Le Bloc courtise les jeunes
Non seulement les bloquistes multiplieront les visites dans les bars du Québec, mais ils inciteront les jeunes à aller voter quand bon leur semble
25 mai 2004
Canada
Le Bloc québécois a beau être en avance dans les sondages, la vraie victoire est encore loin. C'est avec dure vérité en tête que le chef Gilles Duceppe a présenté ses candidats de moins de 35 ans, hier matin, dans l'espoir de mobiliser la jeunesse qui ne va pas voter.
«La réalité, c'est que seulement 33 % des jeunes Québécois se sont prévalus de leur droit de vote au scrutin de 2000», a reconnu le «jeune» député bloquiste de Rosemont-Petite-Patrie, Bernard Bigras, lors d'un petit rassemblement au bar-spectacle Le Lion d'Or, dans la circonscription montréalaise de M. Duceppe. «Ce n'est pas une inquiétude, mais une préoccupation saine», a précisé le chef bloquiste.
Le problème est d'autant plus criant pour le Bloc que les jeunes sont généralement plus souverainistes que le reste de la population. Le jour du vote, le 28 juin, le parti risque donc de décevoir par rapport au portrait dessiné par les sondages favorables.
«On doit aller chercher un maximum de jeunes, parce que ça ne sera pas facile le 28 juin, a lancé le député de Jonquière, Sébastien Gagnon. C'est une date qui s'approche des vacances, entre la Saint-Jean-Baptiste et la période des déménagements...»
«Ce n'est pas parce qu'ils [les libéraux] ont mis le vote le 28 qu'on n'ira pas voter, a toutefois martelé Gilles Duceppe. Vous avez une tâche à faire: mobiliser les jeunes.»
La date du scrutin pose une contrainte bien réelle au Bloc: les universitaires et les cégépiens ont déjà quitté les campus, de sorte que les candidats devront se rabattre sur les écoles techniques pour faire leurs tournées électorales.
«Mais il y a beaucoup de jeunes qui ne sont pas à l'école et qui travaillent, a souligné le chef bloquiste. Il faut les rejoindre. Et les jeunes qui n'ont pas d'emploi, il faut leur parler.»
Le Bloc présente 17 candidats de moins de 35 ans, dont quatre qui sont déjà députés. Les jeunes comptent donc pour un peu plus de 22 % des 75 candidats bloquistes. Plusieurs d'entre eux, cependant, mèneront un combat perdu d'avance dans des bastions libéraux.
Stratégie
Pour que le vote des jeunes s'exprime, le Bloc s'est doté d'une stratégie audacieuse. Non seulement les bloquistes multiplieront les visites dans les bars du Québec, mais ils inciteront les jeunes à aller voter quand bon leur semble, avant le vote par anticipation s'il le faut, en se présentant au bureau du directeur du scrutin de leur circonscription.
«On doit développer des pratiques et des moyens exceptionnels pour tenir en compte une date exceptionnelle, a expliqué M. Bigras. Il est clair que ça va nous forcer à faire campagne de façon tout à fait différente qu'on a pu le faire par les années passées.»
L'organisation bloquiste se défend toutefois d'avoir l'intention de recourir systématiquement à cette méthode peu connue.
«Il ne faut pas utiliser les bureaux de directeurs de scrutin de façon excessive, parce qu'il y a un danger qu'ils ne puissent pas prendre l'affluence, a expliqué Bernard Bigras. [...] Il n'est pas question pour nous que les bureaux de directeurs de scrutin deviennent automatiquement des lieux de vote, mais il faut que les citoyens sachent que la loi le permet.»
Au-delà de la stratégie politique, le vote des jeunes est essentiel au bon fonctionnement de la démocratie, a insisté M. Duceppe.
«Il faut que les jeunes s'occupent de la politique, sinon la politique va s'occuper d'eux», a-t-il soutenu.
