mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À Plattsburgh, Duceppe vante les mérites des échanges avec les États-Unis

4 décembre 2004  Canada
Plattsburgh — Une plus libre circulation des biens et des cerveaux entre le Québec et le nord-est des États-Unis a été au menu des rencontres qu'a eues hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a passé la journée à Plattsburgh.

Prenant la parole devant la Chambre de commerce à Plattsburgh, M. Duceppe a évoqué le courant commercial naturel entre Québec et New York, au grand plaisir des gens d'affaires locaux.

Le projet de train rapide, sans être un véritable train à grande vitesse, entre Montréal et New York plane dans l'air depuis des années, sans y voir des fonds investis, a déploré M. Duceppe.

Le président de la Chambre de commerce locale, Gary Douglas, a salué la fine compréhension de cet enjeu économique crucial de la part de M. Duceppe, espérant qu'il saura faire cheminer le dossier plus avant.

Dans la même veine, la fluidité de la circulation des personnes et des biens au poste frontalier de Lacolle, au sud de Montréal, irrite toujours la Chambre de commerce locale, qui a dit espérer que le gouvernement fédéral canadien y investisse davantage en modernisation.

Interrogé après l'allocution de M. Duceppe, M. Douglas s'est dit confiant que M. Duceppe saura faire pression sur le gouvernement fédéral canadien pour qu'il agisse plus vite.

Dans son allocution prononcée devant une soixantaine de personnes, M. Duceppe a lui aussi abordé ces questions économiques, de même qu'une forme de libre-échange des cerveaux, entre universités québécoises et américaines.

«Il faut développer des liens de plus en plus étroits entre les universités. Ça se fait un peu, mais pas encore assez», a opiné M. Duceppe, qui voit ces échanges plus soutenus prendre forme entre professeurs, entre étudiants et entre chercheurs.

Loin de favoriser l'exode des cerveaux, croit-il, de tels échanges contribueraient à régler des problèmes de pénurie de main-d'oeuvre spécialisée, tout en favorisant les apprentissages de part et d'autre.

M. Duceppe a également reçu plusieurs questions de la salle, portant sur la teneur de son entretien avec George Bush à Ottawa cette semaine, sur son opposition au bouclier antimissile, sur son rôle dans le gouvernement minoritaire libéral de Paul Martin, sur l'embargo américain sur le boeuf canadien et sur la dépendance des pays à l'égard du pétrole.

Les journalistes américains l'ont plus longuement questionné sur les répercussions d'un Québec souverain. M. Duceppe leur a d'ailleurs répondu que la souveraineté du Québec faciliterait les échanges commerciaux dans le corridor Montréal—New York, puisque le Québec ne serait pas coincé dans une dispute avec Ottawa sur un train rapide Québec—Windsor, qui ferait de Toronto le centre du corridor commercial.

M. Duceppe a également visité l'usine de Bombardier à Plattsburgh et devait s'adresser à des étudiants et des professeurs de l'université d'État.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009