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Règlement à l'amiable entre François Beaudoin et la BDC

L'ex-p.-d.-g. avait été congédié après avoir refusé un prêt à un proche de Jean Chrétien

15 septembre 2004  Canada
La Banque de développement du Canada (BDC) et son ancien p.-d.g. François Beaudoin ont laissé savoir hier qu'ils avaient conclu un accord à l'amiable mettant fin à leur différend.

Le montant du dédommagement obtenu par l'homme d'affaires n'a pas été rendu public.

Dans une déclaration commune, les deux parties se sont dites heureuses de pouvoir clore définitivement cette affaire, qui traîne depuis la fin de 1999. Elles ont convenu de ne pas faire d'autres commentaires sur les modalités de l'entente.

En février dernier, le juge André Denis, de la Cour supérieure du Québec a donné raison à M. Beaudoin qui disait avoir été victime d'une «vendetta» pour son opposition à l'octroi d'un second prêt à l'Auberge Grand-Mère, propriété d'Yvon Duhaime. Ce proche de l'ancien premier ministre Jean Chrétien éprouvait alors des difficultés financières.

Le magistrat avait condamné la banque à verser un million de dollars à François Beaudoin, soit une indemnité de départ de 250 000 $ et une allocation de retraite de 200 000 $ par année pour la période allant de 1999 à 2004.

Dans la foulée de cette décision, l'avocat de M. Beaudoin, Me Douglas Mitchell, avait indiqué que son client songeait à poursuivre la BDC et son dirigeant Michel Vennat afin d'obtenir un montant en contrepartie des dommages à sa réputation.

Rejoint par la Presse canadienne, il a indiqué hier que cela n'avait pas été nécessaire. Selon lui, François Beaudoin a désormais l'intention de tourner la page sur cette affaire.

Michel Vennat a été congédié de son poste de président et chef de la direction de la banque en mars dernier, en raison de sa conduite envers son prédécesseur.

Il a depuis intenté une poursuite contre le gouvernement fédéral, qui est l'unique actionnaire de la BDC. L'ancien banquier affirme avoir toujours respecté les principes de saine gestion dans le cadre de son travail à la société d'État.

M. Vennat demande à la Cour supérieure du Québec de lui octroyer 4,6 millions en dommages et intérêts pour son congédiement qu'il qualifie d'«injuste» et d'«illégal».

Il a en outre demandé à un tribunal fédéral de casser et d'annuler les décrets gouvernementaux ayant mené à sa suspension et à son congédiement.
 
 
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