Maritimes: la domination libérale persiste
La carte politique n’a pas changé beaucoup dans les Maritimes, où le Parti libéral du Canada domine toujours l’échiquier, ayant même réussi au passage à faire quelques gains.
L’avance des libéraux dans cette région demeure incontestable, avec 22 sièges sur les 32 que comptent les quatre provinces atlantiques. Quant au Parti conservateur, il est loin d’avoir réalisé les gains qu’il souhaitait, remportant seulement sept circonscriptions et enregistrant deux pertes. Et cela, malgré les appuis ouverts des quatre premiers ministres conservateurs de la région. Quant au Nouveau Parti démocratique, il a conservé trois sièges dans la région atlantique, y compris celui de l’ancienne chef Alexa McDonough dans Halifax (NE).
Au Nouveau-Brunswick, sept sièges sont allés aux libéraux contre deux aux conservateurs et un, celui de l’Acadie-Bathurst, qu’a pu conserver le NPD. Le Parti libéral a gagné 2 % dans les suffrages exprimés alors que les conservateurs perdaient 14 % par rapport aux résultats de l’an 2000. Le NPD enregistrait pour sa part un gain de 9 %.
En Nouvelle-Écosse, les libéraux arrachaient deux circonscriptions aux conservateurs pour terminer avec six, soit le double de ceux obtenus par leur principal rival. Les libéraux obtenaient 39,6 % des suffrages contre 28 % pour le PC. Cette province demeurait néanmoins la plus favorable au NPD, qui y conservera ses deux circonscriptions, soit celle de Mme McDonough et celle de Sackville-Eastern Shore, toujours aux mains de Peter Stoffer. Fait à noter, dans cette province, au moment de mettre sous presse, le NPD avait obtenu plus de suffrages, soit 29,2 %, que les conservateurs avec 28,3 %.
À Terre-Neuve–Labrador, les libéraux ravissaient la circonscription de Bonavista-Exploits aux conservateurs, ce qui portait le nombre de circonscriptions libérales à cinq, contre deux désormais aux conservateurs. Les libéraux obtenaient 48 % du vote dans cette province contre 32 % aux conservateurs et 17,7 % au NPD, lequel n’obtenait aucun siège.
À l’Île-du-Prince-Édouard, rien n’a changé par rapport aux élections fédérales de 2000. Les libéraux ont raflé les quatre circonscriptions qu’ils y détenaient antérieurement.
D’autre part, les libéraux ne conservaient pas seulement leur avance dans la région atlantique mais ils réussissaient aussi à ne pas perdre un seul de leurs cinq ministres de la région. Ainsi, la ministre du Travail, Claudette Bradshaw, conservait la circonscription de Moncton-Riverview-Dieppe, au Nouveau-Brunswick. De son côté, John Efford, ministre de la Promotion des provinces atlantiques, maintenait la majorité libérale dans la circonscription d’Avalon (TN). Une des victoires les plus remarquées dans les Maritimes en raison de son caractère stratégique est sans doute celle du ministre des Pêches et des Océans, Geoff Regan, réélu dans Halifax Ouest avec une bonne avance. Enfin, Andy Scott, ministre des Infrastructures, était lui aussi réélu dans sa circonscription de Fredericton après une chaude lutte.
Globalement, et d’après les derniers résultats disponibles, le Nouveau Parti démocratique semblait en voie d’augmenter sa part du vote dans la région atlantique. Celle-ci se situait en effet autour de 22 % alors qu’elle était d’environ 16 % aux élections de l’an 2000.
Mais plus spectaculaire même s’il demeure marginal, le vote en faveur des verts a sensiblement augmenté, ce que certains ont assimilé à un vote de protestation. Les verts, qui n’avaient obtenu que 0,8 % du vote aux dernières élections fédérales, obtenaient hier 3 %, soit une avance de 2,2 % qui a en surpris plusieurs.
Interviewé hier soir, le premier ministre conservateur du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, a vu dans la confirmation de la domination libérale à la fois un effet de la «publicité négative» des conservateurs et de la faiblesse chronique de ce parti fédéral qui arrive mal à adapter son message aux priorités de la région. D’autres observateurs ont noté que les remarques du chef conservateur, Steven Harper, selon qui les fonds fédéraux échouent trop libéralement dans les provinces maritimes et au Québec, ont fait craindre à plusieurs un accroissement des difficultés économiques de la région atlantique.
La participation au scrutin d’hier a été fort différente d’une province maritime à l’autre. Alors qu’elle atteignait 70,7 % à l’Île-du-Prince-Édouard, elle plongeait à 49,1 % à Terre-Neuve. Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, elle se stabilisait à 61,2 % et à 60 % respectivement.
