Le PC promet d'indemniser toutes les victimes du sang contaminé
14 juin 2004
Canada
Ottawa — Un gouvernement conservateur indemniserait ceux qu'on appelle les «victimes oubliées» du scandale du sang contaminé, a affirmé un porte-parole du parti.
Bien accueillie par les représentants des victimes, cette promesse mettrait fin à un litige qui se poursuit des années après que des milliers de Canadiens eurent été infectés par le virus de l'hépatite C, présent dans du sang contaminé.
Le gouvernement libéral fédéral avait choisi d'exclure les victimes infectées avant 1986 ou après 1990 du programme d'indemnisation fédéral-provincial de 1,1 milliard de dollars, convenu en mars 1998.
Dans une entrevue, un conseiller du chef conservateur Stephen Harper, Grant Hill, a soutenu que la discrimination des victimes selon la date à laquelle elles ont été infectées demeurait moralement indéfendable. Il a ajouté que l'élargissement de la couverture ne coûterait pas plus cher, puisqu'il reste toujours un milliard dans le fonds d'indemnisation.
«L'argent réservé aux victimes de 1986-1990 suffit amplement à dédommager ceux qui sont exclus, a-t-il déclaré. Il ne s'agit pas d'un fardeau supplémentaire pour les contribuables.»
Lors des débats sur l'indemnisation aux Communes, le ministre fédéral de la Santé d'alors, Allan Rock, avait répété que le gouvernement ne pouvait rien faire avant 1986 pour prévenir la contamination des approvisionnements sanguins.
Depuis lors, la preuve a été faite qu'une méthode de dépistage qui aurait pu ralentir la contamination avait été mise au point dès le début des années 1980. Les autorités canadiennes savaient que des experts américains recommandaient l'usage de ce test en 1981.
M. Rock avait aussi avancé que le dédommagement de toutes les victimes entraînerait la faillite du système de santé. Il estimait qu'il y avait 44 000 victimes de l'hépatite C à cause du sang contaminé. Quelque 20 000 d'entre elles étaient admissibles au programme, et 22 000 n'y étaient pas. Mais, plus de quatre ans après la mise en vigueur du programme, seulement 8968 réclamations ont été autorisées, provenant soit des victimes ou des familles de celles qui sont décédées. Les sommes accordées totalisent seulement 371 millions sur 1,1 milliard. «Ils ont fait des calculs au hasard, a poursuivi M. Hill. De toute évidence, le nombre de victimes estimé excède de loin la réalité. Il est clair qu'il reste assez d'argent pour tout le monde.»
Un avocat qui a défendu les personnes contaminées, David Harvey, a salué la promesse conservatrice. «Tout repose maintenant sur la rapidité de l'entrée en vigueur de cet élargissement, a-t-il expliqué.
Bien accueillie par les représentants des victimes, cette promesse mettrait fin à un litige qui se poursuit des années après que des milliers de Canadiens eurent été infectés par le virus de l'hépatite C, présent dans du sang contaminé.
Le gouvernement libéral fédéral avait choisi d'exclure les victimes infectées avant 1986 ou après 1990 du programme d'indemnisation fédéral-provincial de 1,1 milliard de dollars, convenu en mars 1998.
Dans une entrevue, un conseiller du chef conservateur Stephen Harper, Grant Hill, a soutenu que la discrimination des victimes selon la date à laquelle elles ont été infectées demeurait moralement indéfendable. Il a ajouté que l'élargissement de la couverture ne coûterait pas plus cher, puisqu'il reste toujours un milliard dans le fonds d'indemnisation.
«L'argent réservé aux victimes de 1986-1990 suffit amplement à dédommager ceux qui sont exclus, a-t-il déclaré. Il ne s'agit pas d'un fardeau supplémentaire pour les contribuables.»
Lors des débats sur l'indemnisation aux Communes, le ministre fédéral de la Santé d'alors, Allan Rock, avait répété que le gouvernement ne pouvait rien faire avant 1986 pour prévenir la contamination des approvisionnements sanguins.
Depuis lors, la preuve a été faite qu'une méthode de dépistage qui aurait pu ralentir la contamination avait été mise au point dès le début des années 1980. Les autorités canadiennes savaient que des experts américains recommandaient l'usage de ce test en 1981.
M. Rock avait aussi avancé que le dédommagement de toutes les victimes entraînerait la faillite du système de santé. Il estimait qu'il y avait 44 000 victimes de l'hépatite C à cause du sang contaminé. Quelque 20 000 d'entre elles étaient admissibles au programme, et 22 000 n'y étaient pas. Mais, plus de quatre ans après la mise en vigueur du programme, seulement 8968 réclamations ont été autorisées, provenant soit des victimes ou des familles de celles qui sont décédées. Les sommes accordées totalisent seulement 371 millions sur 1,1 milliard. «Ils ont fait des calculs au hasard, a poursuivi M. Hill. De toute évidence, le nombre de victimes estimé excède de loin la réalité. Il est clair qu'il reste assez d'argent pour tout le monde.»
Un avocat qui a défendu les personnes contaminées, David Harvey, a salué la promesse conservatrice. «Tout repose maintenant sur la rapidité de l'entrée en vigueur de cet élargissement, a-t-il expliqué.
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