Deux déserteurs américains cherchent refuge au Canada
8 juillet 2004
Canada
Photo : Agence Reuters
Le soldat américain Jeremy Hinzman jette un coup d’oeil sur des documents au moment de comparaître devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.
Toronto — Deux anciens soldats américains ayant refusé de participer à la guerre en Irak ont entrepris des démarches pour obtenir le statut de réfugié au Canada.
Hier, Jeremy Hinzman, 25 ans, s'est présenté à l'audience préparatoire en vue d'un éventuel examen plus approfondi qui déterminera le sort de sa demande d'asile. Les audiences déterminantes auront lieu du 20 au 22 octobre, a appris hier le jeune homme, qui fait valoir que la guerre en Irak est illégale et qu'il enfreindrait la loi s'il y participait.
«Tout notre dossier repose là-dessus», a dit M. Hinzman après l'audience.
«Si j'allais tirer à l'uranium appauvri sur les enfants irakiens ou dans le sol irakien et faire grimper les taux de cancer, alors cela serait contraire aux normes de bonne conduite humaine.»
Brian Goodman, de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, qui supervise la demande de M. Hinzman, a indiqué au déserteur qu'il devra expliquer, entre autres choses, pourquoi il a rejoint l'armée alors qu'il savait qu'il pouvait être appelé à se battre.
Jeremy Hinzman s'est enfui de Fort Bragg, en Caroline du Nord, en janvier dernier et vit maintenant à Toronto avec son épouse et son fils de deux ans.
Un autre ex-soldat américain, Brandon Hughey, 19 ans, était présent hier à l'audience de son compatriote à Toronto.
Il a quitté Fort Hood, au Texas, en mars et vit actuellement à St. Catharines, en Ontario, chez des Quakers.
Il a affirmé qu'il se plaît au Canada et qu'il restera si sa demande d'asile est acceptée.
M. Hughey n'a pas encore obtenu de date pour une audience avec l'immigration canadienne.
Comme M. Hinzman, il a décidé de quitter les États-Unis après qu'on lui a ordonné d'aller se battre en Irak. Il a dit à ses supérieurs qu'il n'était pas d'accord avec cette guerre; il s'est fait répondre qu'il risquait l'emprisonnement et une exclusion pour cause d'indignité s'il désertait.
Les deux hommes disent qu'ils seront persécutés s'ils retournent aux États-Unis.
Hier, Jeremy Hinzman, 25 ans, s'est présenté à l'audience préparatoire en vue d'un éventuel examen plus approfondi qui déterminera le sort de sa demande d'asile. Les audiences déterminantes auront lieu du 20 au 22 octobre, a appris hier le jeune homme, qui fait valoir que la guerre en Irak est illégale et qu'il enfreindrait la loi s'il y participait.
«Tout notre dossier repose là-dessus», a dit M. Hinzman après l'audience.
«Si j'allais tirer à l'uranium appauvri sur les enfants irakiens ou dans le sol irakien et faire grimper les taux de cancer, alors cela serait contraire aux normes de bonne conduite humaine.»
Brian Goodman, de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, qui supervise la demande de M. Hinzman, a indiqué au déserteur qu'il devra expliquer, entre autres choses, pourquoi il a rejoint l'armée alors qu'il savait qu'il pouvait être appelé à se battre.
Jeremy Hinzman s'est enfui de Fort Bragg, en Caroline du Nord, en janvier dernier et vit maintenant à Toronto avec son épouse et son fils de deux ans.
Un autre ex-soldat américain, Brandon Hughey, 19 ans, était présent hier à l'audience de son compatriote à Toronto.
Il a quitté Fort Hood, au Texas, en mars et vit actuellement à St. Catharines, en Ontario, chez des Quakers.
Il a affirmé qu'il se plaît au Canada et qu'il restera si sa demande d'asile est acceptée.
M. Hughey n'a pas encore obtenu de date pour une audience avec l'immigration canadienne.
Comme M. Hinzman, il a décidé de quitter les États-Unis après qu'on lui a ordonné d'aller se battre en Irak. Il a dit à ses supérieurs qu'il n'était pas d'accord avec cette guerre; il s'est fait répondre qu'il risquait l'emprisonnement et une exclusion pour cause d'indignité s'il désertait.
Les deux hommes disent qu'ils seront persécutés s'ils retournent aux États-Unis.
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