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    Crise au Myanmar: Bob Rae peine à décrire l’étendue des dommages

    22 décembre 2017 07h31 | La Presse canadienne à Toronto | Canada
    Dans son rapport périodique, Bob Rae attire plus particulièrement l'attention sur le sort des femmes.
    Photo: A.M. Ahad Associated Press Dans son rapport périodique, Bob Rae attire plus particulièrement l'attention sur le sort des femmes.

    Selon l’envoyé spécial du Canada pour la crise des réfugiés rohingyas, il est difficile de décrire l’ampleur de la crise humanitaire qui sévit au Myanmar.

     

    Bob Rae a publié son rapport périodique jeudi soir sur cette crise qui a vu des centaines de milliers de musulmans rohingyas fuir le Myanmar vers le Bangladesh voisin pour échapper à la répression des forces de sécurité.

     

    Selon le rapport périodique de l’envoyé spécial, les camps de réfugiés sont « surpeuplés et représentent une menace pour la santé et la vie en elle-même ».

     

    Plus tôt cette année, le premier ministre Justin Trudeau a demandé à l’ancien premier ministre de l’Ontario et ancien chef intérimaire du Parti libéral de se rendre au Bangladesh, afin d’enquêter et de le conseiller sur cette crise humanitaire, décrite par les Nations Unies, comme une campagne de nettoyage ethnique.

     

    Bob Rae a également rencontré un certain nombre de leaders et d’organisations non gouvernementales de la région.

     

    Dans son rapport périodique, le sort des femmes attire particulièrement l’attention, alors que Bob Rae explique avoir entendu, de la part de femmes qui se sont rendues au Bangladesh, des récits détaillés et explicites, à propos de violences sexuelles et de sévices perpétrés par l’armée du Myanmar.

     

    Bob Rae a déclaré que ces témoignages font état notamment de violence sexuelle comme arme de guerre et qu’il y a des preuves évidentes de traumatismes sexuels parmi les femmes qui ont survécu.

     

    « Un effort ciblé pour résoudre ce problème est nécessaire », indique le rapport.

     

    « En voyant ces mots imprimés, je me rends compte à quel point les mots sont inadéquats pour exprimer l’étendue des dommages et des traumatismes subis par les femmes et les filles parmi les réfugiés rohingyas. »

     

    Plus de ressources

    Bob Rae a déclaré que la communauté internationale doit s’impliquer dans la résolution de cette crise et que des ressources supplémentaires sont nécessaires.

     

    « La communauté internationale doit s’occuper de ces allégations de crimes contre l’humanité, et les survivants ont besoin d’aide post-traumatique ».

     

    Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a créé une mission d’enquête afin d’évaluer le traitement des Rohingyas, mais les autorités du Myanmar ont refusé l’accès aux responsables désignés par l’ONU et ceux-ci n’ont pas été autorisés à s’entretenir avec les représentants du gouvernement ou de l’armée.

     

    L’enquête sur ce qui s’est passé doit être « rigoureuse et méthodique » et elle doit recueillir des preuves et examiner les événements qui se sont produits au cours des dernières années, indique le rapport, qui mentionne aussi que le Canada doit rester impliqué dans ce travail international « important ».

     

    L’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a déclaré la semaine dernière, que selon leur enquête menée sur le terrain, au moins 6 700 musulmans rohingyas, victimes de la répression, avaient été tués entre le mois d’août et le mois de septembre.

     

    Les groupes humanitaires reprochent au gouvernement et à l’armée d’être réticents à enquêter sur les possibles crimes commis par des représentants du gouvernement.

     

    Ils exhortent le Myanmar à accepter l’aide des enquêteurs internationaux.

     

    L’armée du Myanmar a déclaré lundi dans un communiqué que des poursuites judiciaires seraient engagées contre les auteurs des crimes.

     

    Bob Rae a indiqué qu’il avait l’intention de retourner au Bangladesh au début de l’année 2018 afin de poursuivre cette « mission difficile ». Il a également l’intention d’avoir plus de discussions avec des responsables du Myanmar, du Bangladesh et des organisations internationales, avant de rédiger son rapport final et de formuler des recommandations.













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