dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Rapport de la vérificatrice générale - Porte ouverte au favoritisme

16 février 2005  Canada
Ottawa — Le premier ministre, Paul Martin, a eu beau s'époumoner pour répéter sa promesse de faire le ménage dans les nominations aux sociétés d'État, il traîne visiblement les pieds, a dénoncé la vérificatrice générale, Sheila Fraser, dans son rapport déposé hier.

En conséquence, le favoritisme peut encore peser dans la balance en vue des nominations, et des amis du pouvoir peuvent se retrouver aux conseils d'administration et à la direction des sociétés de la Couronne. Et tant pis pour les autres qui pourraient avoir des capacités et des compétences beaucoup plus adéquates pour le rôle à jouer.

«Nous avons relevé que les sociétés avaient de la difficulté à faire entrer au conseil des administrateurs possédant les compétences, les habiletés et l'expérience nécessaires», peut-on lire dans le rapport de la vérificatrice.

Toutes les nominations aux sociétés d'État, des présidents aux administrateurs, doivent être approuvées par le bureau du premier ministre. On compte 43 sociétés d'État qui relèvent du fédéral. Elles emploient plus de 73 000 personnes et gèrent des actifs de plus de 78 milliards de dollars.

«Il a fallu deux ans à une société donnée, et des demandes répétées, pour obtenir du gouvernement qu'il nomme au conseil de cette société un administrateur possédant les connaissances spécialisées adéquates des questions financières», déplore-t-on dans le rapport. En 2000, la vérificatrice exprimait déjà ces critiques, qui n'ont pas semblé convaincre le gouvernement qu'il devait agir.

Il aura fallu attendre le scandale des commandites, en février 2004, pour que le premier ministre Martin s'engage à mettre un terme au favoritisme dans les nominations des dirigeants des sociétés d'État et à soumettre les candidatures à l'évaluation du Parlement.

En mars 2004, le Conseil du trésor a dévoilé les nouvelles lignes directrices en matière de nominations. Depuis, le gouvernement semble retarder les nominations. Trois grandes sociétés, la Banque de développement du Canada, la Société canadienne des postes et Exportation et développement Canada, sont toujours sans président-directeur général.

Mme Fraser se désole d'autant plus que plus du tiers (56) des administrateurs des 15 plus grandes sociétés d'État siégeaient toujours à des conseils d'administration même si leur mandat était expiré. Le gouvernement doit combler les postes plus rapidement, a fait valoir la vérificatrice.

Aux questions des partis d'opposition aux Communes, le président du Conseil du trésor, Reg Alcock, a répondu que le gouvernement travaille depuis un an à trouver des moyens d'améliorer la gestion de ces sociétés.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012