Les commandites allaient de préférence aux libéraux
15 octobre 2004
Canada
Ottawa — Pour augmenter les possibilités qu'un événement obtienne une commandite du gouvernement fédéral, il valait mieux que les organisateurs fassent partie de la grande famille libérale.
C'est du moins ce qui est ressorti du témoignage d'Isabelle Roy, adjointe spéciale au cabinet de l'ex-ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano et responsable du dossier des commandites dans ce bureau à la fin des années 1990. Pendant une bonne partie de la journée, hier, Mme Roy a été invitée par le procureur de la Commission d'enquête sur le programme de commandites à expliquer les notes qu'elle avait consignées dans un registre.
Ce registre, mis sur pied par la fonctionnaire, servait à mettre à jour, au gré de leur avancement, les dossiers de commandites reçus directement au bureau du ministre Gagliano.
Dans le cas de la demande de commandite du 325e anniversaire de la seigneurie de Kamouraska, Mme Roy avait indiqué: «Pierre Lesieur [un adjoint du ministre Gagliano] me dit que [les organisateurs] sont de grands libéraux». Cette année-là, cet événement aura finalement obtenu 5600 $ d'Ottawa pour financer leurs activités.
«Qu'est ce que ça changeait que les gens soient de grands libéraux pour la décision de savoir si un financement allait leur être accordé?», a interrogé Guy Cournoyer, le procureur adjoint de la Commission.
«Ç'aurait pu influencer, sur le plan de la décision [...] que la commandite leur soit accordée», a répondu Mme Roy.
Elle n'a pu, par contre, citer de mémoire d'autres exemples précis où l'appartenance politique au Parti libéral a pu influencer la décision d'accorder ou non une commandite à un événement.
«C'est possible qu'il y en ait eu d'autres», a poursuivi Mme Roy, ajoutant qu'il s'agissait d'un facteur considéré lors de l'analyse des demandes.
C'est du moins ce qui est ressorti du témoignage d'Isabelle Roy, adjointe spéciale au cabinet de l'ex-ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano et responsable du dossier des commandites dans ce bureau à la fin des années 1990. Pendant une bonne partie de la journée, hier, Mme Roy a été invitée par le procureur de la Commission d'enquête sur le programme de commandites à expliquer les notes qu'elle avait consignées dans un registre.
Ce registre, mis sur pied par la fonctionnaire, servait à mettre à jour, au gré de leur avancement, les dossiers de commandites reçus directement au bureau du ministre Gagliano.
Dans le cas de la demande de commandite du 325e anniversaire de la seigneurie de Kamouraska, Mme Roy avait indiqué: «Pierre Lesieur [un adjoint du ministre Gagliano] me dit que [les organisateurs] sont de grands libéraux». Cette année-là, cet événement aura finalement obtenu 5600 $ d'Ottawa pour financer leurs activités.
«Qu'est ce que ça changeait que les gens soient de grands libéraux pour la décision de savoir si un financement allait leur être accordé?», a interrogé Guy Cournoyer, le procureur adjoint de la Commission.
«Ç'aurait pu influencer, sur le plan de la décision [...] que la commandite leur soit accordée», a répondu Mme Roy.
Elle n'a pu, par contre, citer de mémoire d'autres exemples précis où l'appartenance politique au Parti libéral a pu influencer la décision d'accorder ou non une commandite à un événement.
«C'est possible qu'il y en ait eu d'autres», a poursuivi Mme Roy, ajoutant qu'il s'agissait d'un facteur considéré lors de l'analyse des demandes.
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