Selon Guy Laforest - Duceppe, le grand gagnant; Martin, la déception
29 juin 2004
Canada
Photo : Jacques Nadeau
Paul Martin
Québec — Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, sort grandi de la campagne électorale, puisqu'il a réussi le tour de force de convaincre les fédéralistes de voter pour lui, estime le politologue Guy Laforest, aussi président de l'Action démocratique du Québec (ADQ).
À l'opposé, le chef libéral Paul Martin a été la grande déception de cette campagne tant au Québec qu'au Canada, a dit M. Laforest, hier, lors d'une interview accordée à La Presse canadienne.
«Au Québec, Paul Martin représentait une nouvelle ère d'ouverture, mais, dans le réel, il a montré des tendances assez centralisatrices. Dans le reste du Canada, il a présenté l'image d'un leader indécis, ayant du mal à choisir ses priorités», a-t-il souligné.
«M. Martin est dans une courbe descendante. Il a dilapidé une bonne partie de son capital politique», croit le président de l'ADQ et professeur de science politique à l'Université Laval.
De son côté, le chef conservateur Stephen Harper a marqué de précieux points durant cette campagne, selon M. Laforest.
«Il est clairement sur une courbe ascendante. Il est apparu comme un leader raisonnable et responsable», évalue-t-il, ajoutant que la campagne de peur menée contre lui par ses adversaires libéraux et bloquistes n'a pas «collé» au Québec.
À l'opposé, le chef libéral Paul Martin a été la grande déception de cette campagne tant au Québec qu'au Canada, a dit M. Laforest, hier, lors d'une interview accordée à La Presse canadienne.
«Au Québec, Paul Martin représentait une nouvelle ère d'ouverture, mais, dans le réel, il a montré des tendances assez centralisatrices. Dans le reste du Canada, il a présenté l'image d'un leader indécis, ayant du mal à choisir ses priorités», a-t-il souligné.
«M. Martin est dans une courbe descendante. Il a dilapidé une bonne partie de son capital politique», croit le président de l'ADQ et professeur de science politique à l'Université Laval.
De son côté, le chef conservateur Stephen Harper a marqué de précieux points durant cette campagne, selon M. Laforest.
«Il est clairement sur une courbe ascendante. Il est apparu comme un leader raisonnable et responsable», évalue-t-il, ajoutant que la campagne de peur menée contre lui par ses adversaires libéraux et bloquistes n'a pas «collé» au Québec.
Haut de la page

