Martin a provoqué la mort de sans-abri, répète Layton
Photo : Jacques Nadeau
«Il est temps de bâtir une société verte et prospère qui n’abandonne personne à son sort», a déclaré Jack Layton.
Loin de retirer ses paroles, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a réitéré hier soir lors de son passage à Montréal que Paul Martin est responsable de la mort de sans-abri parce qu'il s'est désengagé du domaine du logement social.
Selon lui, le premier ministre Martin ne peut pas nier que sa décision de procéder à des compressions alors qu'il était ministre des Finances a eu de «terribles» conséquences pour les sans-abris de Toronto. «Contrairement à l'affirmation de M. Martin, je ne me suis pas condamné par de telles remarques. Par ses choix, M. Martin a lui-même condamné des gens qui vivaient et qui sont morts dans la rue», a-t-il affirmé devant plus de 300 jeunes partisans enthousiastes réunis au centre-ville de Montréal.
Plus tôt en journée, le chef libéral, qui faisait campagne à Victoria, en Colombie-Britannique, n'a pas laissé passer l'occasion de répliquer à son adversaire dans une région où le NPD place les libéraux sur la corde raide. «J'ai questionné les idées de mes adversaires et je vais continuer de questionner les idées de mes adversaires, a affirmé Paul Martin. Cela étant dit, soyons clairs, on ne devrait pas attaquer le personnage.»
M. Martin estime que ce type de commentaire «en dit plus sur M. Layton que sur autre chose» et que cela nuit à tous les politiciens. «C'est une des raisons, je pense, pourquoi les jeunes sont déçus de la politique», a mentionné Paul Martin.
Jack Layton a rejeté ces critiques et rappelé que son adversaire doit assumer la responsabilité de ses actes. De plus, une campagne électorale doit permettre de discuter des vrais dossiers.
Le chef néo-démocrate a toutefois précisé que ses commentaires ne s'appliquent pas à Montréal où la situation des sans-abris n'a pas la même ampleur qu'à Toronto. «Au Québec, vous avez eu un gouvernement provincial qui a continué à construire des logements sociaux. [...] Mais après les décisions du gouvernement Charest, on va voir une augmentation des sans-abris», a-t-il prédit.
Jack Layton a martelé qu'il est «temps de bâtir une société prospère qui n'abandonne personne à son sort». Devant ses militants, Jack Layton s'est dit désolé que Paul Martin ait mis dix ans à se montrer sensible, à comprendre que les malades subissent des délais d'attente pour obtenir une chirurgie, que des familles soutiennent un parent malade à la maison, que les «grosses sociétés à but lucratif ont pénétré tout le système de santé». «M. Martin, vos promesses, c'est trop peu trop tard. Dix ans trop tard», a lancé le chef néo-démocrate.
Selon M. Layton, qui tente de séduire la population du Québec après que le NPD l'eut ignorée depuis plusieurs années, «l'expression la plus flagrante du mépris de M. Martin à l'endroit des Québécois, c'est le scandale des commandites. [...] On ne peut pas bâtir un pays avec de la corruption, des logos ou des messages publicitaires», a-t-il fait valoir.
M. Layton a invité les Québécois à choisir le NPD afin de bâtir des services de santé, une solidarité sociale et une prospérité dignes de ce nom. Cette fois-ci, le Parti libéral ne mérite pas un chèque en blanc, a affirmé le chef néo-démocrate. «Je veux tendre la main aux Québécois car les institutions et les acquis sociaux du Québec sont mis en danger par les gouvernements libéraux de droite, tant au Québec qu'au niveau fédéral», a-t-il soutenu.
M. Layton a poursuivi en vantant les programmes sociaux disponibles au Québec, qui «est la locomotive sociale au Canada». Selon lui, le Québec, pour d'autres provinces, est un exemple à suivre qu'il faut reconnaître, «le tout dans le cadre d'un fédéralisme flexible, ouvert et coopératif».
Et dans la vision du NPD, le Bloc québécois n'est pas une option valable, de là l'importance de «bâtir une alternative sociale-démocrate». «Mes amis, on a fait le tour du Bloc. Il est temps de regrouper les progressistes du Canada et les progressistes du Québec, peu importe l'horizon politique d'où ils proviennent», a fait valoir Jack Layton.«C'est le temps de jeter un coup d'oeil au NPD», a-t-il conclu.
