Aller au-delà de la partisanerie (2e partie)
Les villes et les collectivités du Canada
Les Canadiens veulent qu’il fasse bon vivre dans leurs villes et leurs collectivités: sécurité, logement abordable, transports publics adéquats, pureté de l’air et salubrité de l’eau, espaces verts abondants. Les collectivités sont essentielles à la concrétisation de nos objectifs sociaux et à notre compétitivité économique. Elles sont au coeur même d’une meilleure qualité de vie.
Grâce au Nouveau Pacte pour les villes et les collectivités du Canada, et en travaillant avec les provinces et les territoires, le gouvernement réservera à l’intention des municipalités une part de la taxe fédérale sur l’essence. Cette part, qui augmentera au cours des cinq prochaines années, permettra aux municipalités de prendre les engagements financiers à long terme qui s’imposent pour contrer l’étalement urbain et financer de nouveaux projets d’infrastructure durable dans des domaines comme le transport, les routes, l’épuration des eaux et les réseaux d’égouts.
Pour s’attaquer aux grands dossiers comme le réaménagement urbain, l’intégration des immigrants et les difficultés des Canadiens autochtones à l’extérieur des réserves, le gouvernement étendra l’approche de partenariat utilisée pour instaurer les ententes avec Vancouver et Winnipeg, et il entreprendra de mettre en èuvre l’entente de collaboration qu’il a conclue récemment avec le gouvernement de l’Ontario en matière de prestation de services. Le gouvernement s’appuiera aussi sur les travaux du Comité consultatif Harcourt.
Le logement est l’un des fondements de la santé des collectivités et de la dignité des personnes. Le gouvernement élargira et améliorera les programmes existants, dont l’Initiative en matière de logement abordable, l’Initiative de partenariats en action communautaire à l’intention des sans-abri, et le Programme d’aide à la remise en état des logements.
Nos collectivités tirent leur dynamisme de la volonté d’hommes et de femmes de tous les milieux de prendre en main leur avenir et de se porter garants les uns des autres. Cela se constate dans le nombre d’organismes bénévoles et d’entreprises d’économie sociale qui trouvent des solutions locales aux problèmes locaux. Le gouvernement est déterminé à favoriser cette économie sociale — ces innombrables activités et entreprises à but non lucratif qui, partout au Canada, canalisent les énergies des citoyens et des entrepreneurs pour le bien des collectivités. Il aidera à réunir les conditions nécessaires à leur réussite, entre autres en rendant leur milieu plus propice aux affaires. À cette fin, il déposera une nouvelle loi sur les entreprises à but non lucratif.
Notre engagement profond à l’égard des droits de la personne et du respect mutuel cimente nos collectivités. Le gouvernement est déterminé à défendre ces valeurs. Il modernisera la Loi sur la citoyenneté du Canada pour réaffirmer les droits et les devoirs relatifs à la citoyenneté canadienne ainsi que les valeurs que constituent le multiculturalisme, l’égalité entre les sexes et la dualité linguistique. Il s’emploie à appliquer le Plan d’action en matière de langues officielles, et il continuera de promouvoir la vitalité des communautés minoritaires de langue officielle. Il prendra des mesures pour renforcer la capacité du Canada à lutter contre le racisme, la propagande haineuse et les crimes motivés par la haine, ici même, dans notre pays, et dans le reste du monde. De plus, il présentera des dispositions législatives visant à enrayer le trafic de personnes et à réprimer la pornographie juvénile.
Le dynamisme et la créativité de nos collectivités tiennent à la qualité de leur vie culturelle. Le gouvernement encouragera les institutions et les politiques culturelles qui aspirent à l’excellence, qui reflètent une société diversifiée et multiculturelle, qui relèvent les nouveaux défis de la mondialisation et de l’économie numérique, et qui favorisent la pluralité des opinions et des expressions culturelles au Canada et à l’étranger.
Notre environnement
Dans l’intérêt de la qualité de vie de la génération actuelle et de celles qui suivront, il faut changer en profondeur notre conception de l’environnement.
Le gouvernement veillera, en collaboration avec ses partenaires, à intégrer systématiquement le développement durable dans les processus décisionnels.
À une époque où le monde entier prend davantage conscience de l’obligation morale et pratique de veiller à la durabilité de l’environnement, l’humanité s’ingéniera de plus en plus à trouver des moyens plus propres et plus efficaces de produire et d’utiliser l’énergie, de débarrasser l’atmosphère, l’eau et le sol de leurs toxines, et de bâtir des collectivités plus viables. À ce titre, les possibilités économiques sont immenses à l’échelle mondiale. Les entrepreneurs canadiens doivent viser à se tailler une place à l’avant-garde du monde.
