Ottawa change d'idée au sujet de Charkaoui
16 mars 2005
Canada
Le gouvernement fédéral a changé d'idée et décidé de ne pas faire pression pour qu'Adil Charkaoui, soupçonné de terrorisme, soit le plus rapidement possible expulsé vers le Maroc, où il serait menacé de torture.
Âgé de 31 ans, Adil Charkaoui, qui a pendant près de deux ans été détenu en vertu d'un certificat de sécurité, conteste la nature raisonnable de ce certificat et de la décision qui pourrait lui valoir l'expulsion.
«Le fait qu'Immigration Canada ait décidé qu'il devrait réévaluer sa décision constitue une excellente nouvelle», a affirmé hier Mary Foster, de la Coalition Justice pour Adil Charkaoui. «Il semble que le gouvernement soit en train de faire marche arrière», a-t-elle ajouté.
Il y a trois semaines, le juge Simon Noël avait demandé au fédéral de clarifier sa position relativement à l'émission d'un mandat d'arrêt contre Adil Charkaoui au Maroc. Le gouvernement avait précédemment dit ne rien savoir à ce sujet, et que sa décision d'expulser Adil Charkaoui reposait sur le fait que les autorités marocaines ne s'intéressaient pas à lui. Néanmoins, Ottawa a finalement affirmé qu'un mandat avait été émis, mais qu'il n'était pas exécutoire au Canada.
Une procédure d'extradition nécessiterait une pré-autorisation par le ministre de la Justice, a en outre indiqué l'avocat du ministère, Daniel Roussy, dans une lettre transmise cette semaine à la Cour fédérale ainsi qu'à l'avocat d'Adil Charkaoui.
En août 2003, le ministère fédéral de l'Immigration avait avancé qu'Adil Charkaoui faisait face à une «probabilité de torture, de menaces à la vie, d'être soumis à des traitements ou peines cruels et inusités» s'il retournait au Maroc. Le printemps dernier, toutefois, l'Agence de sécurité des frontières du Canada avait décidé que le présumé terroriste devrait malgré tout être expulsé si le certificat de sécurité était maintenu.
Libéré sous caution le mois dernier après avoir passé 21 mois derrière les barreaux dans la région de Montréal, Adil Charkaoui sera de retour en Cour fédérale le 21 mars.
Âgé de 31 ans, Adil Charkaoui, qui a pendant près de deux ans été détenu en vertu d'un certificat de sécurité, conteste la nature raisonnable de ce certificat et de la décision qui pourrait lui valoir l'expulsion.
«Le fait qu'Immigration Canada ait décidé qu'il devrait réévaluer sa décision constitue une excellente nouvelle», a affirmé hier Mary Foster, de la Coalition Justice pour Adil Charkaoui. «Il semble que le gouvernement soit en train de faire marche arrière», a-t-elle ajouté.
Il y a trois semaines, le juge Simon Noël avait demandé au fédéral de clarifier sa position relativement à l'émission d'un mandat d'arrêt contre Adil Charkaoui au Maroc. Le gouvernement avait précédemment dit ne rien savoir à ce sujet, et que sa décision d'expulser Adil Charkaoui reposait sur le fait que les autorités marocaines ne s'intéressaient pas à lui. Néanmoins, Ottawa a finalement affirmé qu'un mandat avait été émis, mais qu'il n'était pas exécutoire au Canada.
Une procédure d'extradition nécessiterait une pré-autorisation par le ministre de la Justice, a en outre indiqué l'avocat du ministère, Daniel Roussy, dans une lettre transmise cette semaine à la Cour fédérale ainsi qu'à l'avocat d'Adil Charkaoui.
En août 2003, le ministère fédéral de l'Immigration avait avancé qu'Adil Charkaoui faisait face à une «probabilité de torture, de menaces à la vie, d'être soumis à des traitements ou peines cruels et inusités» s'il retournait au Maroc. Le printemps dernier, toutefois, l'Agence de sécurité des frontières du Canada avait décidé que le présumé terroriste devrait malgré tout être expulsé si le certificat de sécurité était maintenu.
Libéré sous caution le mois dernier après avoir passé 21 mois derrière les barreaux dans la région de Montréal, Adil Charkaoui sera de retour en Cour fédérale le 21 mars.
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