Violation de la Loi sur les langues officielles - Ottawa refuse de mettre Air Canada à l'amende
25 juillet 2002
Canada
Ottawa — Le gouvernement fédéral a repoussé du revers de la main l'idée d'imposer des amendes à Air Canada chaque fois qu'elle viole la Loi sur les langues officielles, comme le suggérait un comité parlementaire.
Les 16 recommandations contenues dans le rapport du comité mixte sur les langues officielles ont fait chou blanc. Qu'il s'agisse de rendre disponible un formulaire de plainte dans tous les appareils d'Air Canada, d'étendre la loi aux filiales de la compagnie ou de verser des subventions pour la formation linguistique, Ottawa a répondu par la négative, préférant le statu quo.
Ottawa est d'avis que, par «souci de cohérence et d'équité», il ne peut soumettre Air Canada à un régime différent des autres organismes soumis à la Loi sur les langues officielles.
«J'aurais voulu en voir un peu plus, admet Mauril Bélanger, coprésident du comité mixte et député libéral. Franchement, j'aurais voulu voir que le gouvernement s'intéresse un peu plus étroitement à la question d'un régime de sanctions.»
Dans sa réponse, Ottawa reconnaît «qu'Air Canada a des défis importants à relever afin d'accroître sa capacité bilingue de servir le public» et indique qu'il «s'attend à ce qu'Air Canada se conforme pleinement à l'ensemble de ses obligations linguistiques». «C'est insipide, critique Benoît Sauvageau, député du Bloc québécois. Il n'y a pas de contenu. C'est dans le même ordre d'idée de tous les discours qu'on entend dans le dossier d'Air Canada. On base toute notre réponse ou toute notre intention sur la bonne volonté d'Air Canada.»
Le transporteur aérien affiche le pire dossier quand vient le temps d'évaluer le respect de la Loi sur les langues officielles. Année après année, la compagnie aérienne fait l'objet du plus grand nombre de plaintes et termine en tête du palmarès de la Commissaire aux langues officielles. Toutes les tentatives de la commissaire ou du gouvernement pour redresser la situation sont demeurées vaines.
Les 16 recommandations contenues dans le rapport du comité mixte sur les langues officielles ont fait chou blanc. Qu'il s'agisse de rendre disponible un formulaire de plainte dans tous les appareils d'Air Canada, d'étendre la loi aux filiales de la compagnie ou de verser des subventions pour la formation linguistique, Ottawa a répondu par la négative, préférant le statu quo.
Ottawa est d'avis que, par «souci de cohérence et d'équité», il ne peut soumettre Air Canada à un régime différent des autres organismes soumis à la Loi sur les langues officielles.
«J'aurais voulu en voir un peu plus, admet Mauril Bélanger, coprésident du comité mixte et député libéral. Franchement, j'aurais voulu voir que le gouvernement s'intéresse un peu plus étroitement à la question d'un régime de sanctions.»
Dans sa réponse, Ottawa reconnaît «qu'Air Canada a des défis importants à relever afin d'accroître sa capacité bilingue de servir le public» et indique qu'il «s'attend à ce qu'Air Canada se conforme pleinement à l'ensemble de ses obligations linguistiques». «C'est insipide, critique Benoît Sauvageau, député du Bloc québécois. Il n'y a pas de contenu. C'est dans le même ordre d'idée de tous les discours qu'on entend dans le dossier d'Air Canada. On base toute notre réponse ou toute notre intention sur la bonne volonté d'Air Canada.»
Le transporteur aérien affiche le pire dossier quand vient le temps d'évaluer le respect de la Loi sur les langues officielles. Année après année, la compagnie aérienne fait l'objet du plus grand nombre de plaintes et termine en tête du palmarès de la Commissaire aux langues officielles. Toutes les tentatives de la commissaire ou du gouvernement pour redresser la situation sont demeurées vaines.
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