Une cérémonie à la Cour suprême pour la nomination de Richard Wagner

Le juge québécois Richard Wagner
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le juge québécois Richard Wagner

« Un bourreau de travail » au « coeur gargantuesque », un « fils distingué du Québec ». Le nouveau juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, a eu droit à un concert d’éloges, lundi, lors de la cérémonie officielle soulignant sa nomination.

 

C’est avec humour et éloquence que la doyenne des juges du plus haut tribunal au pays, Rosalie Abella, a rendu hommage à celui qui a été nommé au poste en décembre dernier par le premier ministre Justin Trudeau.

 

« Sachez que notre nouveau juge en chef a un coeur gargantuesque, une loyauté inébranlable envers l’intégrité, une réserve infinie de sagesse et une foi imperturbable envers l’égalité », a dit la magistrate ontarienne devant dignitaires et invités.

 

« Son but est de préserver la justice, car il comprend que préserver la justice signifie préserver la démocratie », a enchaîné la juge Abella au sujet de celui qu’elle a appelé « très cher Richard » dans son allocution.

 

La magistrate a fait référence à « l’autre Richard Wagner, celui qui a écrit plus d’opéras » pour marquer le début du « cycle wagnérien » qui s’amorce à la Cour suprême du Canada avec son entrée en scène.

 

Le nouveau juge en chef, lorsqu’il a pris la parole, a ensuite remercié « Rosie » de n’avoir « pas tari d’éloges » à son sujet, lançant à la blague qu’elle avait dû mettre du temps à en trouver autant.


De bons mots
 

Les ministres fédérale et québécoise de la Justice, Jody Wilson-Raybould et Stéphanie Vallée, ont aussi eu de bons mots pour celui qui a succédé à Beverley McLachlin aux commandes du plus haut tribunal au pays.

 

La ministre Vallée a plaidé que la tradition bijuridique du Canada « fait partie de la personnalité de notre pays », qu’elle est le « ciment de notre unité », et que le choix de « ce fils distingué du Québec » en était donc un judicieux.

 

La nomination du juge Wagner, issu de la tradition civiliste, a été bien accueillie dans les sphères juridique et politique. Sa prédécesseure britanno-colombienne, Beverley McLachlin, formée en common law, a passé près de 18 ans à la tête de la Cour suprême du Canada.

 

Le juge québécois nommé en 2012 par l’ex-premier ministre Stephen Harper pourrait tenir les rênes du tribunal pendant une quinzaine d’années, étant âgé de 60 ans. L’âge du départ obligatoire à la retraite pour les magistrats de la Cour suprême est fixé à 75 ans.