L'Ontario met le Canada en danger, dit McCallum
29 avril 2005
Canada
Toronto — Le ministre fédéral du Revenu, John McCallum, a évoqué le spectre de la séparation hier, alors qu'il dénonçait la réclamation de cinq milliards de dollars de l'Ontario, qui, selon lui, ravive la flamme du régionalisme au Canada.
La «campagne pour plus d'équité», comme l'a autoproclamée l'Ontario, contribue aux efforts des partis d'opposition, dont les souverainistes du Bloc québécois, qui souhaitent renverser le gouvernement minoritaire des libéraux déjà fragilisé par le scandale des commandites, a indiqué le ministre.
«C'est dangereux pour le Canada», a dit M. McCallum lors d'une allocution devant la Chambre de commerce de Toronto.
Des sondages effectués récemment indiquent que la souveraineté gagne du terrain au Québec. Les réclamations de l'Ontario, qui souhaite recevoir de l'argent d'Ottawa, pourraient provoquer une «tempête de régionalisme» qui menacerait l'unité nationale, a dit M. McCallum.
Mais le ministre ontarien de l'Éducation, Gerard Kennedy, a exigé de M. McCallum qu'il explique pourquoi le gouvernement fédéral est à l'aise avec le fait que l'Ontario soit aux prises avec un déficit de six milliards de dollars tandis qu'Ottawa accumule les surplus budgétaires.
M. McCallum a prévenu que l'attitude traditionnelle de l'Ontario, soit celle de placer le Canada avant tout, était remise en question par la position du premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, qui réclame du financement supplémentaire dans une période difficile pour le Canada et les libéraux fédéraux.
«La campagne menée par l'Ontario arrive au moment précis où le gouvernement fédéral, affaibli par les commandites, est confronté à une opposition composée de séparatistes et d'extrémistes des provinces», a-t-il dit.
M. McGuinty a soutenu que l'Ontario paie chaque année à Ottawa, pour aider les provinces pauvres, 23 milliards de plus qu'elle ne reçoit en paiements de transferts et en financement de programmes.
Le premier ministre a obtenu beaucoup d'appuis provenant des autres partis politiques et du secteur des affaires.
Malgré des demandes répétées, M. McGuinty a été incapable de rencontrer le premier ministre du Canada, Paul Martin, pour discuter de ce différend.
M. McCallum a indiqué que l'analyse de M. McGuinty était «fausse» et qu'il s'agissait d'un exercice de relations publiques.
«Ne parlons pas du fossé de 23 milliards car cela pourrait être dangereux, sur le plan national, et il ne s'agit pas d'un bon indicateur d'équité ou d'iniquité», a-t-il dit.
La «campagne pour plus d'équité», comme l'a autoproclamée l'Ontario, contribue aux efforts des partis d'opposition, dont les souverainistes du Bloc québécois, qui souhaitent renverser le gouvernement minoritaire des libéraux déjà fragilisé par le scandale des commandites, a indiqué le ministre.
«C'est dangereux pour le Canada», a dit M. McCallum lors d'une allocution devant la Chambre de commerce de Toronto.
Des sondages effectués récemment indiquent que la souveraineté gagne du terrain au Québec. Les réclamations de l'Ontario, qui souhaite recevoir de l'argent d'Ottawa, pourraient provoquer une «tempête de régionalisme» qui menacerait l'unité nationale, a dit M. McCallum.
Mais le ministre ontarien de l'Éducation, Gerard Kennedy, a exigé de M. McCallum qu'il explique pourquoi le gouvernement fédéral est à l'aise avec le fait que l'Ontario soit aux prises avec un déficit de six milliards de dollars tandis qu'Ottawa accumule les surplus budgétaires.
M. McCallum a prévenu que l'attitude traditionnelle de l'Ontario, soit celle de placer le Canada avant tout, était remise en question par la position du premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, qui réclame du financement supplémentaire dans une période difficile pour le Canada et les libéraux fédéraux.
«La campagne menée par l'Ontario arrive au moment précis où le gouvernement fédéral, affaibli par les commandites, est confronté à une opposition composée de séparatistes et d'extrémistes des provinces», a-t-il dit.
M. McGuinty a soutenu que l'Ontario paie chaque année à Ottawa, pour aider les provinces pauvres, 23 milliards de plus qu'elle ne reçoit en paiements de transferts et en financement de programmes.
Le premier ministre a obtenu beaucoup d'appuis provenant des autres partis politiques et du secteur des affaires.
Malgré des demandes répétées, M. McGuinty a été incapable de rencontrer le premier ministre du Canada, Paul Martin, pour discuter de ce différend.
M. McCallum a indiqué que l'analyse de M. McGuinty était «fausse» et qu'il s'agissait d'un exercice de relations publiques.
«Ne parlons pas du fossé de 23 milliards car cela pourrait être dangereux, sur le plan national, et il ne s'agit pas d'un bon indicateur d'équité ou d'iniquité», a-t-il dit.
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