Martin aurait décidé de reculer
23 février 2005
Canada
Ottawa — Le premier ministre Paul Martin a l'intention d'annoncer demain, à la Chambre des communes, que le Canada ne participera pas au programme de défense antimissile des États-Unis, a indiqué Radio-Canada hier soir.
Selon la télévision publique, M. Martin aurait décidé de mettre fin aux hésitations et de reculer devant les pressions de son propre parti: une majorité de libéraux s'opposerait en effet au plan américain en vue de protéger le continent contre les attaques de missiles balistiques.
Le «non» du premier ministre serait ferme, mais peut-être pas définitif, a cependant révélé à la Presse canadienne un haut fonctionnaire fédéral qui a requis l'anonymat. «C'est un non ferme. Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un non définitif.»
Toujours selon la PC, le gouvernement américain a été informé de la décision canadienne au sommet de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles, hier, auxquels participaient le premier ministre et le président George W. Bush. Les diplomates des deux capitales ont fait circuler l'information.
«[Les Américains] ont été prévenus que nous ne participerons pas», a ajouté la même source.
Si Frank McKenna, le nouvel ambassadeur du Canada à Washington, affirme que le Canada fait déjà partie du projet américain de bouclier antimissile, il semble que tous les libéraux ne soient pas de cet avis.
Un projet de résolution sur le bouclier antimissile doit d'ailleurs faire l'objet d'un vote lors du congrès politique libéral qui se tiendra du 3 au 6 mars.
La proposition suggère de rejeter tout projet d'adhésion au programme américain de défense antimissile.
Paul Martin avait à plusieurs reprises manifesté son appui au projet américain durant la course à la direction du PLC, mais avait commencé à louvoyer durant la campagne électorale de juin 2004. Pour séduire l'électorat de gauche tenté par le Nouveau Parti démocratique au Canada anglais et par le Bloc québécois au Québec, il avait alors déclaré qu'il ne cautionnerait pas le bouclier s'il se traduisait par la militarisation de l'espace.
Selon la télévision publique, M. Martin aurait décidé de mettre fin aux hésitations et de reculer devant les pressions de son propre parti: une majorité de libéraux s'opposerait en effet au plan américain en vue de protéger le continent contre les attaques de missiles balistiques.
Le «non» du premier ministre serait ferme, mais peut-être pas définitif, a cependant révélé à la Presse canadienne un haut fonctionnaire fédéral qui a requis l'anonymat. «C'est un non ferme. Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un non définitif.»
Toujours selon la PC, le gouvernement américain a été informé de la décision canadienne au sommet de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles, hier, auxquels participaient le premier ministre et le président George W. Bush. Les diplomates des deux capitales ont fait circuler l'information.
«[Les Américains] ont été prévenus que nous ne participerons pas», a ajouté la même source.
Si Frank McKenna, le nouvel ambassadeur du Canada à Washington, affirme que le Canada fait déjà partie du projet américain de bouclier antimissile, il semble que tous les libéraux ne soient pas de cet avis.
Un projet de résolution sur le bouclier antimissile doit d'ailleurs faire l'objet d'un vote lors du congrès politique libéral qui se tiendra du 3 au 6 mars.
La proposition suggère de rejeter tout projet d'adhésion au programme américain de défense antimissile.
Paul Martin avait à plusieurs reprises manifesté son appui au projet américain durant la course à la direction du PLC, mais avait commencé à louvoyer durant la campagne électorale de juin 2004. Pour séduire l'électorat de gauche tenté par le Nouveau Parti démocratique au Canada anglais et par le Bloc québécois au Québec, il avait alors déclaré qu'il ne cautionnerait pas le bouclier s'il se traduisait par la militarisation de l'espace.
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