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    Corée du Nord: le Canada se pose en médiateur entre Kim et Trump

    20 décembre 2017 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, aux côtés de son homologue américain, Rex Tillerson.
    Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, aux côtés de son homologue américain, Rex Tillerson.

    Le Canada et les États-Unis souhaitent toujours une résolution diplomatique à la crise nord-coréenne. Les deux pays accueilleront une rencontre internationale à Vancouver, le 16 janvier, en espérant y trouver une solution qui pourra être présentée par la suite aux Nord-Coréens.

     

    « Une approche diplomatique est nécessaire, et essentielle, et possible », martelait mardi la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, aux côtés de son homologue américain, Rex Tillerson. qui était en visite à Ottawa.

     

    Le Canada veut se faire médiateur dans le conflit qui oppose le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un. Pour ce faire, la ministre Freeland a convié ses homologues d’une quinzaine de pays à la mi-janvier, notamment ceux de la Corée du Sud et du Japon. L’objectif y sera d’établir une stratégie de sortie de crise.

     

    Mais la Corée du Nord — qui a été accusée par la ministre de commettre des « gestes illégaux » et de mener « un programme dangereux de missiles nucléaires et balistiques » — n’est pas invitée à la rencontre, car les participants au sommet préfèrent concocter entre eux une proposition qui sera par la suite soumise aux Nord-Coréens, a-t-on expliqué en coulisses à Ottawa.

     

    La Chine et la Russie ont de leur côté été conviées, mais elles n’ont pas encore confirmé leur présence.

     

    Tensions

     

    Les tensions entre Washington et Pyongyang ont été exacerbées cet automne lorsque la Corée du Nord a lancé des missiles dans le Pacifique d’une portée démontrant que le régime serait capable de frapper les États-Unis — et le Canada. Les dirigeants Trump et Kim ont par la suite échangé des insultes.

     

    Le gouvernement canadien souhaite cependant une sortie de crise diplomatique — notamment parce qu’une menace nucléaire le cible tout autant que celui de Donald Trump.

     

    La ministre Freeland et le secrétaire d’État Tillerson ont-ils discuté d’options militaires ? Ni l’un ni l’autre n’ont répondu directement à la question en point de presse mardi. La campagne internationale de pression et de sanctions contre la Corée du Nord a toutefois l’appui de la Maison-Blanche, a fait valoir M. Tillerson.

     

    « Tout cela vise à mener à des pourparlers. Autrement, nous n’aurions pas besoin de faire tout ça. Nous passerions directement à une option militaire, a-t-il affirmé.

     

    La Maison-Blanche n’a pas rejeté la tenue de discussions diplomatiques. Ce qu’a simplement observé la Maison-Blanche, c’est que la Corée du Nord n’a pas démontré de volonté de discuter. »


    Désaccord sur Jérusalem La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a pris soin d’éviter le nom de la ville de Jérusalem, mais elle a néanmoins reconnu qu’elle n’approuvait pas la décision des Américains de la reconnaître comme capitale d’Israël et d’y déplacer leur ambassade dans l’État hébreu. La ministre et le secrétaire d’État américain Rex Tillerson ont notamment parlé du Moyen-Orient mardi. « Le Canada et les États-Unis ont des positions divergentes », a timidement déclaré la ministre aux côtés de son homologue en point de presse. « Nous avons toujours des discussions candides et directes. Et la discussion sur le Moyen-Orient était très utile et importante. »












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