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    Scandale des commandites - Deux autres conseillers de Charest montrés du doigt

    L'un a travaillé pour le Groupe Everest et l'autre a été à l'emploi d'Alfonso Gagliano

    23 mars 2005
    Québec — Le premier ministre, Jean Charest, s'est retrouvé de nouveau sur la sellette, hier, alors que l'opposition péquiste a associé deux autres membres de son entourage au scandale des commandites.

    Après M. Louis Pichette, qui a dû démissionner du cabinet la semaine dernière pour avoir empoché 8000 $ d'une firme de communication, voilà que MM. Michel Guitard et Claude Lemieux, tous deux à l'emploi du cabinet du premier ministre, sont à leur tour montrés du doigt par l'opposition officielle.

    Aujourd'hui conseiller de Jean Charest, M. Guitard était à l'emploi du Groupe Everest au moment même où la vérificatrice générale, Sheila Fraser, s'apprêtait à faire éclater au grand jour le scandale des commandites, a révélé, à l'Assemblée nationale, le député péquiste Jonathan Valois.

    Quant à M. Lemieux, aujourd'hui directeur de la députation au sein du cabinet, il était à l'emploi d'Alfonso Gagliano de 1997 à 2002, soit en plein coeur des opérations douteuses scrutées par la commission Gomery, a poursuivi M. Valois.

    «Est-ce que les vérifications ont été faites et est-ce qu'on peut être certains de l'intégrité de ces gens-là?», a demandé le député.

    «M. Guitard n'a jamais travaillé dans la division qui gérait les projets des commandites dans le Groupe Everest et a signé la directive sur les conflits d'intérêt et l'éthique», a répondu le leader du gouvernement, Jacques Dupuis, au nom du premier ministre, demeuré silencieux.

    En ce qui concerne M. Claude Lemieux, il a travaillé sous divers gouvernements libéraux au Québec et «n'a jamais été impliqué» dans le scandale des commandites, a fait valoir M. Dupuis.

    Les réponses données par le gouvernement démontrent qu'il n'y a pas eu de vérifications sérieuses sur l'intégrité du personnel, a rétorqué le député Valois.

    «On apprend que, finalement, on trempait dans le scandale des commandites du coté du "staff" du bureau du premier ministre», a-t-il conclu.

    Répétant que «l'intégrité et la transparence» étaient au coeur du mandat du gouvernement, le ministre Dupuis a accusé le député de Joliette de profiter de son immunité parlementaire pour lancer des accusations à l'emporte-pièce et de faire «la "job" de bras» de l'opposition.

    «Le député fait des liens entre des faits et arrive à des conclusions qu'il ne serait pas capable de répéter à l'extérieur de cette Chambre, et il le sait très bien. On ne jouera pas ce jeu-là», a-t-il dit.












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