À cette fin, le gouvernement collaborera avec le secteur privé pour favoriser la commercialisation des meilleures technologies environnementales de pointe. Des investissements considérables effectués grâce au produit de la vente de nos actions dans la société Petro-Canada appuieront le développement et le déploiement de ces technologies.
Le gouvernement doit faire le ménage dans sa propre cour. Il consolidera les évaluations environnementales fédérales, et oeuvrera avec les provinces et les territoires à mettre en place au Canada un processus d’évaluation unique et plus efficace. D’ici 2006, il assujettira ses achats à une nouvelle politique d’approvisionnement écologique. Il présentera également des mesures législatives qui mettront davantage l’accent sur l’intégrité écologique des parcs nationaux de notre pays.
Dans aucun autre domaine les défis et les possibilités de la durabilité ne sont aussi évidents que dans nos façons d’utiliser et de produire l’énergie. En matière d’énergie, le gouvernement axera ses efforts sur l’efficacité et la recherche-développement. Il entreprendra de mettre au point, de concert avec les intervenants, des approches globales visant à promouvoir la production et l’utilisation d’énergie propre et renouvelable, et à favoriser une efficacité énergétique accrue. Il donnera notamment plus d’ampleur à des activités déjà en cours, telles que le soutien à la production d’énergie éolienne, et il quadruplera le programme Encouragement à la production d’énergie éolienne.
Le gouvernement du Canada respectera les engagements qu’il a pris en signant l’accord de Kyoto relatif au changement climatique, selon une stratégie qui donne des résultats de longue durée tout en soutenant une économie forte et à cette fin, il mettra au point et appliquera un plan national équitable, de concert avec les administrations provinciales et territoriales ainsi que d’autres intervenants.
Parallèlement à ses efforts pour édifier une société durable chez nous, le gouvernement poursuivra une action multilatérale et bilatérale pour relever des défis qui, ultimement, sont planétaires. Ainsi, il travaillera en collaboration avec les États-Unis et des organismes comme la Commission mixte internationale sur des questions comme la pureté de l’air, la salubrité de l’eau et les espèces envahissantes. En 2005, le gouvernement présentera la prochaine génération de programmes relatifs aux Grands Lacs et au Saint-Laurent, soulignant ainsi son engagement à protéger et à préserver ces écosystèmes partagés d’importance internationale.
Le gouvernement ira de l’avant avec son plan d’action pour les océans en maximisant l’utilisation et le développement de technologies océaniques, en créant un réseau de zones de protection marine, en mettant en èuvre des plans de gestion intégrée et en renforçant l’application des règles régissant les océans et la pêche, dont celles qui ont trait aux stocks de poissons chevauchants.
Un rôle influent qui suscite la fierté dans le monde
Dans le monde d’aujourd’hui, il faut prendre un engagement efficace et productif sur la scène internationale pour faire avancer nos aspirations nationales. Puisque le temps et la distance ne sont plus des facteurs d’isolement, on ne peut plus dissocier politique intérieure et politique internationale. La vision internationaliste du Canada est un avantage véritable, mais il nous faut trouver de nouvelles façons de l’exprimer si nous voulons faire valoir nos intérêts et affirmer nos valeurs efficacement dans un monde en changement.
Tout comme notre politique intérieure doit aller de pair avec notre politique internationale, nos efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie, du développement et du commerce doivent eux aussi aller de pair. Cet automne, le gouvernement publiera un énoncé global de sa politique internationale qui reflétera ce principe d’intégration. Les parlementaires et les autres Canadiens auront la possibilité de discuter des analyses et des orientations qui seront proposées.
Entre-temps, le monde n’attend pas. Les menaces nouvelles qui pèsent sur la sécurité du Canada exigent que l’on adopte sans tarder une approche nouvelle. Et le gouvernement a déjà posé des gestes. En avril dernier, il s’est donné, pour la première fois, une politique globale de sécurité nationale permettant l’adoption d’une approche mieux ciblée, plus intégrée, pour protéger notre société ouverte. Le gouvernement procède actuellement à la mise en èuvre de cette politique. Dans ce contexte, il intensifie sa collaboration avec les États-Unis au chapitre de l’assistance mutuelle en cas de désastre majeur d’origine naturelle ou humaine.
Ce nouveau contexte exige que nous gérions adroitement nos relations avec les États-Unis, cherchant ainsi à mieux connaître cet allié et à renforcer les liens qui nous unissent en matière d’économie et de sécurité. Ces relations doivent reposer sur des valeurs communes, un respect mutuel, et une voix canadienne forte et indépendante.
