Les suspects de terrorisme à Ottawa et à Londres arrêtés grâce à l'écoute électronique
5 avril 2004
Canada
Londres — L'arrestation de neuf individus soupçonnés de terrorisme en Grande-Bretagne et d'un autre au Canada, la semaine dernière, découle d'un message qui a été intercepté par l'agence de sécurité nationale (National Security Agency, NSA) aux États-Unis.
Selon le journal britannique The Sunday Times, le message semblait comporter des instructions de la part de commandants d'al-Qaïda au Pakistan en vue de commettre un attentat au Royaume-Uni.
D'après le journal, la NSA a intercepté ce message sur ses ordinateurs à son centre d'écoute électronique du Maryland, qui capte chaque jour des millions de coups de téléphone et de courriels.
La police britannique a été alertée après que la NSA eut analysé la traduction automatique de la communication, que le Sunday Times a présentée comme ayant eu lieu «apparemment entre la Grande-Bretagne et le Pakistan».
Au Canada
Dès qu'ils ont été avisés, de hauts gradés de la police et des services de renseignement britanniques ont mis sur pied «Operation Crevice», le nom de code de l'opération internationale de ratissage des suspects de terrorisme. Pendant ce temps, au Canada, la Gendarmerie royale du Canada a arrêté Momin Khawaja, un réalisateur de logiciels de 24 ans, à Ottawa. Il est le premier Canadien accusé en vertu de la loi antiterrorisme et il est sous le coup de deux accusations non précisées pour des délits commis entre le 10 novembre 2003 et lundi dernier.
Selon des informations déjà publiées, la GRC surveillait Momin Khawaja depuis déjà un mois, à la demande de la police britannique. Il a été pris en filature par des policiers pendant son récent voyage en Grande-Bretagne. Selon des enquêteurs, il aurait joué un «rôle clé» dans le présumé complot et aurait des liens avec des extrémistes d'Arabie Saoudite, écrivait le Sunday Times.
Mais l'avocat de Momin Khawaja, Steven Greenberg, a affirmé vendredi qu'aucun lien n'avait encore été établi avec les allégations de complot en vue de commettre un attentat à la bombe à Londres. Son client doit comparaître mercredi pour son enquête en cautionnement et il plaidera non coupable, a ajouté l'avocat. À la GRC, on a indiqué que des questions d'ordre juridique et opérationnel l'empêchaient de divulguer davantage d'informations sur cette affaire.
Selon le journal britannique The Sunday Times, le message semblait comporter des instructions de la part de commandants d'al-Qaïda au Pakistan en vue de commettre un attentat au Royaume-Uni.
D'après le journal, la NSA a intercepté ce message sur ses ordinateurs à son centre d'écoute électronique du Maryland, qui capte chaque jour des millions de coups de téléphone et de courriels.
La police britannique a été alertée après que la NSA eut analysé la traduction automatique de la communication, que le Sunday Times a présentée comme ayant eu lieu «apparemment entre la Grande-Bretagne et le Pakistan».
Au Canada
Dès qu'ils ont été avisés, de hauts gradés de la police et des services de renseignement britanniques ont mis sur pied «Operation Crevice», le nom de code de l'opération internationale de ratissage des suspects de terrorisme. Pendant ce temps, au Canada, la Gendarmerie royale du Canada a arrêté Momin Khawaja, un réalisateur de logiciels de 24 ans, à Ottawa. Il est le premier Canadien accusé en vertu de la loi antiterrorisme et il est sous le coup de deux accusations non précisées pour des délits commis entre le 10 novembre 2003 et lundi dernier.
Selon des informations déjà publiées, la GRC surveillait Momin Khawaja depuis déjà un mois, à la demande de la police britannique. Il a été pris en filature par des policiers pendant son récent voyage en Grande-Bretagne. Selon des enquêteurs, il aurait joué un «rôle clé» dans le présumé complot et aurait des liens avec des extrémistes d'Arabie Saoudite, écrivait le Sunday Times.
Mais l'avocat de Momin Khawaja, Steven Greenberg, a affirmé vendredi qu'aucun lien n'avait encore été établi avec les allégations de complot en vue de commettre un attentat à la bombe à Londres. Son client doit comparaître mercredi pour son enquête en cautionnement et il plaidera non coupable, a ajouté l'avocat. À la GRC, on a indiqué que des questions d'ordre juridique et opérationnel l'empêchaient de divulguer davantage d'informations sur cette affaire.
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