Les décès de trois soldats canadiens en Afghanistan étaient inévitables
25 août 2004
Canada
Ottawa — L'explosion de la mine qui a coûté la vie à deux soldats canadiens en Afghanistan, l'automne dernier, était vraisemblablement le résultat d'un attentat terroriste délibéré qui n'aurait pu être évité, a conclu une enquête militaire. Une deuxième enquête a établi que l'attentat-suicide qui a tué un autre Canadien à Kaboul, en janvier, était tout aussi impossible à éviter.
Les deux rapports d'enquête n'identifient aucun responsable, outre les auteurs des attentats.
L'investigation a révélé que les ingénieurs canadiens n'avaient pas respecté à la lettre certaines procédures techniques, mais elle conclut que le contraire n'aurait rien changé.
«Tragiquement, le débat technique n'aurait fait aucune différence», a déclaré le major-général Andrew Leslie, qui commandait le contingent canadien en Afghanistan quand la mine a tué le sergent Robert Short et le caporal Robbie Beerenfenger.
Le rapport sur la mort du caporal Jamie Murphy dans l'attentat-suicide mentionne que l'attaque s'est produite au moment où son véhicule ralentissait pour franchir une section accidentée de la route. Il n'y a eu aucun avertissement, et il n'y avait aucun moyen d'esquiver l'attentat.
Les Canadiens avaient échelonné leurs patrouilles afin d'éviter que leurs déplacements deviennent trop prévisibles, lit-on dans le rapport d'enquête. Selon le major-général, il est même possible que l'auteur de l'attaque fatale ait visé un autobus scolaire qui se trouvait près du véhicule canadien, ou une voiture de l'ONU, juste derrière.
La commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les circonstances entourant l'explosion de la mine a cependant relevé que le 4X4 Iltis que conduisaient les militaires, un véhicule tout-terrain léger semblable à une Jeep, n'était pas adapté à la tâche. Un comité de révision a cependant souligné que les soldats considéraient que l'Iltis était le plus approprié des véhicules disponibles pour cette mission.
Le général Leslie a expliqué qu'il avait pris la responsabilité d'employer un Iltis parce que celui-ci était le véhicule le plus indiqué pour manoeuvrer dans les étroites ruelles de Kaboul. Ce n'était pas parfait, mais c'était ce qu'il avait de mieux sous la main, a-t-il dit.
Les Iltis ont depuis été remplacés en Afghanistan par des véhicules Mercedes plus robustes, qui ne sont pas non plus l'idéal, selon le général.
Les familles des militaires disparus, qui ont reçu copie des rapports d'enquête avant leur publication, se sont dites satisfaites des conclusions.
Les deux rapports d'enquête n'identifient aucun responsable, outre les auteurs des attentats.
L'investigation a révélé que les ingénieurs canadiens n'avaient pas respecté à la lettre certaines procédures techniques, mais elle conclut que le contraire n'aurait rien changé.
«Tragiquement, le débat technique n'aurait fait aucune différence», a déclaré le major-général Andrew Leslie, qui commandait le contingent canadien en Afghanistan quand la mine a tué le sergent Robert Short et le caporal Robbie Beerenfenger.
Le rapport sur la mort du caporal Jamie Murphy dans l'attentat-suicide mentionne que l'attaque s'est produite au moment où son véhicule ralentissait pour franchir une section accidentée de la route. Il n'y a eu aucun avertissement, et il n'y avait aucun moyen d'esquiver l'attentat.
Les Canadiens avaient échelonné leurs patrouilles afin d'éviter que leurs déplacements deviennent trop prévisibles, lit-on dans le rapport d'enquête. Selon le major-général, il est même possible que l'auteur de l'attaque fatale ait visé un autobus scolaire qui se trouvait près du véhicule canadien, ou une voiture de l'ONU, juste derrière.
La commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les circonstances entourant l'explosion de la mine a cependant relevé que le 4X4 Iltis que conduisaient les militaires, un véhicule tout-terrain léger semblable à une Jeep, n'était pas adapté à la tâche. Un comité de révision a cependant souligné que les soldats considéraient que l'Iltis était le plus approprié des véhicules disponibles pour cette mission.
Le général Leslie a expliqué qu'il avait pris la responsabilité d'employer un Iltis parce que celui-ci était le véhicule le plus indiqué pour manoeuvrer dans les étroites ruelles de Kaboul. Ce n'était pas parfait, mais c'était ce qu'il avait de mieux sous la main, a-t-il dit.
Les Iltis ont depuis été remplacés en Afghanistan par des véhicules Mercedes plus robustes, qui ne sont pas non plus l'idéal, selon le général.
Les familles des militaires disparus, qui ont reçu copie des rapports d'enquête avant leur publication, se sont dites satisfaites des conclusions.
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