Pour accroître la sécurité du Canada, il nous faut investir davantage dans nos forces armées, que ce soit pour assurer notre propre défense au pays ou encore en Amérique du Nord et dans le monde. Nous devons mériter la place que nous voulons occuper dans le monde. Mais notre force militaire ne sera jamais la plus grande; il nous faut donc l’organiser de façon intelligente, stratégique et bien ciblée.
De nos jours, la fière tradition de leadership du Canada dans le maintien de la paix est mise à l’épreuve par des exigences croissantes dans des contextes extrêmement dangereux et politiquement complexes, qui mettent souvent en cause des États dysfonctionnels. Nous avons vu, dans des endroits comme l’Afghanistan, la Bosnie ou Haïti, le travail exceptionnel que peuvent accomplir des Canadiens et des Canadiennes. Nous savons que les nôtres sont parmi les meilleurs au monde pour relever le défi qui consiste à être soldats pour gagner la paix, diplomates pour la négocier, et travailleurs humanitaires pour la maintenir.
C’est pourquoi le gouvernement ajoutera quelque 5000 membres à nos forces régulières et 3000 membres à la réserve, afin que le Canada soit mieux préparé et mieux équipé pour relever ce défi.
Comme on l’a vu au Darfour et ailleurs, la meilleure forme d’intervention est souvent celle de forces régionales acclimatées à la culture et à la géographie locales. En pareil cas, particulièrement en Afrique, le Canada entend continuer de jouer son rôle en formant des forces régionales de maintien de la paix afin de les préparer à exécuter des opérations de sécurité délicates, tout en respectant les principes du droit humanitaire international.
Dans de très nombreux points chauds du monde, établir l’ordre ne constitue que le premier pas. La pauvreté, le désespoir et la violence prennent souvent leur origine dans l’échec des institutions chargées d’assurer la gouvernance fondamentale et la primauté de la loi. Parce qu’il croit au pluralisme et aux droits de la personne, l’apport du Canada en ces régions est peut-être unique.
[...]
Mesdames et Messieurs les députés, Vous serez appelés à voter les crédits nécessaires pour financer les services et les dépenses approuvés par le Parlement.
Honorables sénateurs et sénatrices, Mesdames et Messieurs les députés, Puisse la Divine Providence vous guider dans l’accomplissement de vos devoirs et l’exercice de vos responsabilités.
Les Canadiens veulent qu’il fasse bon vivre dans leurs villes et leurs collectivités: sécurité, logement abordable, transports publics adéquats, pureté de l’air et salubrité de l’eau, espaces verts abondants. Les collectivités sont essentielles à la concrétisation de nos objectifs sociaux et à notre compétitivité économique. Elles sont au coeur même d’une meilleure qualité de vie.
Grâce au Nouveau Pacte pour les villes et les collectivités du Canada, et en travaillant avec les provinces et les territoires, le gouvernement réservera à l’intention des municipalités une part de la taxe fédérale sur l’essence. Cette part, qui augmentera au cours des cinq prochaines années, permettra aux municipalités de prendre les engagements financiers à long terme qui s’imposent pour contrer l’étalement urbain et financer de nouveaux projets d’infrastructure durable dans des domaines comme le transport, les routes, l’épuration des eaux et les réseaux d’égouts.
Pour s’attaquer aux grands dossiers comme le réaménagement urbain, l’intégration des immigrants et les difficultés des Canadiens autochtones à l’extérieur des réserves, le gouvernement étendra l’approche de partenariat utilisée pour instaurer les ententes avec Vancouver et Winnipeg, et il entreprendra de mettre en èuvre l’entente de collaboration qu’il a conclue récemment avec le gouvernement de l’Ontario en matière de prestation de services. Le gouvernement s’appuiera aussi sur les travaux du Comité consultatif Harcourt.
Le logement est l’un des fondements de la santé des collectivités et de la dignité des personnes. Le gouvernement élargira et améliorera les programmes existants, dont l’Initiative en matière de logement abordable, l’Initiative de partenariats en action communautaire à l’intention des sans-abri, et le Programme d’aide à la remise en état des logements.
Nos collectivités tirent leur dynamisme de la volonté d’hommes et de femmes de tous les milieux de prendre en main leur avenir et de se porter garants les uns des autres. Cela se constate dans le nombre d’organismes bénévoles et d’entreprises d’économie sociale qui trouvent des solutions locales aux problèmes locaux. Le gouvernement est déterminé à favoriser cette économie sociale — ces innombrables activités et entreprises à but non lucratif qui, partout au Canada, canalisent les énergies des citoyens et des entrepreneurs pour le bien des collectivités. Il aidera à réunir les conditions nécessaires à leur réussite, entre autres en rendant leur milieu plus propice aux affaires. À cette fin, il déposera une nouvelle loi sur les entreprises à but non lucratif.
