Martin suggère aux provinces d'augmenter leurs impôts
5 mai 2004
Canada
Québec — Le premier ministre du Canada, Paul Martin, invite les provinces à combler leurs besoins financiers en ajustant «leurs recettes à leurs responsabilités».
«Les provinces canadiennes jouissent des pouvoirs et de l'indépendance prévus par la Constitution pour faire leurs propres choix concernant les impôts, les dépenses et la dette. Les provinces disposent de la marge de manoeuvre voulue pour faire en sorte que leurs recettes correspondent à leurs responsabilités en matière de dépenses», écrit M. Martin dans une lettre transmise au président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet. Ce dernier a rendu public le document, hier.
La lettre de M. Martin constitue la réponse du premier ministre fédéral à une motion votée unanimement par l'Assemblée nationale. La motion demandait au gouvernement fédéral de «reconnaître le déséquilibre fiscal» qui existe au Canada et de prendre les mesures requises pour le corriger.
Ottawa «est déterminé à développer avec les provinces un nouveau partenariat qui met l'accent sur l'intérêt des Canadiens», affirme le chef du gouvernement fédéral.
M. Martin reconnaît aussi «les pressions financières subies par les provinces dans plusieurs domaines prioritaires, dont la santé». Les engagements fédéraux ont consisté à avoir versé deux milliards supplémentaires pour la santé l'an dernier et à accepter de débattre d'«un plan d'action à long terme» au cours de l'été prochain.
Mais le premier ministre fédéral rappelle aux provinces que c'est à elles d'utiliser la marge de manoeuvre que leur reconnaît la Constitution pour récolter les recettes dont elles ont besoin pour faire face à leurs dépenses en santé.
Tous les gouvernements québécois des dernières années rejettent pourtant l'hypothèse de hausser davantage les impôts ou de recommencer à faire des déficits comblés par des emprunts. Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a maintes fois exclu toute hausse d'impôt pour les Québécois, qu'il considère comme les citoyens les plus imposés en Amérique du Nord.
«Les provinces canadiennes jouissent des pouvoirs et de l'indépendance prévus par la Constitution pour faire leurs propres choix concernant les impôts, les dépenses et la dette. Les provinces disposent de la marge de manoeuvre voulue pour faire en sorte que leurs recettes correspondent à leurs responsabilités en matière de dépenses», écrit M. Martin dans une lettre transmise au président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet. Ce dernier a rendu public le document, hier.
La lettre de M. Martin constitue la réponse du premier ministre fédéral à une motion votée unanimement par l'Assemblée nationale. La motion demandait au gouvernement fédéral de «reconnaître le déséquilibre fiscal» qui existe au Canada et de prendre les mesures requises pour le corriger.
Ottawa «est déterminé à développer avec les provinces un nouveau partenariat qui met l'accent sur l'intérêt des Canadiens», affirme le chef du gouvernement fédéral.
M. Martin reconnaît aussi «les pressions financières subies par les provinces dans plusieurs domaines prioritaires, dont la santé». Les engagements fédéraux ont consisté à avoir versé deux milliards supplémentaires pour la santé l'an dernier et à accepter de débattre d'«un plan d'action à long terme» au cours de l'été prochain.
Mais le premier ministre fédéral rappelle aux provinces que c'est à elles d'utiliser la marge de manoeuvre que leur reconnaît la Constitution pour récolter les recettes dont elles ont besoin pour faire face à leurs dépenses en santé.
Tous les gouvernements québécois des dernières années rejettent pourtant l'hypothèse de hausser davantage les impôts ou de recommencer à faire des déficits comblés par des emprunts. Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a maintes fois exclu toute hausse d'impôt pour les Québécois, qu'il considère comme les citoyens les plus imposés en Amérique du Nord.
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