Des femmes s'unissent pour dénoncer les positions d'Harper
14 juin 2004
Canada
Ottawa — Dans une déclaration diffusée hier, 80 personnalités féminines canadiennes s'en prennent au leader conservateur Stephen Harper dont elles dénoncent les positions, notamment son appui à la guerre américaine en Irak, son opposition au Protocole de Kyoto et ses hésitations sur la question du droit à l'avortement et des droits des gais et lesbiennes.
Aux élections du 28 juin, les Canadiens font face à un choix plus décisif qu'à toute autre élection tenue de leur vivant, avance la déclaration, qui a été rédigée principalement par Maude Barlow, du Conseil des Canadiens, et Elizabeth May, du Sierra Club. Nous ne devons pas nous laisser entraîner à élire «une version canadienne de George W. Bush», poursuit la lettre. Un stratège conservateur a minimisé la portée du texte en qualifiant ses signataires de «groupe de femmes et d'organisations qui dépendaient largement du financement du gouvernement libéral». Mme May a répliqué en soulignant qu'elle a déjà travaillé comme conseillère pour le gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney, et qu'elle a voté PC aux dernières élections. Cette fois, selon elle, le nouveau Parti conservateur du Canada, né de la fusion avec l'Alliance canadienne de M. Harper, n'a plus aucune ressemblance avec les anciens conservateurs. «C'est un parti totalement différent», soutient-elle. Les femmes qui ont endossé la déclaration anti-Harper incluent aussi des partisanes bien connues du Nouveau Parti démocratique, comme Judy Rebick, ancienne présidente du Comité canadien d'action sur le statut des femmes, et Judy Darcy, ex-présidente du Syndicat canadien de la Fonction publique.
Aux élections du 28 juin, les Canadiens font face à un choix plus décisif qu'à toute autre élection tenue de leur vivant, avance la déclaration, qui a été rédigée principalement par Maude Barlow, du Conseil des Canadiens, et Elizabeth May, du Sierra Club. Nous ne devons pas nous laisser entraîner à élire «une version canadienne de George W. Bush», poursuit la lettre. Un stratège conservateur a minimisé la portée du texte en qualifiant ses signataires de «groupe de femmes et d'organisations qui dépendaient largement du financement du gouvernement libéral». Mme May a répliqué en soulignant qu'elle a déjà travaillé comme conseillère pour le gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney, et qu'elle a voté PC aux dernières élections. Cette fois, selon elle, le nouveau Parti conservateur du Canada, né de la fusion avec l'Alliance canadienne de M. Harper, n'a plus aucune ressemblance avec les anciens conservateurs. «C'est un parti totalement différent», soutient-elle. Les femmes qui ont endossé la déclaration anti-Harper incluent aussi des partisanes bien connues du Nouveau Parti démocratique, comme Judy Rebick, ancienne présidente du Comité canadien d'action sur le statut des femmes, et Judy Darcy, ex-présidente du Syndicat canadien de la Fonction publique.
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