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    Démission de la directrice de l’enquête sur les femmes autochtones

    12 janvier 2018 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Debbie Reid
    Photo: Debbie Reid / Twitter Debbie Reid

    Et de treize. Les démissions se poursuivent au sein de l’enquête nationale sur les femmes autochtones. La directrice générale Debbie Reid, qui n’était en poste que depuis moins de trois mois, a quitté ses fonctions.

     

    Nommée à la fin octobre, Debbie Reid a démissionné de son poste ce mercredi. « On ne partagera pas plus d’informations », a tranché la porte-parole de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, Nadine Gros-Louis. « Mais on remercie Mme Debbie Reid pour sa contribution au sein de l’enquête. »

     

    Le directeur des opérations de la commission d’enquête, Calvin Wong, assure l’intérim. « De notre côté, on s’assure que le travail de l’enquête nationale n’est pas interrompu durant cette période de transition », a fait valoir Mme Gros-Louis au Devoir.

     

    La ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, s’est pour une première fois dite « préoccupée par [le rythme du] roulement de personnel à la commission d’enquête et que cela devienne une distraction du travail à faire ».

     

    « Bien que je partage les préoccupations des familles quant aux difficultés dont nous avons été témoins, l’indépendance de la commission est essentielle et nous n’allons pas nous immiscer dans des questions internes », a ajouté la ministre dans une déclaration écrite partagée mercredi soir.

     

    La commission d’enquête a connu son lot de problèmes depuis sa mise sur?pied?en septembre 2016.

     

    On y compte maintenant treize démissions — dont celle de sa première directrice générale, Michèle Moreau, qui est partie l’été dernier, et celle d’une des commissaires, Marilyn Poitras. Quatre employés ont par ailleurs été licenciés.

     

    Le travail de l’équipe a été vivement critiqué par des familles de victimes et de survivantes, certaines réclamant carrément le départ des quatre commissaires restants ou à tout le moins celui de la commissaire en chef, Marion Buller.

     

    En décembre, des chefs de communautés autochtones ont adopté une résolution réclamant le départ de Mme Buller, lors d’une rencontre de l’Assemblée nationale des Premières Nations. La commissaire leur avait rétorqué qu’elle resterait en poste. L’enquête nationale a tenu des audiences dans sept villes du pays, depuis le début de ses travaux. Les prochaines sont prévues fin janvier à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, et fin février à Rankin Inlet, au Nunavut.

     

    Les commissaires comptent demander au gouvernement de Justin Trudeau de prolonger de deux ans leur mandat, qui devrait se terminer en décembre 2018 et qui était assorti d’un budget de 53,8 millions. La demande devait être présentée au fédéral avant Noël, mais les commissaires ont laissé passer l’échéancier qu’ils s’étaient fixé.

     

    L’équipe disait la semaine dernière espérer faire parvenir sa demande officielle au gouvernement d’ici peu, peut-être même cette semaine. Le bureau de la ministre Bennett ne l’avait pas encore reçue, mercredi soir.













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