Notre engagement profond à l’égard des droits de la personne et du respect mutuel cimente nos collectivités. Le gouvernement est déterminé à défendre ces valeurs. Il modernisera la Loi sur la citoyenneté du Canada pour réaffirmer les droits et les devoirs relatifs à la citoyenneté canadienne ainsi que les valeurs que constituent le multiculturalisme, l’égalité entre les sexes et la dualité linguistique. Il s’emploie à appliquer le Plan d’action en matière de langues officielles, et il continuera de promouvoir la vitalité des communautés minoritaires de langue officielle. Il prendra des mesures pour renforcer la capacité du Canada à lutter contre le racisme, la propagande haineuse et les crimes motivés par la haine, ici même, dans notre pays, et dans le reste du monde. De plus, il présentera des dispositions législatives visant à enrayer le trafic de personnes et à réprimer la pornographie juvénile.
Le dynamisme et la créativité de nos collectivités tiennent à la qualité de leur vie culturelle. Le gouvernement encouragera les institutions et les politiques culturelles qui aspirent à l’excellence, qui reflètent une société diversifiée et multiculturelle, qui relèvent les nouveaux défis de la mondialisation et de l’économie numérique, et qui favorisent la pluralité des opinions et des expressions culturelles au Canada et à l’étranger.
Notre environnement
Dans l’intérêt de la qualité de vie de la génération actuelle et de celles qui suivront, il faut changer en profondeur notre conception de l’environnement.
Le gouvernement veillera, en collaboration avec ses partenaires, à intégrer systématiquement le développement durable dans les processus décisionnels.
À une époque où le monde entier prend davantage conscience de l’obligation morale et pratique de veiller à la durabilité de l’environnement, l’humanité s’ingéniera de plus en plus à trouver des moyens plus propres et plus efficaces de produire et d’utiliser l’énergie, de débarrasser l’atmosphère, l’eau et le sol de leurs toxines, et de bâtir des collectivités plus viables. À ce titre, les possibilités économiques sont immenses à l’échelle mondiale. Les entrepreneurs canadiens doivent viser à se tailler une place à l’avant-garde du monde.
À cette fin, le gouvernement collaborera avec le secteur privé pour favoriser la commercialisation des meilleures technologies environnementales de pointe. Des investissements considérables effectués grâce au produit de la vente de nos actions dans la société Petro-Canada appuieront le développement et le déploiement de ces technologies.
Le gouvernement doit faire le ménage dans sa propre cour. Il consolidera les évaluations environnementales fédérales, et oeuvrera avec les provinces et les territoires à mettre en place au Canada un processus d’évaluation unique et plus efficace. D’ici 2006, il assujettira ses achats à une nouvelle politique d’approvisionnement écologique. Il présentera également des mesures législatives qui mettront davantage l’accent sur l’intégrité écologique des parcs nationaux de notre pays.
Dans aucun autre domaine les défis et les possibilités de la durabilité ne sont aussi évidents que dans nos façons d’utiliser et de produire l’énergie. En matière d’énergie, le gouvernement axera ses efforts sur l’efficacité et la recherche-développement. Il entreprendra de mettre au point, de concert avec les intervenants, des approches globales visant à promouvoir la production et l’utilisation d’énergie propre et renouvelable, et à favoriser une efficacité énergétique accrue. Il donnera notamment plus d’ampleur à des activités déjà en cours, telles que le soutien à la production d’énergie éolienne, et il quadruplera le programme Encouragement à la production d’énergie éolienne.
Le gouvernement du Canada respectera les engagements qu’il a pris en signant l’accord de Kyoto relatif au changement climatique, selon une stratégie qui donne des résultats de longue durée tout en soutenant une économie forte et à cette fin, il mettra au point et appliquera un plan national équitable, de concert avec les administrations provinciales et territoriales ainsi que d’autres intervenants.
Parallèlement à ses efforts pour édifier une société durable chez nous, le gouvernement poursuivra une action multilatérale et bilatérale pour relever des défis qui, ultimement, sont planétaires. Ainsi, il travaillera en collaboration avec les États-Unis et des organismes comme la Commission mixte internationale sur des questions comme la pureté de l’air, la salubrité de l’eau et les espèces envahissantes. En 2005, le gouvernement présentera la prochaine génération de programmes relatifs aux Grands Lacs et au Saint-Laurent, soulignant ainsi son engagement à protéger et à préserver ces écosystèmes partagés d’importance internationale.
