Layton voit maintenant des similitudes entre le NPD et le Bloc
10 juin 2004
Canada
Le chef du NPD, Jack Layton, nie avoir utilisé l'expression «pacte avec le diable» pour décrire une alliance possible entre le Parti conservateur et le Bloc québécois et trace même des rapprochements entre certaines idées du Bloc et de son parti.
«Je n'ai pas utilisé ce mot ["diable"] du tout», s'est défendu M. Layton en entrevue à la radio française de Radio-Canada depuis Sault Sainte Marie hier.
Loin de diaboliser le Bloc québécois, M. Layton a relevé des ressemblances avec les positions politiques de son parti, notamment en faveur d'une loi antibriseurs de grève au palier fédéral ou en faveur des droits des autochtones. «Nous avons travaillé avec le Bloc de temps en temps. De temps en temps, nos attitudes sont presque les mêmes», a fait remarquer le chef du Nouveau Parti démocratique.
Son discours, qui reconnaissait le déséquilibre fiscal et l'existence du peuple québécois, était d'ailleurs de nature à plaire aux nationalistes québécois. «Oui, absolument. Il y a un peuple québécois. Le Québec est une nation», a-t-il répondu à un auditeur de Montréal qui l'a interrogé en direct sur les ondes.
Déséquilibre fiscal
M. Layton reconnaît l'existence d'un déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces mais n'est cependant pas prêt à transférer des points d'impôt aux provinces pour combler le fossé.
Il lui préfère un transfert de fonds, gardant au gouvernement fédéral la possibilité de «créer de grands objectifs pour la société canadienne», comme le maintien de la paix et la construction de logements sociaux, pour ensuite transférer les fonds nécessaires aux provinces. Il fait valoir qu'un transfert de points d'impôt nécessiterait de longues discussions constitutionnelles, ce qui ne construirait pas plus de logements sociaux dans l'intervalle.
«Je n'ai pas utilisé ce mot ["diable"] du tout», s'est défendu M. Layton en entrevue à la radio française de Radio-Canada depuis Sault Sainte Marie hier.
Loin de diaboliser le Bloc québécois, M. Layton a relevé des ressemblances avec les positions politiques de son parti, notamment en faveur d'une loi antibriseurs de grève au palier fédéral ou en faveur des droits des autochtones. «Nous avons travaillé avec le Bloc de temps en temps. De temps en temps, nos attitudes sont presque les mêmes», a fait remarquer le chef du Nouveau Parti démocratique.
Son discours, qui reconnaissait le déséquilibre fiscal et l'existence du peuple québécois, était d'ailleurs de nature à plaire aux nationalistes québécois. «Oui, absolument. Il y a un peuple québécois. Le Québec est une nation», a-t-il répondu à un auditeur de Montréal qui l'a interrogé en direct sur les ondes.
Déséquilibre fiscal
M. Layton reconnaît l'existence d'un déséquilibre fiscal entre le fédéral et les provinces mais n'est cependant pas prêt à transférer des points d'impôt aux provinces pour combler le fossé.
Il lui préfère un transfert de fonds, gardant au gouvernement fédéral la possibilité de «créer de grands objectifs pour la société canadienne», comme le maintien de la paix et la construction de logements sociaux, pour ensuite transférer les fonds nécessaires aux provinces. Il fait valoir qu'un transfert de points d'impôt nécessiterait de longues discussions constitutionnelles, ce qui ne construirait pas plus de logements sociaux dans l'intervalle.
Haut de la page