L’avance des libéraux dans cette région demeure incontestable, avec 22 sièges sur les 32 que comptent les quatre provinces atlantiques. Quant au Parti conservateur, il est loin d’avoir réalisé les gains qu’il souhaitait, remportant seulement sept circonscriptions et enregistrant deux pertes. Et cela, malgré les appuis ouverts des quatre premiers ministres conservateurs de la région. Quant au Nouveau Parti démocratique, il a conservé trois sièges dans la région atlantique, y compris celui de l’ancienne chef Alexa McDonough dans Halifax (NE).
Au Nouveau-Brunswick, sept sièges sont allés aux libéraux contre deux aux conservateurs et un, celui de l’Acadie-Bathurst, qu’a pu conserver le NPD. Le Parti libéral a gagné 2 % dans les suffrages exprimés alors que les conservateurs perdaient 14 % par rapport aux résultats de l’an 2000. Le NPD enregistrait pour sa part un gain de 9 %.
En Nouvelle-Écosse, les libéraux arrachaient deux circonscriptions aux conservateurs pour terminer avec six, soit le double de ceux obtenus par leur principal rival. Les libéraux obtenaient 39,6 % des suffrages contre 28 % pour le PC. Cette province demeurait néanmoins la plus favorable au NPD, qui y conservera ses deux circonscriptions, soit celle de Mme McDonough et celle de Sackville-Eastern Shore, toujours aux mains de Peter Stoffer. Fait à noter, dans cette province, au moment de mettre sous presse, le NPD avait obtenu plus de suffrages, soit 29,2 %, que les conservateurs avec 28,3 %.
À Terre-Neuve–Labrador, les libéraux ravissaient la circonscription de Bonavista-Exploits aux conservateurs, ce qui portait le nombre de circonscriptions libérales à cinq, contre deux désormais aux conservateurs. Les libéraux obtenaient 48 % du vote dans cette province contre 32 % aux conservateurs et 17,7 % au NPD, lequel n’obtenait aucun siège.
À l’Île-du-Prince-Édouard, rien n’a changé par rapport aux élections fédérales de 2000. Les libéraux ont raflé les quatre circonscriptions qu’ils y détenaient antérieurement.
D’autre part, les libéraux ne conservaient pas seulement leur avance dans la région atlantique mais ils réussissaient aussi à ne pas perdre un seul de leurs cinq ministres de la région. Ainsi, la ministre du Travail, Claudette Bradshaw, conservait la circonscription de Moncton-Riverview-Dieppe, au Nouveau-Brunswick. De son côté, John Efford, ministre de la Promotion des provinces atlantiques, maintenait la majorité libérale dans la circonscription d’Avalon (TN). Une des victoires les plus remarquées dans les Maritimes en raison de son caractère stratégique est sans doute celle du ministre des Pêches et des Océans, Geoff Regan, réélu dans Halifax Ouest avec une bonne avance. Enfin, Andy Scott, ministre des Infrastructures, était lui aussi réélu dans sa circonscription de Fredericton après une chaude lutte.
Globalement, et d’après les derniers résultats disponibles, le Nouveau Parti démocratique semblait en voie d’augmenter sa part du vote dans la région atlantique. Celle-ci se situait en effet autour de 22 % alors qu’elle était d’environ 16 % aux élections de l’an 2000.
Mais plus spectaculaire même s’il demeure marginal, le vote en faveur des verts a sensiblement augmenté, ce que certains ont assimilé à un vote de protestation. Les verts, qui n’avaient obtenu que 0,8 % du vote aux dernières élections fédérales, obtenaient hier 3 %, soit une avance de 2,2 % qui a en surpris plusieurs.
Interviewé hier soir, le premier ministre conservateur du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, a vu dans la confirmation de la domination libérale à la fois un effet de la «publicité négative» des conservateurs et de la faiblesse chronique de ce parti fédéral qui arrive mal à adapter son message aux priorités de la région. D’autres observateurs ont noté que les remarques du chef conservateur, Steven Harper, selon qui les fonds fédéraux échouent trop libéralement dans les provinces maritimes et au Québec, ont fait craindre à plusieurs un accroissement des difficultés économiques de la région atlantique.
La participation au scrutin d’hier a été fort différente d’une province maritime à l’autre. Alors qu’elle atteignait 70,7 % à l’Île-du-Prince-Édouard, elle plongeait à 49,1 % à Terre-Neuve. Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, elle se stabilisait à 61,2 % et à 60 % respectivement.
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