Le fédéralisme fructueux selon Paul Martin
10 novembre 2004
Canada
Photo : Jacques Nadeau
Le premier ministre Paul Martin a été accueilli dans une école primaire de l’est de Montréal, hier, par des enfants qui agitaient de petits unifoliés.
À Jean Charest qui soutient que le déséquilibre fiscal est un obstacle à la modernisation du fédéralisme canadien, le premier ministre du Canada, Paul Martin, réplique en citant les récentes discussions fructueuses entre Ottawa et les provinces sur la santé et les milliards de dollars versés aux provinces.
Le premier ministre du Canada se trouvait à Montréal, hier, où il a visité une école primaire.
Devant se rendre en Haïti dimanche, il a justement discuté avec les enfants de la situation là-bas.
Lors de la rencontre avec la presse qui a suivi ses échanges avec les élèves, M. Martin a été appelé à commenter les affirmations du premier ministre du Québec, Jean Charest, qui avait soutenu, la veille, que le déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces nuisait à la modernisation du fédéralisme.
Pour corriger cette impression, M. Martin a cité en exemple les discussions fructueuses sur la santé et les pourparlers pour instaurer dans l'ensemble du pays des services de garde inspirés de ceux déjà établis au Québec. Le fédéral a déjà octroyé plusieurs milliards aux provinces ces derniers mois, a-t-il soutenu.
«Le fait que l'on travaille ensemble ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de tensions», a-t-il rappelé.
Grâce au fédéralisme flexible, dit-il, «chaque province a la capacité de trouver son propre chemin».
Par ailleurs, M. Martin s'est longuement entretenu avec les élèves de 5e et 6e année de la pauvreté en Haïti, des besoins en éducation, en soins de santé, en eau potable, ainsi que de ce que peuvent faire à ce propos les citoyens du Canada.
Un jeune lui a spontanément suggéré de réserver l'argent de la taxe sur les produits et services (TPS) pour Haïti, suscitant ainsi un rire généralisé des adultes. Riant lui aussi de l'ingéniosité du garçon, M. Martin lui a répliqué que cela était «un peu cher», mais très bien comme idée, avant d'ajouter à la blague: «ne dites pas ça aux journalistes».
La venue du premier ministre dans cette petite école de l'est de l'île de Montréal a été saluée en grandes pompes. Chaque enfant avait un petit drapeau du Canada collé sur la poitrine et plusieurs ont reçu un autre petit drapeau du Canada à brandir lors de l'arrivée du premier ministre dans la salle. M. Martin s'est assis sur un tabouret pour poser des questions aux enfants, leur demandant pourquoi il fallait aider les Haïtiens, comment le faire et à quoi servait l'argent que les Canadiens leur versaient.
Ces jeunes ont amassé 2000 $ en huit jours, à coups de pièces de 10 cents. Le projet a été réalisé avec la Fondation Paul-Gérin Lajoie.
Le premier ministre Martin les a félicités pour cette oeuvre «si importante», qui constitue «une des initiatives les plus emballantes que j'ai pu rencontrer dans ma vie».
Le premier ministre du Canada se trouvait à Montréal, hier, où il a visité une école primaire.
Devant se rendre en Haïti dimanche, il a justement discuté avec les enfants de la situation là-bas.
Lors de la rencontre avec la presse qui a suivi ses échanges avec les élèves, M. Martin a été appelé à commenter les affirmations du premier ministre du Québec, Jean Charest, qui avait soutenu, la veille, que le déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces nuisait à la modernisation du fédéralisme.
Pour corriger cette impression, M. Martin a cité en exemple les discussions fructueuses sur la santé et les pourparlers pour instaurer dans l'ensemble du pays des services de garde inspirés de ceux déjà établis au Québec. Le fédéral a déjà octroyé plusieurs milliards aux provinces ces derniers mois, a-t-il soutenu.
«Le fait que l'on travaille ensemble ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de tensions», a-t-il rappelé.
Grâce au fédéralisme flexible, dit-il, «chaque province a la capacité de trouver son propre chemin».
Par ailleurs, M. Martin s'est longuement entretenu avec les élèves de 5e et 6e année de la pauvreté en Haïti, des besoins en éducation, en soins de santé, en eau potable, ainsi que de ce que peuvent faire à ce propos les citoyens du Canada.
Un jeune lui a spontanément suggéré de réserver l'argent de la taxe sur les produits et services (TPS) pour Haïti, suscitant ainsi un rire généralisé des adultes. Riant lui aussi de l'ingéniosité du garçon, M. Martin lui a répliqué que cela était «un peu cher», mais très bien comme idée, avant d'ajouter à la blague: «ne dites pas ça aux journalistes».
La venue du premier ministre dans cette petite école de l'est de l'île de Montréal a été saluée en grandes pompes. Chaque enfant avait un petit drapeau du Canada collé sur la poitrine et plusieurs ont reçu un autre petit drapeau du Canada à brandir lors de l'arrivée du premier ministre dans la salle. M. Martin s'est assis sur un tabouret pour poser des questions aux enfants, leur demandant pourquoi il fallait aider les Haïtiens, comment le faire et à quoi servait l'argent que les Canadiens leur versaient.
Ces jeunes ont amassé 2000 $ en huit jours, à coups de pièces de 10 cents. Le projet a été réalisé avec la Fondation Paul-Gérin Lajoie.
Le premier ministre Martin les a félicités pour cette oeuvre «si importante», qui constitue «une des initiatives les plus emballantes que j'ai pu rencontrer dans ma vie».
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