Duceppe fait entendre le point de vue du Québec à Toronto
13 novembre 2004
Canada
Gilles Duceppe
Toronto — Ottawa profite du déséquilibre fiscal avec les provinces et les territoires pour outrepasser ses compétences et se mêler des dossiers provinciaux, a déclaré hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.
Les surplus fédéraux de 9,1 milliards sont la preuve qu'Ottawa reçoit de la part des Canadiens beaucoup plus d'argent que nécessaire pour assurer ses responsabilités nationales, a dit M. Duceppe lors d'un dîner devant les membres de l'Economic Club, à Toronto.
«C'est comme cette émission des années 50, Papa a raison, sauf que c'est "Ottawa a raison"», a indiqué le chef bloquiste après son discours, qui a sonné le départ d'une tournée pancanadienne pour faire la promotion du point de vue québécois sur les questions fédérales.
Il a expliqué que le déséquilibre fiscal prive les gouvernements des provinces de ressources financières dont ils ont besoin pour prendre des décisions sur des questions qui relèvent de leurs propres champs de compétence, entre autres la santé, l'éducation et les services à la petite enfance.
«Il y a 10 000 fonctionnaires au ministère de la Santé à Ottawa et ils ne s'occupent d'aucun hôpital, a-t-il dit. Ils n'ont pas l'expertise. Les garderies, ils ne connaissent rien là-dessus, mais c'est pourtant eux qui décident des normes nationales.»
M. Duceppe a indiqué que le déséquilibre crée des problèmes d'imputabilité et mène le gouvernement fédéral à gaspiller les fonds publics. Il a réclamé la création d'une agence indépendante responsable des prévisions budgétaires.
«Nous devons mettre un terme à cette mascarade annuelle et faire en sorte que l'exercice du budget regagne sa crédibilité», a-t-il dit.
M. Duceppe s'est aussi servi du déséquilibre fiscal pour appuyer son discours sur la souveraineté.
«On veut faire ce qu'on veut avec notre argent et arrêter de blâmer Ottawa en étant maîtres chez nous», a-t-il dit.
Le Canada pourrait devenir un partenaire privilégié du Québec, a-t-il précisé.
«Nous travaillerons main dans la main afin de protéger les intérêts de nos deux pays», a précisé le chef bloquiste.
Néanmoins, M. Duceppe a laissé entendre qu'Ottawa devrait financer les principales entreprises de la province.
«Le gouvernement fédéral accepte de dépenser 500 millions dans l'industrie automobile, qui se trouve essentiellement en Ontario, a-t-il dit. Le moins qu'on peut demander, c'est que le gouvernement investisse autant d'argent dans l'industrie de l'aéronautique.»
Se tenant sur un podium entre des drapeaux du Canada et du Québec, M. Duceppe a insisté sur le fait qu'il ne voulait pas déclencher de guerre des drapeaux.
Il s'agissait d'une référence directe à la récente controverse impliquant un député du Bloc québécois qui a refusé de donner des drapeaux du Canada à un groupe d'anciens combattants de l'Estrie pour le jour du Souvenir.
Les surplus fédéraux de 9,1 milliards sont la preuve qu'Ottawa reçoit de la part des Canadiens beaucoup plus d'argent que nécessaire pour assurer ses responsabilités nationales, a dit M. Duceppe lors d'un dîner devant les membres de l'Economic Club, à Toronto.
«C'est comme cette émission des années 50, Papa a raison, sauf que c'est "Ottawa a raison"», a indiqué le chef bloquiste après son discours, qui a sonné le départ d'une tournée pancanadienne pour faire la promotion du point de vue québécois sur les questions fédérales.
Il a expliqué que le déséquilibre fiscal prive les gouvernements des provinces de ressources financières dont ils ont besoin pour prendre des décisions sur des questions qui relèvent de leurs propres champs de compétence, entre autres la santé, l'éducation et les services à la petite enfance.
«Il y a 10 000 fonctionnaires au ministère de la Santé à Ottawa et ils ne s'occupent d'aucun hôpital, a-t-il dit. Ils n'ont pas l'expertise. Les garderies, ils ne connaissent rien là-dessus, mais c'est pourtant eux qui décident des normes nationales.»
M. Duceppe a indiqué que le déséquilibre crée des problèmes d'imputabilité et mène le gouvernement fédéral à gaspiller les fonds publics. Il a réclamé la création d'une agence indépendante responsable des prévisions budgétaires.
«Nous devons mettre un terme à cette mascarade annuelle et faire en sorte que l'exercice du budget regagne sa crédibilité», a-t-il dit.
M. Duceppe s'est aussi servi du déséquilibre fiscal pour appuyer son discours sur la souveraineté.
«On veut faire ce qu'on veut avec notre argent et arrêter de blâmer Ottawa en étant maîtres chez nous», a-t-il dit.
Le Canada pourrait devenir un partenaire privilégié du Québec, a-t-il précisé.
«Nous travaillerons main dans la main afin de protéger les intérêts de nos deux pays», a précisé le chef bloquiste.
Néanmoins, M. Duceppe a laissé entendre qu'Ottawa devrait financer les principales entreprises de la province.
«Le gouvernement fédéral accepte de dépenser 500 millions dans l'industrie automobile, qui se trouve essentiellement en Ontario, a-t-il dit. Le moins qu'on peut demander, c'est que le gouvernement investisse autant d'argent dans l'industrie de l'aéronautique.»
Se tenant sur un podium entre des drapeaux du Canada et du Québec, M. Duceppe a insisté sur le fait qu'il ne voulait pas déclencher de guerre des drapeaux.
Il s'agissait d'une référence directe à la récente controverse impliquant un député du Bloc québécois qui a refusé de donner des drapeaux du Canada à un groupe d'anciens combattants de l'Estrie pour le jour du Souvenir.
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