La décision d'Élection Canada aura peu d'influence sur les électeurs
12 juin 2004
Canada
Ottawa — En raison d'une décision rendue il y a un an par une cour de la Colombie-Britannique, des électeurs de certaines régions connaîtront les résultats du prochain scrutin fédéral dans d'autres coins du pays avant qu'ils n'aient eux-mêmes voté, le 28 juin.
Toutefois, il est peu probable que cette connaissance partielle des résultats, sans précédent, ait beaucoup d'effet sur l'issue des élections à l'échelle nationale, affirment des politiciens et des spécialistes de la chose politique.
«Je crois que notre démocratie va survivre», a indiqué hier Nelson Wiseman, politologue à l'université de Toronto. «Je crois que l'impact en a été grandement exagéré.»
Les porte-parole des partis libéral, conservateur et néo-démocrate ont dit partager cette opinion, affirmant que leurs formations respectives ne comptent pas modifier leur campagne afin d'influencer le vote.
La question a été soulevée jeudi alors que le directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, a annoncé qu'Élections Canada cessera d'appliquer les dispositions juridiques qui interdisent la diffusion prématurée des résultats électoraux dans les circonscriptions où tous les bureaux de scrutin ne sont pas encore fermés.
L'an dernier, la Cour suprême de la Colombie-Britannique s'était opposée à l'amende de 1000 $ imposée à Mike Bryant, de Coquitlam, pour avoir diffusé sur Internet les résultats du vote dans l'est du pays lors des élections d'il y a quatre ans, ce qui avait alors permis aux électeurs de l'Ouest d'en prendre connaissance.
L'autorisation d'en appeler de la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique devant la Cour d'appel de cette même province a été accordée, mais l'appel n'a pas encore été entendu. La décision de la Cour suprême sera appliquée dans l'ensemble du pays pendant les élections générales de cette année, en attendant la décision du tribunal d'appel.
Toutefois, il est peu probable que cette connaissance partielle des résultats, sans précédent, ait beaucoup d'effet sur l'issue des élections à l'échelle nationale, affirment des politiciens et des spécialistes de la chose politique.
«Je crois que notre démocratie va survivre», a indiqué hier Nelson Wiseman, politologue à l'université de Toronto. «Je crois que l'impact en a été grandement exagéré.»
Les porte-parole des partis libéral, conservateur et néo-démocrate ont dit partager cette opinion, affirmant que leurs formations respectives ne comptent pas modifier leur campagne afin d'influencer le vote.
La question a été soulevée jeudi alors que le directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, a annoncé qu'Élections Canada cessera d'appliquer les dispositions juridiques qui interdisent la diffusion prématurée des résultats électoraux dans les circonscriptions où tous les bureaux de scrutin ne sont pas encore fermés.
L'an dernier, la Cour suprême de la Colombie-Britannique s'était opposée à l'amende de 1000 $ imposée à Mike Bryant, de Coquitlam, pour avoir diffusé sur Internet les résultats du vote dans l'est du pays lors des élections d'il y a quatre ans, ce qui avait alors permis aux électeurs de l'Ouest d'en prendre connaissance.
L'autorisation d'en appeler de la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique devant la Cour d'appel de cette même province a été accordée, mais l'appel n'a pas encore été entendu. La décision de la Cour suprême sera appliquée dans l'ensemble du pays pendant les élections générales de cette année, en attendant la décision du tribunal d'appel.
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