Les libéraux restent divisés sur les mariages homosexuels
28 janvier 2005
Canada
Fredericton — Même si Paul Martin est fin prêt à livrer bataille pour légaliser les mariages entre conjoints de même sexe, les députés de son parti sont loin d'être unanimes sur la question.
Après trois jours d'une réunion de son caucus, M. Martin a déclaré que la nouvelle loi sur les mariages gais sera l'un des points saillants de la prochaine session parlementaire.
«J'ai pleinement confiance que le projet de loi sera adopté», a-t-il prédit.
Mais ni le discours enflammé du premier ministre, dans lequel il a évoqué ses valeurs religieuses et la nécessité de défendre la Charte des droits, ni la mise au point juridique du ministre de la Justice, Irwin Cotler, sur la question ne semblent avoir changé le point de vue des opposants.
«Le discours était formidable, a déclaré le député torontois Jim Karygiannis. Mais je vais quand même voter contre. Le mot "mariage" m'interpelle. Si on parlait d'union civile, je n'aurais pas de problème avec ça.»
Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, qui s'oppose également à une redéfinition du mariage, a déjà déclaré que le terme «union civile» serait préférable, une prise de position qualifiée d'intellectuellement malhonnête par M. Martin.
Un autre député ontarien, John McKay, estime que le projet de loi sera adopté mais craint des conséquences imprévues à long terme sur les familles canadiennes. Selon lui, la loi sur le divorce adoptée sous l'ancien gouvernement de Pierre Trudeau n'aura fait qu'encourager les gens à divorcer.
Invité à mentionner ses grandes priorités législatives de son gouvernement pour la prochaine session, M. Martin s'est limité à la question des mariages entre conjoints de même sexe, ainsi qu'au vote à venir sur le prochain budget et l'adoption de nouvelles mesures fiscales.
Après trois jours d'une réunion de son caucus, M. Martin a déclaré que la nouvelle loi sur les mariages gais sera l'un des points saillants de la prochaine session parlementaire.
«J'ai pleinement confiance que le projet de loi sera adopté», a-t-il prédit.
Mais ni le discours enflammé du premier ministre, dans lequel il a évoqué ses valeurs religieuses et la nécessité de défendre la Charte des droits, ni la mise au point juridique du ministre de la Justice, Irwin Cotler, sur la question ne semblent avoir changé le point de vue des opposants.
«Le discours était formidable, a déclaré le député torontois Jim Karygiannis. Mais je vais quand même voter contre. Le mot "mariage" m'interpelle. Si on parlait d'union civile, je n'aurais pas de problème avec ça.»
Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, qui s'oppose également à une redéfinition du mariage, a déjà déclaré que le terme «union civile» serait préférable, une prise de position qualifiée d'intellectuellement malhonnête par M. Martin.
Un autre député ontarien, John McKay, estime que le projet de loi sera adopté mais craint des conséquences imprévues à long terme sur les familles canadiennes. Selon lui, la loi sur le divorce adoptée sous l'ancien gouvernement de Pierre Trudeau n'aura fait qu'encourager les gens à divorcer.
Invité à mentionner ses grandes priorités législatives de son gouvernement pour la prochaine session, M. Martin s'est limité à la question des mariages entre conjoints de même sexe, ainsi qu'au vote à venir sur le prochain budget et l'adoption de nouvelles mesures fiscales.
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