Une fin de campagne sans tracas pour Gilles Duceppe
Le chef bloquiste a fait campagne hier à Brossard et à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, avant de retourner dans sa circonscription de Laurier. — Photo: Pascal Ratthé, Le Devoir
La campagne du chef bloquiste s'est terminée hier sur un air de jazz qu'il a dû savourer. La centaine de militants qui s'étaient entassés dans son local électoral, à Montréal, pouvaient apprécier la musique joyeuse et dansante d'un groupe venu jouer quelques mesures pour féliciter Gilles Duceppe de sa belle campagne électorale. Quelques heures avant, il avait passé une dernière journée sur le terrain plutôt calme et sans tracas.
Le point de presse du matin a eu lieu dans une marina de Longueuil sous les grandes bourrasques qui descendent le fleuve, afin de rappeler que les vents ont toujours été favorables au Bloc durant cette campagne. Gilles Duceppe a enjoint à ses troupes de travailler jusqu'à la dernière minute pour «faire sortir le vote», la grande crainte du parti souverainiste. «Il faut faire un petit effort de plus, ça peut faire la différence, a-t-il dit. On a encore du travail à faire, j'ai besoin de votre aide. Il faut gagner les comtés où la lutte est serrée. Demain, faites en sorte que ce pourquoi on a travaillé se concrétise.»
Selon lui, les gens ont suivi la campagne et sont désireux d'aller voter aujourd'hui. «Le vote par anticipation a été beaucoup plus fort cette année; c'est un indicatif de la volonté des gens, a-t-il affirmé. Je pense qu'on aura un bon taux de participation, car la campagne a été serrée et emballante. Les débats ont été plus corsés que prévu. Il y a un an, tout le monde prédisait une campagne facile pour les libéraux, et ça n'a pas été le cas.»
Gilles Duceppe estime que «les libéraux ont fait leur propre malchance» en dirigeant le pays comme ils l'ont fait durant les dernières années. Il a également fustigé Stephen Harper et Paul Martin qui ont tous les deux affirmé qu'ils passeraient par-dessus la tête du Bloc pour parler directement avec le gouvernement du Québec advenant une victoire éclatante du parti souverainiste. «Ce n'est pas très respectueux de la démocratie ça, a-t-il lancé. Je pense qu'ils sont prêts à dire n'importe quoi pour gagner des votes dans l'Ouest, mais la réalité va les rattraper lundi soir [ce soir].»
Sur la Rive-Sud
En fin de matinée, Gilles Duceppe a brunché avec des militants de Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, leur demandant de faire sortir le vote en faveur du candidat bloquiste, l'acteur Maka Kotto. Ce dernier, à l'image de plusieurs de ses collègues, pourrait emporter une circonscription généralement acquise aux libéraux. Dans l'entourage du chef bloquiste, on parle d'une possibilité de 50 à 55 circonscriptions ce soir, ce qui implique des victoires dans toutes les circonscriptions serrées du Québec.
Maka Kotto, qui a reçu l'appui hier de plusieurs de ses amis acteurs et chanteurs, dont Sylvie Lemay, Nathalie Gascon et Luck Mervil, a affirmé que «le temps de la volonté, du choix et de la sanction était venu». Pour Luck Mervil, il ne fait aucun doute que le combat pour la souveraineté ne peut que continuer, peu importe les résultats du Bloc. «C'est sûr qu'une bonne performance du Bloc montre que c'est possible, a-t-il dit aux journalistes. Tant qu'il y aura des francophones et des gens de partout qui arriveront au Québec en comprenant qu'il y a un peuple bien distinct ici, c'est juste une question de temps avant la souveraineté, c'est inévitable. Il va y avoir un autre référendum.»
Gilles Duceppe a terminé son marathon électoral vers 15h dans sa circonscription de Laurier, remerciant chaleureusement ses bénévoles pour le travail accompli durant son absence. Sous une musique entraînante, les militants débordaient d'enthousiasme à quelques heures d'avoir le verdict de la population. Jusqu'au jour J, Gilles Duceppe n'aura fait aucune fausse note.
Le point de presse du matin a eu lieu dans une marina de Longueuil sous les grandes bourrasques qui descendent le fleuve, afin de rappeler que les vents ont toujours été favorables au Bloc durant cette campagne. Gilles Duceppe a enjoint à ses troupes de travailler jusqu'à la dernière minute pour «faire sortir le vote», la grande crainte du parti souverainiste. «Il faut faire un petit effort de plus, ça peut faire la différence, a-t-il dit. On a encore du travail à faire, j'ai besoin de votre aide. Il faut gagner les comtés où la lutte est serrée. Demain, faites en sorte que ce pourquoi on a travaillé se concrétise.»
Selon lui, les gens ont suivi la campagne et sont désireux d'aller voter aujourd'hui. «Le vote par anticipation a été beaucoup plus fort cette année; c'est un indicatif de la volonté des gens, a-t-il affirmé. Je pense qu'on aura un bon taux de participation, car la campagne a été serrée et emballante. Les débats ont été plus corsés que prévu. Il y a un an, tout le monde prédisait une campagne facile pour les libéraux, et ça n'a pas été le cas.»
Gilles Duceppe estime que «les libéraux ont fait leur propre malchance» en dirigeant le pays comme ils l'ont fait durant les dernières années. Il a également fustigé Stephen Harper et Paul Martin qui ont tous les deux affirmé qu'ils passeraient par-dessus la tête du Bloc pour parler directement avec le gouvernement du Québec advenant une victoire éclatante du parti souverainiste. «Ce n'est pas très respectueux de la démocratie ça, a-t-il lancé. Je pense qu'ils sont prêts à dire n'importe quoi pour gagner des votes dans l'Ouest, mais la réalité va les rattraper lundi soir [ce soir].»
Sur la Rive-Sud
En fin de matinée, Gilles Duceppe a brunché avec des militants de Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, leur demandant de faire sortir le vote en faveur du candidat bloquiste, l'acteur Maka Kotto. Ce dernier, à l'image de plusieurs de ses collègues, pourrait emporter une circonscription généralement acquise aux libéraux. Dans l'entourage du chef bloquiste, on parle d'une possibilité de 50 à 55 circonscriptions ce soir, ce qui implique des victoires dans toutes les circonscriptions serrées du Québec.
Maka Kotto, qui a reçu l'appui hier de plusieurs de ses amis acteurs et chanteurs, dont Sylvie Lemay, Nathalie Gascon et Luck Mervil, a affirmé que «le temps de la volonté, du choix et de la sanction était venu». Pour Luck Mervil, il ne fait aucun doute que le combat pour la souveraineté ne peut que continuer, peu importe les résultats du Bloc. «C'est sûr qu'une bonne performance du Bloc montre que c'est possible, a-t-il dit aux journalistes. Tant qu'il y aura des francophones et des gens de partout qui arriveront au Québec en comprenant qu'il y a un peuple bien distinct ici, c'est juste une question de temps avant la souveraineté, c'est inévitable. Il va y avoir un autre référendum.»
Gilles Duceppe a terminé son marathon électoral vers 15h dans sa circonscription de Laurier, remerciant chaleureusement ses bénévoles pour le travail accompli durant son absence. Sous une musique entraînante, les militants débordaient d'enthousiasme à quelques heures d'avoir le verdict de la population. Jusqu'au jour J, Gilles Duceppe n'aura fait aucune fausse note.
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