Avec la Presse canadienne
Selon lui, le premier ministre Martin ne peut pas nier que sa décision de procéder à des compressions alors qu'il était ministre des Finances a eu de «terribles» conséquences pour les sans-abris de Toronto. «Contrairement à l'affirmation de M. Martin, je ne me suis pas condamné par de telles remarques. Par ses choix, M. Martin a lui-même condamné des gens qui vivaient et qui sont morts dans la rue», a-t-il affirmé devant plus de 300 jeunes partisans enthousiastes réunis au centre-ville de Montréal.
Plus tôt en journée, le chef libéral, qui faisait campagne à Victoria, en Colombie-Britannique, n'a pas laissé passer l'occasion de répliquer à son adversaire dans une région où le NPD place les libéraux sur la corde raide. «J'ai questionné les idées de mes adversaires et je vais continuer de questionner les idées de mes adversaires, a affirmé Paul Martin. Cela étant dit, soyons clairs, on ne devrait pas attaquer le personnage.»
M. Martin estime que ce type de commentaire «en dit plus sur M. Layton que sur autre chose» et que cela nuit à tous les politiciens. «C'est une des raisons, je pense, pourquoi les jeunes sont déçus de la politique», a mentionné Paul Martin.
Jack Layton a rejeté ces critiques et rappelé que son adversaire doit assumer la responsabilité de ses actes. De plus, une campagne électorale doit permettre de discuter des vrais dossiers.
Le chef néo-démocrate a toutefois précisé que ses commentaires ne s'appliquent pas à Montréal où la situation des sans-abris n'a pas la même ampleur qu'à Toronto. «Au Québec, vous avez eu un gouvernement provincial qui a continué à construire des logements sociaux. [...] Mais après les décisions du gouvernement Charest, on va voir une augmentation des sans-abris», a-t-il prédit.
Jack Layton a martelé qu'il est «temps de bâtir une société prospère qui n'abandonne personne à son sort». Devant ses militants, Jack Layton s'est dit désolé que Paul Martin ait mis dix ans à se montrer sensible, à comprendre que les malades subissent des délais d'attente pour obtenir une chirurgie, que des familles soutiennent un parent malade à la maison, que les «grosses sociétés à but lucratif ont pénétré tout le système de santé». «M. Martin, vos promesses, c'est trop peu trop tard. Dix ans trop tard», a lancé le chef néo-démocrate.
Selon M. Layton, qui tente de séduire la population du Québec après que le NPD l'eut ignorée depuis plusieurs années, «l'expression la plus flagrante du mépris de M. Martin à l'endroit des Québécois, c'est le scandale des commandites. [...] On ne peut pas bâtir un pays avec de la corruption, des logos ou des messages publicitaires», a-t-il fait valoir.
M. Layton a invité les Québécois à choisir le NPD afin de bâtir des services de santé, une solidarité sociale et une prospérité dignes de ce nom. Cette fois-ci, le Parti libéral ne mérite pas un chèque en blanc, a affirmé le chef néo-démocrate. «Je veux tendre la main aux Québécois car les institutions et les acquis sociaux du Québec sont mis en danger par les gouvernements libéraux de droite, tant au Québec qu'au niveau fédéral», a-t-il soutenu.
M. Layton a poursuivi en vantant les programmes sociaux disponibles au Québec, qui «est la locomotive sociale au Canada». Selon lui, le Québec, pour d'autres provinces, est un exemple à suivre qu'il faut reconnaître, «le tout dans le cadre d'un fédéralisme flexible, ouvert et coopératif».
Et dans la vision du NPD, le Bloc québécois n'est pas une option valable, de là l'importance de «bâtir une alternative sociale-démocrate». «Mes amis, on a fait le tour du Bloc. Il est temps de regrouper les progressistes du Canada et les progressistes du Québec, peu importe l'horizon politique d'où ils proviennent», a fait valoir Jack Layton.«C'est le temps de jeter un coup d'oeil au NPD», a-t-il conclu.
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