mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Richelieu - Ailleurs c'est l'asphalte, ici ce sont les jobs

Kathleen Lévesque   26 mai 2004  Canada
Il n'est pas facile de s'attaquer à une majorité de 11 000 voix. Les libéraux de la circonscription de Richelieu le savent et se présentent comme une solution pour freiner les fermetures d'usines de la région.

«Depuis que le comté est dans l'opposition, on a perdu six ou sept usines. Moi je dis aux citoyens: arrêtez de sauver la job du député du Bloc et sauvez vos jobs», a lancé hier la candidate du Parti libéral du Canada, Ghislaine Provencher.

À une quarantaine de militants âgés, sagement alignés dans le local électoral de Sorel et inquiets de l'éventuelle fermeture de l'aciérie Atlas Steel, Mme Provencher a expliqué qu'une députée de l'équipe gouvernementale pouvait faire la différence. Quelques minutes plus tôt, le député-ministre Denis Paradis, venu prêter main-forte à sa collègue de Richelieu, a également misé sur les avantages de «voter du bon bord». «On peut passer notre message directement au premier ministre», a argué M. Paradis.

Ce dernier a décoché quelques flèches à l'endroit du Bloc québécois et du député Louis Plamondon, élu une première fois en 1984 sous la bannière conservatrice. De M. Plamondon, Denis Paradis a rappelé qu'il n'avait jamais soulever de solutions constructives. Toujours sur ce thème de l'inutilité du Bloc québécois parqué dans l'opposition éternelle, M. Paradis a cherché à ridiculiser le slogan bloquiste «Un parti propre au Québec». «C'est proposé par un parti propre à rien», a laissé tomber M. Paradis, sans toutefois aborder le périlleux dossier des commandites.

Parmi les militants, pourtant, on reconnaissait hier que ce scandale avait engraissé des amis du parti et que cela avait laissé bien des égratignures. Cela dit, on rappelait l'importance de mettre de côté ces problèmes pour se concentrer sur l'unité du Canada. «C'est du venin, de la cupidité et de la stupidité. Je ne sais pas s'il reste ou non de ces gens-là au parti mais ils savent maintenant que ça ne passera plus. Moi, j'ai confiance en M. Martin», a affirmé Chantal Cardin, une militante qui travaille dans l'organisation de Mme Provencher.

D'ailleurs, Mme Cardin n'avait que des bons mots pour la candidate. «C'est une femme parfaite. Elle est productrice agricole, elle a quatre bureaux d'assurances et c'est une convertie. Elle a vu qu'en affaires, on ne peut pas avancer avec la séparation du Québec», a-t-elle souligné.

Mais la côte à remonter pour évincer le député Plamondon n'apparaît pas facile. Qu'importe, Ghislaine Provencher est une femme décidée et elle était fière hier de souligner que son équipe avait gagné une première étape: la bataille des pancartes.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009