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    Des dettes de près d’un million pour cinq candidats conservateurs

    11 janvier 2018 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Les candidats Maxime Bernier et Kevin O’Leary affichent une dette respective de 250 000$ et plus de 500 000$.
    Photo: Justin Tang La Presse canadienne Les candidats Maxime Bernier et Kevin O’Leary affichent une dette respective de 250 000$ et plus de 500 000$.

    Plus de six mois après la course à la direction du Parti conservateur, cinq des seize candidats traînent encore une dette collective de près d’un million de dollars. La quasi-totalité de cette somme est toutefois imputable à deux seuls candidats : Maxime Bernier et Kevin O’Leary affichent une dette respective de 250 000 $ et plus de 500 000 $.

     

    Ces deux aspirants chefs avaient récolté le plus de dons au fil de la course à la chefferie qui s’est terminée en mai dernier. Mais ce sont aussi eux qui traînent les plus grosses dettes près de huit mois après la fin de la course, révèlent les rapports financiers des candidats. Des seize qui ont fait campagne, douze ont fourni leurs états financiers à Élections Canada.

     

    L’homme d’affaires Kevin O’Leary a beau avoir fait campagne moins de trois mois, avant d’abdiquer, ce dernier doit encore rembourser 529 200 $ — dont 189 000 $ en dépenses qu’il avait lui-même assumés. Sa campagne affiche un surplus budgétaire de 15 178 $, qui ne suffira cependant pas à éponger sa dette.

     

    Maxime Bernier est dans le même bateau. Sa campagne compte 920 $ en banque, mais le Beauceron traîne 250 400 $ en dépenses impayées.

     

    La députée ontarienne Lisa Raitt traîne quant à elle un arriéré de 11 600 $. Elle ne pourra en payer qu’une petite partie avec les fonds de 650 $ qu’il reste à sa campagne. Andrew Saxton compte presque suffisamment de fonds, avec un solde de 5100 $, pour payer les 5930 $ qu’il se doit à lui-même.

     

    Les endettés comptent même parmi eux le nouveau chef, Andrew Scheer, qui affiche une dette de 3750 $. Mais puisque sa campagne profite d’un surplus de 63 500 $, son découvert ne semble que temporaire.

     

    Les candidats Tony Clement, Michael Chong, Kellie Leitch et Erin O’Toole n’ont pas encore remis leurs rapports financiers à Élections Canada. Tous ont réclamé un délai supplémentaire et doivent maintenant soumettre leurs documents d’ici la fin janvier. Seul M. Chong a répondu aux questions du Devoir mercredi, assurant que son budget était équilibré.

     

    Pas d’inquiétude au PCC

     

    Les candidats qui traînent une dette devront maintenant convaincre les militants conservateurs de leur prêter main-forte en leur versant des dons — la seule façon de récolter des fonds. Ces sommes n’iront pas du coup dans les coffres du Parti conservateur, mais dans ceux des candidats.

     

    Malgré tout, le parti ne s’inquiète pas. Son porte-parole Cory Hann rétorque que la somme totale demeure minime. Rien n’empêche en outre les donateurs de faire un don à un candidat de même qu’à un parti.

     

    Le Parti libéral avait payé les frais d’une course à la chefferie à plusieurs candidats, à la suite de sa campagne de 2006, qui en comptait onze, dont huit qui sont restés jusqu’au bout. Leur dette collective avait atteint 2,5 millions et les aspirants chefs avaient mis plus de six ans à rembourser. Pendant ce temps, les milliers de dollars en dons amassés par les endettés n’allaient pas dans les coffres du parti, ce qui avait grevé les finances du PLC.













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