Copps fait campagne pour ses amis
9 juin 2004
Canada
Photo : Agence Reuters
Sheila Copps est allée donner un coup de pouce à Carole-Marie Allard, candidate libérale dans Alfred-Pellan.
Laval — De passage à Laval hier pour épauler la candidate libérale dans Alfred-Pellan, Carole-Marie Allard, l'ancienne ministre Sheila Copps a invité les électeurs à se méfier «des inconnues» du programme du Parti conservateur.
«Dans la plate-forme des conservateurs, il y a très peu qui est connu. Méfiez-vous donc des inconnues», a lancé l'ancienne ministre du Patrimoine, devant un auditoire de personnes âgées dans une résidence pour aînés de Laval.
Mme Copps, qui n'est pas candidate aux présentes élections, fait tout de même campagne pour aider ses «amis» libéraux, dont Carole-Marie Allard, qui était sa secrétaire parlementaire.
En conférence de presse, elle a elle-même blagué sur un reste de ressentiment qu'elle éprouvait pour la façon dont elle a été traitée par certaines personnes au Parti libéral, mais a affirmé qu'elle tenait tout de même à faire campagne pour «la grande famille libérale» et pour ses idéaux.
En riant, elle a tracé un parallèle entre une pierre au rein, dont elle a souffert récemment, et ce ressentiment. Elle a raconté avoir lu dans un livre sur l'homéopathie que les pierres au rein proviennent de la rancune et du stress. Maintenant, cette pierre est passée, cela va mieux et elle fait campagne, a-t-elle relaté de façon imagée.
D'ailleurs, malgré maintes questions en ce sens des journalistes, Mme Copps n'a pas critiqué la campagne libérale, ni Paul Martin, ni Jean Lapierre, son lieutenant au Québec. «Notre parti doit être le conservatoire de ce qu'on a fait depuis 10 ans. On a besoin de bons libéraux», a-t-elle objecté, noircissant plutôt le programme conservateur sur l'avortement, sur les investissements en matière de culture et sur les droits des femmes.
Mme Copps a à peine écorché le Bloc québécois, qui est pourtant le seul véritable ennemi des libéraux au Québec. «En votant Bloc, ça aide l'arrivée des conservateurs.»
Mme Copps continuera de faire campagne çà et là pour des amis personnels. C'est d'ailleurs Carole-Marie Allard qui l'avait personnellement invitée dans sa circonscription.
À ses côtés, Mme Allard a été plus explicite dans ses critiques contre Jean Lapierre. Sans le nommer toutefois, elle a affirmé qu'elle était lasse des «combats de coqs» au sein du parti, qu'il fallait faire un virage, changer le style de campagne pour aborder plutôt le contenu, les idées.
«Dans la plate-forme des conservateurs, il y a très peu qui est connu. Méfiez-vous donc des inconnues», a lancé l'ancienne ministre du Patrimoine, devant un auditoire de personnes âgées dans une résidence pour aînés de Laval.
Mme Copps, qui n'est pas candidate aux présentes élections, fait tout de même campagne pour aider ses «amis» libéraux, dont Carole-Marie Allard, qui était sa secrétaire parlementaire.
En conférence de presse, elle a elle-même blagué sur un reste de ressentiment qu'elle éprouvait pour la façon dont elle a été traitée par certaines personnes au Parti libéral, mais a affirmé qu'elle tenait tout de même à faire campagne pour «la grande famille libérale» et pour ses idéaux.
En riant, elle a tracé un parallèle entre une pierre au rein, dont elle a souffert récemment, et ce ressentiment. Elle a raconté avoir lu dans un livre sur l'homéopathie que les pierres au rein proviennent de la rancune et du stress. Maintenant, cette pierre est passée, cela va mieux et elle fait campagne, a-t-elle relaté de façon imagée.
D'ailleurs, malgré maintes questions en ce sens des journalistes, Mme Copps n'a pas critiqué la campagne libérale, ni Paul Martin, ni Jean Lapierre, son lieutenant au Québec. «Notre parti doit être le conservatoire de ce qu'on a fait depuis 10 ans. On a besoin de bons libéraux», a-t-elle objecté, noircissant plutôt le programme conservateur sur l'avortement, sur les investissements en matière de culture et sur les droits des femmes.
Mme Copps a à peine écorché le Bloc québécois, qui est pourtant le seul véritable ennemi des libéraux au Québec. «En votant Bloc, ça aide l'arrivée des conservateurs.»
Mme Copps continuera de faire campagne çà et là pour des amis personnels. C'est d'ailleurs Carole-Marie Allard qui l'avait personnellement invitée dans sa circonscription.
À ses côtés, Mme Allard a été plus explicite dans ses critiques contre Jean Lapierre. Sans le nommer toutefois, elle a affirmé qu'elle était lasse des «combats de coqs» au sein du parti, qu'il fallait faire un virage, changer le style de campagne pour aborder plutôt le contenu, les idées.
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