D'ex-néo-démocrates devenus candidats libéraux attaquent Jack Layton
21 juin 2004
Canada
Oshawa, Ontario — D'ex-néo-démocrates ont dénoncé hier le refus initial de Jack Layton de dire ce qu'il ferait dans le cas de l'élection d'un gouvernement minoritaire.
Dans une lettre ouverte signée par cinq anciens néo-démocrates devenus candidats libéraux, ceux-ci reprochent au leader du Nouveau Parti démocratique d'avoir «cavalièrement fait fi» des électeurs progressistes et de vouloir «le pouvoir à tout prix». Ils jugent «répréhensible» que M. Layton n'ait pas immédiatement rejeté toute possibilité de travailler avec les conservateurs. Parmi les signataires de la lettre figure l'ex-premier ministre néo-démocrate de la Colombie-Britannique, Ujjal Dosanjh.
Vendredi, interrogé par un journaliste, M. Layton n'avait pas écarté la possibilité de collaborer avec le chef conservateur Stephen Harper si les Canadiens élisaient un gouvernement minoritaire. Plus tard, le même jour, il a désavoué ses propos, soutenant que le NPD n'avait rien en commun avec les conservateurs.
Rapprochement avec le Bloc
M. Layton a réagi à la lettre en affirmant que ce devait être une plaisanterie. La position du NPD est «claire comme du cristal», a-t-il dit aux journalistes à sa sortie d'une activité électorale à Oshawa, en Ontario.
Par ailleurs, M. Layton s'est dit d'avis que les néo-démocrates et le Bloc québécois avaient suffisamment de choses en commun pour que, avec leurs résultats combinés aux élections de la semaine prochaine, ils puissent imposer des dossiers importants pour la gauche, et ce, peu importe le parti au pouvoir.
Les deux partis ne s'entendent pas sur l'avenir du Québec, mais partagent des positions semblables sur plusieurs questions sociales et économiques, a déclaré M. Layton au cours d'une interview accordée à la Presse canadienne, le week-end dernier.
La gauche canadienne — le NPD et le Bloc — n'aura pas joui d'autant d'influence sur le gouvernement depuis des années, prédit-il. «Sur des questions comme le Protocole de Kyoto, le mariage de conjoints de même sexe ou le règlement du problème du déséquilibre fiscal, je pense qu'il y a d'intéressantes synergies qui se dessinent», dit-il.
M. Layton se refuse à discuter de toute coopération officielle avec d'autres partis, y compris le Bloc, avant le jour du scrutin et une consultation avec son caucus. Mais, outre les ressemblances des programmes politiques, il souligne les récents sondages qui montrent la popularité du Bloc au Québec et celle du NPD dans le reste du pays.
Dans cette course électorale serrée, conservateurs et libéraux se disputent le pouvoir dans ce qui sera vraisemblablement un gouvernement minoritaire. Mais les souverainistes du Bloc et le NPD semblent prêts à enregistrer des gains électoraux considérables. Le Parlement risque d'être divisé en quatre, sans qu'aucun parti ne détienne une majorité. Sur des questions comme la protection de l'environnement, le financement de la santé, le retrait du Canada du programme américain de défense antimissiles et la protection des droits des femmes et des homosexuels, le Bloc et le NPD partagent des points de vue communs.
M. Layton, qui a entamé sa dernière semaine de campagne en Ontario, est intervenu à son tour dans la controverse sur le bilinguisme, hier, après les bloquistes et libéraux. Selon le leader du NPD, c'est là la preuve que les Canadiens navigueraient à l'aveuglette s'ils élisaient un gouvernement conservateur refusant de dévoiler clairement ses intentions.
Dans une lettre ouverte signée par cinq anciens néo-démocrates devenus candidats libéraux, ceux-ci reprochent au leader du Nouveau Parti démocratique d'avoir «cavalièrement fait fi» des électeurs progressistes et de vouloir «le pouvoir à tout prix». Ils jugent «répréhensible» que M. Layton n'ait pas immédiatement rejeté toute possibilité de travailler avec les conservateurs. Parmi les signataires de la lettre figure l'ex-premier ministre néo-démocrate de la Colombie-Britannique, Ujjal Dosanjh.
Vendredi, interrogé par un journaliste, M. Layton n'avait pas écarté la possibilité de collaborer avec le chef conservateur Stephen Harper si les Canadiens élisaient un gouvernement minoritaire. Plus tard, le même jour, il a désavoué ses propos, soutenant que le NPD n'avait rien en commun avec les conservateurs.
Rapprochement avec le Bloc
M. Layton a réagi à la lettre en affirmant que ce devait être une plaisanterie. La position du NPD est «claire comme du cristal», a-t-il dit aux journalistes à sa sortie d'une activité électorale à Oshawa, en Ontario.
Par ailleurs, M. Layton s'est dit d'avis que les néo-démocrates et le Bloc québécois avaient suffisamment de choses en commun pour que, avec leurs résultats combinés aux élections de la semaine prochaine, ils puissent imposer des dossiers importants pour la gauche, et ce, peu importe le parti au pouvoir.
Les deux partis ne s'entendent pas sur l'avenir du Québec, mais partagent des positions semblables sur plusieurs questions sociales et économiques, a déclaré M. Layton au cours d'une interview accordée à la Presse canadienne, le week-end dernier.
La gauche canadienne — le NPD et le Bloc — n'aura pas joui d'autant d'influence sur le gouvernement depuis des années, prédit-il. «Sur des questions comme le Protocole de Kyoto, le mariage de conjoints de même sexe ou le règlement du problème du déséquilibre fiscal, je pense qu'il y a d'intéressantes synergies qui se dessinent», dit-il.
M. Layton se refuse à discuter de toute coopération officielle avec d'autres partis, y compris le Bloc, avant le jour du scrutin et une consultation avec son caucus. Mais, outre les ressemblances des programmes politiques, il souligne les récents sondages qui montrent la popularité du Bloc au Québec et celle du NPD dans le reste du pays.
Dans cette course électorale serrée, conservateurs et libéraux se disputent le pouvoir dans ce qui sera vraisemblablement un gouvernement minoritaire. Mais les souverainistes du Bloc et le NPD semblent prêts à enregistrer des gains électoraux considérables. Le Parlement risque d'être divisé en quatre, sans qu'aucun parti ne détienne une majorité. Sur des questions comme la protection de l'environnement, le financement de la santé, le retrait du Canada du programme américain de défense antimissiles et la protection des droits des femmes et des homosexuels, le Bloc et le NPD partagent des points de vue communs.
M. Layton, qui a entamé sa dernière semaine de campagne en Ontario, est intervenu à son tour dans la controverse sur le bilinguisme, hier, après les bloquistes et libéraux. Selon le leader du NPD, c'est là la preuve que les Canadiens navigueraient à l'aveuglette s'ils élisaient un gouvernement conservateur refusant de dévoiler clairement ses intentions.
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