La rationalisation a coûté une fortune aux contribuables
Les coûts de la santé ont augmenté de 14 milliards en raison de la surcharge de travail imposée aux employés qui n'ont pas été licenciés
10 novembre 2004
Canada
Toronto — La stratégie des compressions d'effectifs appliquées dans les années 1990 par les gouvernements et les entreprises a alourdi le fardeau supporté par le système de santé canadien, engendrant des coûts additionnels allant jusqu'à 14 milliards de dollars par année, conclut une étude fédérale.
Selon l'Agence de santé publique du Canada, l'accroissement de la charge de travail qui a résulté des compressions est le principal responsable de la hausse des coûts de la santé. Les consultations médicales pourraient être réduites de 25 % et les séjours à l'hôpital, de 17 % si on s'attaquait à ce problème, soutient l'agence.
C'est «un signal d'alarme» à l'endroit des employeurs et des gouvernements qui illustre à quel point le fait de négliger la santé en milieu de travail et les problèmes de conciliation travail-famille a un impact sur le système de santé, souligne le rapport.
Celui-ci invite employeurs et gouvernements à alléger la charge de travail des Canadiens afin d'améliorer la santé de leur main-d'oeuvre et de réduire le fardeau fiscal de leurs citoyens.
Les chercheurs ont constaté qu'un employé sur quatre passe maintenant 50 heures ou plus par semaine au travail, contre un sur cinq en 1991, et ils montrent du doigt les réductions d'effectifs, qui ont laissé entreprises et gouvernements avec un nombre insuffisant d'employés pour faire le travail. À long terme, une telle surcharge de travail n'est pas viable, disent-ils.
L'étude relève que les Canadiens subventionnent, à même leurs impôts et le régime d'assurance maladie, des pratiques de travail consistant à «faire plus avec moins», à accorder les promotions sur la base du nombre d'heures passées au travail, à fixer des attentes de performance irréalistes et à gérer à coups de crises.
«Ce sont les organisations qui emploient de telles stratégies qui doivent en supporter le fardeau financier, pas les contribuables canadiens», estiment les auteurs de l'étude.
Un autre facteur de stress pour les employés, qui a un impact négatif sur leur santé, tient à la difficile recherche d'équilibre entre les exigences de leur travail et celles de l'éducation des enfants et des soins aux parents vieillissants. Les femmes sont plus susceptibles de signaler une surcharge de tâches, elles consultent plus souvent les médecins et fréquentent davantage les urgences des hôpitaux que les hommes.
Le défi de la conciliation du travail avec les responsabilités familiales peut affecter la santé des femmes et a un impact négatif sur la santé mentale des travailleurs.
Ces données tendent à indiquer que la société canadienne y gagnerait — mais peut-être pas les employeurs — si plus de Canadiens accordaient une plus grande priorité à la famille plutôt qu'à leur travail, conclut l'étude.
Selon l'Agence de santé publique du Canada, l'accroissement de la charge de travail qui a résulté des compressions est le principal responsable de la hausse des coûts de la santé. Les consultations médicales pourraient être réduites de 25 % et les séjours à l'hôpital, de 17 % si on s'attaquait à ce problème, soutient l'agence.
C'est «un signal d'alarme» à l'endroit des employeurs et des gouvernements qui illustre à quel point le fait de négliger la santé en milieu de travail et les problèmes de conciliation travail-famille a un impact sur le système de santé, souligne le rapport.
Celui-ci invite employeurs et gouvernements à alléger la charge de travail des Canadiens afin d'améliorer la santé de leur main-d'oeuvre et de réduire le fardeau fiscal de leurs citoyens.
Les chercheurs ont constaté qu'un employé sur quatre passe maintenant 50 heures ou plus par semaine au travail, contre un sur cinq en 1991, et ils montrent du doigt les réductions d'effectifs, qui ont laissé entreprises et gouvernements avec un nombre insuffisant d'employés pour faire le travail. À long terme, une telle surcharge de travail n'est pas viable, disent-ils.
L'étude relève que les Canadiens subventionnent, à même leurs impôts et le régime d'assurance maladie, des pratiques de travail consistant à «faire plus avec moins», à accorder les promotions sur la base du nombre d'heures passées au travail, à fixer des attentes de performance irréalistes et à gérer à coups de crises.
«Ce sont les organisations qui emploient de telles stratégies qui doivent en supporter le fardeau financier, pas les contribuables canadiens», estiment les auteurs de l'étude.
Un autre facteur de stress pour les employés, qui a un impact négatif sur leur santé, tient à la difficile recherche d'équilibre entre les exigences de leur travail et celles de l'éducation des enfants et des soins aux parents vieillissants. Les femmes sont plus susceptibles de signaler une surcharge de tâches, elles consultent plus souvent les médecins et fréquentent davantage les urgences des hôpitaux que les hommes.
Le défi de la conciliation du travail avec les responsabilités familiales peut affecter la santé des femmes et a un impact négatif sur la santé mentale des travailleurs.
Ces données tendent à indiquer que la société canadienne y gagnerait — mais peut-être pas les employeurs — si plus de Canadiens accordaient une plus grande priorité à la famille plutôt qu'à leur travail, conclut l'étude.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