Le gouvernement ira de l’avant avec son plan d’action pour les océans en maximisant l’utilisation et le développement de technologies océaniques, en créant un réseau de zones de protection marine, en mettant en èuvre des plans de gestion intégrée et en renforçant l’application des règles régissant les océans et la pêche, dont celles qui ont trait aux stocks de poissons chevauchants.
Un rôle influent qui suscite la fierté dans le monde
Dans le monde d’aujourd’hui, il faut prendre un engagement efficace et productif sur la scène internationale pour faire avancer nos aspirations nationales. Puisque le temps et la distance ne sont plus des facteurs d’isolement, on ne peut plus dissocier politique intérieure et politique internationale. La vision internationaliste du Canada est un avantage véritable, mais il nous faut trouver de nouvelles façons de l’exprimer si nous voulons faire valoir nos intérêts et affirmer nos valeurs efficacement dans un monde en changement.
Tout comme notre politique intérieure doit aller de pair avec notre politique internationale, nos efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie, du développement et du commerce doivent eux aussi aller de pair. Cet automne, le gouvernement publiera un énoncé global de sa politique internationale qui reflétera ce principe d’intégration. Les parlementaires et les autres Canadiens auront la possibilité de discuter des analyses et des orientations qui seront proposées.
Entre-temps, le monde n’attend pas. Les menaces nouvelles qui pèsent sur la sécurité du Canada exigent que l’on adopte sans tarder une approche nouvelle. Et le gouvernement a déjà posé des gestes. En avril dernier, il s’est donné, pour la première fois, une politique globale de sécurité nationale permettant l’adoption d’une approche mieux ciblée, plus intégrée, pour protéger notre société ouverte. Le gouvernement procède actuellement à la mise en èuvre de cette politique. Dans ce contexte, il intensifie sa collaboration avec les États-Unis au chapitre de l’assistance mutuelle en cas de désastre majeur d’origine naturelle ou humaine.
Ce nouveau contexte exige que nous gérions adroitement nos relations avec les États-Unis, cherchant ainsi à mieux connaître cet allié et à renforcer les liens qui nous unissent en matière d’économie et de sécurité. Ces relations doivent reposer sur des valeurs communes, un respect mutuel, et une voix canadienne forte et indépendante.
Pour accroître la sécurité du Canada, il nous faut investir davantage dans nos forces armées, que ce soit pour assurer notre propre défense au pays ou encore en Amérique du Nord et dans le monde. Nous devons mériter la place que nous voulons occuper dans le monde. Mais notre force militaire ne sera jamais la plus grande; il nous faut donc l’organiser de façon intelligente, stratégique et bien ciblée.
De nos jours, la fière tradition de leadership du Canada dans le maintien de la paix est mise à l’épreuve par des exigences croissantes dans des contextes extrêmement dangereux et politiquement complexes, qui mettent souvent en cause des États dysfonctionnels. Nous avons vu, dans des endroits comme l’Afghanistan, la Bosnie ou Haïti, le travail exceptionnel que peuvent accomplir des Canadiens et des Canadiennes. Nous savons que les nôtres sont parmi les meilleurs au monde pour relever le défi qui consiste à être soldats pour gagner la paix, diplomates pour la négocier, et travailleurs humanitaires pour la maintenir.
C’est pourquoi le gouvernement ajoutera quelque 5000 membres à nos forces régulières et 3000 membres à la réserve, afin que le Canada soit mieux préparé et mieux équipé pour relever ce défi.
Comme on l’a vu au Darfour et ailleurs, la meilleure forme d’intervention est souvent celle de forces régionales acclimatées à la culture et à la géographie locales. En pareil cas, particulièrement en Afrique, le Canada entend continuer de jouer son rôle en formant des forces régionales de maintien de la paix afin de les préparer à exécuter des opérations de sécurité délicates, tout en respectant les principes du droit humanitaire international.
Dans de très nombreux points chauds du monde, établir l’ordre ne constitue que le premier pas. La pauvreté, le désespoir et la violence prennent souvent leur origine dans l’échec des institutions chargées d’assurer la gouvernance fondamentale et la primauté de la loi. Parce qu’il croit au pluralisme et aux droits de la personne, l’apport du Canada en ces régions est peut-être unique.
[...]
Mesdames et Messieurs les députés, Vous serez appelés à voter les crédits nécessaires pour financer les services et les dépenses approuvés par le Parlement.
Honorables sénateurs et sénatrices, Mesdames et Messieurs les députés, Puisse la Divine Providence vous guider dans l’accomplissement de vos devoirs et l’exercice de vos responsabilités.
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