Hier après-midi, Gilles Duceppe devait participer, à Sorel-Tracy, à un événement visant à dénoncer tout projet d'élargissement de la Voie maritime du Saint-Laurent. En soirée, il était à Pierreville pour assister à l'assemblée d'investiture du député de Richelieu, Louis Plamondon, en présence de l'ex-ministre péquiste Sylvain Simard.
«La réalité, c'est que seulement 33 % des jeunes Québécois se sont prévalus de leur droit de vote au scrutin de 2000», a reconnu le «jeune» député bloquiste de Rosemont-Petite-Patrie, Bernard Bigras, lors d'un petit rassemblement au bar-spectacle Le Lion d'Or, dans la circonscription montréalaise de M. Duceppe. «Ce n'est pas une inquiétude, mais une préoccupation saine», a précisé le chef bloquiste.
Le problème est d'autant plus criant pour le Bloc que les jeunes sont généralement plus souverainistes que le reste de la population. Le jour du vote, le 28 juin, le parti risque donc de décevoir par rapport au portrait dessiné par les sondages favorables.
«On doit aller chercher un maximum de jeunes, parce que ça ne sera pas facile le 28 juin, a lancé le député de Jonquière, Sébastien Gagnon. C'est une date qui s'approche des vacances, entre la Saint-Jean-Baptiste et la période des déménagements...»
«Ce n'est pas parce qu'ils [les libéraux] ont mis le vote le 28 qu'on n'ira pas voter, a toutefois martelé Gilles Duceppe. Vous avez une tâche à faire: mobiliser les jeunes.»
La date du scrutin pose une contrainte bien réelle au Bloc: les universitaires et les cégépiens ont déjà quitté les campus, de sorte que les candidats devront se rabattre sur les écoles techniques pour faire leurs tournées électorales.
«Mais il y a beaucoup de jeunes qui ne sont pas à l'école et qui travaillent, a souligné le chef bloquiste. Il faut les rejoindre. Et les jeunes qui n'ont pas d'emploi, il faut leur parler.»
Le Bloc présente 17 candidats de moins de 35 ans, dont quatre qui sont déjà députés. Les jeunes comptent donc pour un peu plus de 22 % des 75 candidats bloquistes. Plusieurs d'entre eux, cependant, mèneront un combat perdu d'avance dans des bastions libéraux.
Stratégie
Pour que le vote des jeunes s'exprime, le Bloc s'est doté d'une stratégie audacieuse. Non seulement les bloquistes multiplieront les visites dans les bars du Québec, mais ils inciteront les jeunes à aller voter quand bon leur semble, avant le vote par anticipation s'il le faut, en se présentant au bureau du directeur du scrutin de leur circonscription.
«On doit développer des pratiques et des moyens exceptionnels pour tenir en compte une date exceptionnelle, a expliqué M. Bigras. Il est clair que ça va nous forcer à faire campagne de façon tout à fait différente qu'on a pu le faire par les années passées.»
L'organisation bloquiste se défend toutefois d'avoir l'intention de recourir systématiquement à cette méthode peu connue.
«Il ne faut pas utiliser les bureaux de directeurs de scrutin de façon excessive, parce qu'il y a un danger qu'ils ne puissent pas prendre l'affluence, a expliqué Bernard Bigras. [...] Il n'est pas question pour nous que les bureaux de directeurs de scrutin deviennent automatiquement des lieux de vote, mais il faut que les citoyens sachent que la loi le permet.»
Au-delà de la stratégie politique, le vote des jeunes est essentiel au bon fonctionnement de la démocratie, a insisté M. Duceppe.
«Il faut que les jeunes s'occupent de la politique, sinon la politique va s'occuper d'eux», a-t-il soutenu.
Hier après-midi, Gilles Duceppe devait participer, à Sorel-Tracy, à un événement visant à dénoncer tout projet d'élargissement de la Voie maritime du Saint-Laurent. En soirée, il était à Pierreville pour assister à l'assemblée d'investiture du député de Richelieu, Louis Plamondon, en présence de l'ex-ministre péquiste Sylvain Simard.
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