Les libéraux déposent le projet de loi sur le budget...
7 mai 2005
Canada
Photo : Agence Reuters
Stephen Harper et ses députés aimeraient bien défaire le gouvernement avec la motion de censure qu’ils ont déposée.
Ottawa — Les libéraux ont présenté hier le projet de loi visant à mettre en oeuvre l'accord budgétaire conclu avec les néo-démocrates, qui pourrait faire l'objet d'un vote de confiance d'ici deux semaines.
Comme prévu, le projet de loi budgétaire prévoit l'injection, en deux ans, de 1,6 milliard de dollars pour le logement abordable, de 1,5 milliard pour «améliorer l'accès aux études postsecondaires et appuyer la formation», de 900 millions pour l'environnement, les transports en commun et l'efficacité énergétique, de même que 500 millions pour accroître l'aide internationale.
Le débat parlementaire sur ce nouveau texte législatif, qui s'ajoute à celui de mise en oeuvre du budget original de février dernier, doit débuter au début de la semaine prochaine. Si un nombre limité de députés devait prendre la parole, il est possible que la mesure fasse l'objet d'un vote en deuxième lecture avant la fin de la semaine.
Mais hier, le leader conservateur aux Communes, Jay Hill, a refusé d'indiquer s'il comptait multiplier les interventions de ses députés afin de retarder la tenue d'un vote. Une telle manoeuvre pourrait avoir pour conséquence de reporter le vote sur cette mesure budgétaire à la semaine suivante, voire après le vote sur la motion de défiance déposée par les conservateurs, qui doit être mise aux voix le 18 ou le 19 mai.
«Vous me demandez de révéler notre stratégie alors que nous ne savons même pas avec certitude ce que le gouvernement fera», a déclaré M. Hill aux journalistes.
Pour les conservateurs, il serait avantageux de repousser les votes sur les projets de loi budgétaires après la mise aux voix de la motion de censure. En effet, les libéraux préféreraient perdre un vote sur le budget qu'un vote sur une motion de défiance, puisque cela leur permettrait de mener la campagne électorale sur le budget. Les libéraux jugent que la population regretterait la mort au feuilleton du budget, qui est populaire selon les sondages. Chez les conservateurs, on préconise bien sûr une défaite sur une motion de censure.
Il reste que le Bloc québécois n'a pas l'intention d'étirer le débat sur les mesures budgétaires. D'après les stratèges du parti souverainiste, il faut défaire le gouvernement aussitôt que possible, que ce soit sur le scandale des commandites ou sur le budget. Les bloquistes soutiennent que l'accord entre les libéraux et le NPD ne répond pas à leurs attentes, notamment en ce qui concerne l'assurance-emploi et la résolution du déséquilibre fiscal avec les provinces.
Les bloquistes et les conservateurs ne sont toutefois pas assurés de gagner leur pari: ensemble, ils détiennent 153 sièges, alors que les libéraux, les néo-démocrates et les trois indépendants totalisent le même nombre de sièges. Or au moins deux des indépendants seraient enclins à appuyer le gouvernement. Si les libéraux étaient renversés, le scrutin aurait lieu le 27 juin.
Comme prévu, le projet de loi budgétaire prévoit l'injection, en deux ans, de 1,6 milliard de dollars pour le logement abordable, de 1,5 milliard pour «améliorer l'accès aux études postsecondaires et appuyer la formation», de 900 millions pour l'environnement, les transports en commun et l'efficacité énergétique, de même que 500 millions pour accroître l'aide internationale.
Le débat parlementaire sur ce nouveau texte législatif, qui s'ajoute à celui de mise en oeuvre du budget original de février dernier, doit débuter au début de la semaine prochaine. Si un nombre limité de députés devait prendre la parole, il est possible que la mesure fasse l'objet d'un vote en deuxième lecture avant la fin de la semaine.
Mais hier, le leader conservateur aux Communes, Jay Hill, a refusé d'indiquer s'il comptait multiplier les interventions de ses députés afin de retarder la tenue d'un vote. Une telle manoeuvre pourrait avoir pour conséquence de reporter le vote sur cette mesure budgétaire à la semaine suivante, voire après le vote sur la motion de défiance déposée par les conservateurs, qui doit être mise aux voix le 18 ou le 19 mai.
«Vous me demandez de révéler notre stratégie alors que nous ne savons même pas avec certitude ce que le gouvernement fera», a déclaré M. Hill aux journalistes.
Pour les conservateurs, il serait avantageux de repousser les votes sur les projets de loi budgétaires après la mise aux voix de la motion de censure. En effet, les libéraux préféreraient perdre un vote sur le budget qu'un vote sur une motion de défiance, puisque cela leur permettrait de mener la campagne électorale sur le budget. Les libéraux jugent que la population regretterait la mort au feuilleton du budget, qui est populaire selon les sondages. Chez les conservateurs, on préconise bien sûr une défaite sur une motion de censure.
Il reste que le Bloc québécois n'a pas l'intention d'étirer le débat sur les mesures budgétaires. D'après les stratèges du parti souverainiste, il faut défaire le gouvernement aussitôt que possible, que ce soit sur le scandale des commandites ou sur le budget. Les bloquistes soutiennent que l'accord entre les libéraux et le NPD ne répond pas à leurs attentes, notamment en ce qui concerne l'assurance-emploi et la résolution du déséquilibre fiscal avec les provinces.
Les bloquistes et les conservateurs ne sont toutefois pas assurés de gagner leur pari: ensemble, ils détiennent 153 sièges, alors que les libéraux, les néo-démocrates et les trois indépendants totalisent le même nombre de sièges. Or au moins deux des indépendants seraient enclins à appuyer le gouvernement. Si les libéraux étaient renversés, le scrutin aurait lieu le 27 juin.
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