madame, monsieur (dont le présent texte, incidemment, a été simultanément publié dans LaPresse: ça se comprend, puisque Gesca adore publier tout ce qui conforte l'idéologie du journal et les positions de MM. Pratte et Dubuc qui, pourtant, eux aussi, ont de plus en plus de difficulté à défendre le Canada sans avoir l'air de facto de parfaits imbéciles...). Oui, je vous encourage à écrire votre fielleuse jouissance.

    Parce que devant des arguments qui tiennent si peu la route, vous ne pouvez qu'apporter de l'eau claire aux Moulins de la Liberté nationale.

    D'ailleurs, et je le pense sincèrement, je crois qu'il n'y pas désormais meilleur promoteur de l'Indépendance du Québec que la bêtise - devenue système - du Canada.

    Alors, je vous remercie bien bas, Mme Riverin, M. Kodsi, M. Racle, et les quatre-vingt douze Marie-France Legault des lieux, d'appuyer contre toute intelligence ce système pourri.

    Votre aide nous est devenue précieuse. »

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