... et des maires souhaitent qu'il soit adopté
7 mai 2005
Canada
Toronto — Les maires de deux des plus grandes villes du Canada se sont joints à une coalition qui veut empêcher les conservateurs de faire tomber le gouvernement minoritaire libéral avant que le budget fédéral ne soit adopté.
Cette coalition, mise sur pied un peu à la hâte par des membres d'organismes sociaux et de syndicats, s'appelle Put People Before Politics («les gens d'abord, la politique ensuite»). Ses représentants craignent que le budget libéral, remanié depuis l'intervention des néo-démocrates, ne tombe à l'eau. Elle menace l'opposition conservatrice de représailles si celle-ci devait se servir du vote du budget pour forcer la tenue d'élections générales anticipées.
«Se servir du budget comme prétexte pour se débarrasser de ce gouvernement ne serait pas une sage décision, a déclaré le maire de Vancouver, Larry Campbell. Il faut tenir compte de l'importance de ce budget.»
Le chef des conservateurs, Stephen Harper, s'était d'abord dit en faveur du budget présenté en février dernier par les libéraux. Il a toutefois changé d'avis lorsque le premier ministre Paul Martin a accepté d'y ajouter des dépenses de 4,6 milliards de dollars en programmes sociaux en échange de l'appui du NPD.
Le maire de Toronto, David Miller, a affirmé de son côté que le budget est important pour tous les Canadiens. «S'il devait y avoir des élections hâtives, je serais certainement une des personnes à déplorer ce que nous aurions perdu, a dit M. Miller. Si les choses se passent ainsi, vais-je être visible? Je serai partout.»
Presse canadienne
M. Harper a accusé les maires de partisanerie. Dans une lettre adressée aux municipalités canadiennes hier, il a tenté de rassurer les maires en déclarant qu'ils n'avaient rien à craindre si le budget devait être annulé.
«Il est faux et franchement partisan de déclarer que tous les progrès enregistrés avec les municipalités dans le but d'en arriver à une nouvelle entente "retomberaient à zéro" simplement parce qu'un budget fédéral très imparfait serait défait, a avancé M. Harper. Je me suis déjà engagé de façon claire et sans équivoque à ce que toutes les ententes fédérales-provinciales-municipales en matière d'infrastructures soient respectées.»
Selon les maires, les villes ont désespérément besoin de ces fonds qui étaient déjà «à portée de main». Les délais causés par des élections hâtives feraient en sorte qu'ils ne pourraient pas améliorer les services aux citoyens comme ils avaient prévu de le faire.
«Ce budget aurait un impact important sur la vie quotidienne des gens. C'est pourquoi il doit être adopté», a insisté M. Miller.
Cette coalition, mise sur pied un peu à la hâte par des membres d'organismes sociaux et de syndicats, s'appelle Put People Before Politics («les gens d'abord, la politique ensuite»). Ses représentants craignent que le budget libéral, remanié depuis l'intervention des néo-démocrates, ne tombe à l'eau. Elle menace l'opposition conservatrice de représailles si celle-ci devait se servir du vote du budget pour forcer la tenue d'élections générales anticipées.
«Se servir du budget comme prétexte pour se débarrasser de ce gouvernement ne serait pas une sage décision, a déclaré le maire de Vancouver, Larry Campbell. Il faut tenir compte de l'importance de ce budget.»
Le chef des conservateurs, Stephen Harper, s'était d'abord dit en faveur du budget présenté en février dernier par les libéraux. Il a toutefois changé d'avis lorsque le premier ministre Paul Martin a accepté d'y ajouter des dépenses de 4,6 milliards de dollars en programmes sociaux en échange de l'appui du NPD.
Le maire de Toronto, David Miller, a affirmé de son côté que le budget est important pour tous les Canadiens. «S'il devait y avoir des élections hâtives, je serais certainement une des personnes à déplorer ce que nous aurions perdu, a dit M. Miller. Si les choses se passent ainsi, vais-je être visible? Je serai partout.»
Presse canadienne
M. Harper a accusé les maires de partisanerie. Dans une lettre adressée aux municipalités canadiennes hier, il a tenté de rassurer les maires en déclarant qu'ils n'avaient rien à craindre si le budget devait être annulé.
«Il est faux et franchement partisan de déclarer que tous les progrès enregistrés avec les municipalités dans le but d'en arriver à une nouvelle entente "retomberaient à zéro" simplement parce qu'un budget fédéral très imparfait serait défait, a avancé M. Harper. Je me suis déjà engagé de façon claire et sans équivoque à ce que toutes les ententes fédérales-provinciales-municipales en matière d'infrastructures soient respectées.»
Selon les maires, les villes ont désespérément besoin de ces fonds qui étaient déjà «à portée de main». Les délais causés par des élections hâtives feraient en sorte qu'ils ne pourraient pas améliorer les services aux citoyens comme ils avaient prévu de le faire.
«Ce budget aurait un impact important sur la vie quotidienne des gens. C'est pourquoi il doit être adopté», a insisté M. Miller.
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