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    Cour suprême: Sheilah Martin convainc les parlementaires

    6 décembre 2017 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Sheilah Martin, nommée la semaine dernière à la Cour suprême par Justin Trudeau, a comparu pendant deux heures mardi devant un groupe de parlementaires et de sénateurs.
    Photo: Fred Chartrand La Presse canadienne Sheilah Martin, nommée la semaine dernière à la Cour suprême par Justin Trudeau, a comparu pendant deux heures mardi devant un groupe de parlementaires et de sénateurs.

    Celle sur qui le premier ministre a jeté son dévolu pour accéder à la Cour suprême a ravi les parlementaires mardi lors de sa comparution publique.

     

    Sheilah Martin a prouvé qu’elle maîtrisait bien le français — malgré une prononciation parfois ardue — et a fait une profession de foi envers le bilinguisme au plus haut tribunal du pays.

     

    Lors de sa comparution devant un groupe de députés et de sénateurs, Mme Martin a indiqué à quel point il était important pour elle que les juges au plus haut tribunal du pays soient bilingues.

     

    « La chose la plus importante est que le public a le droit de se présenter devant les tribunaux en français. C’est une tâche et une responsabilité d’être accessible et de comprendre ce qu’ils veulent dire », a expliqué la juge.

     

    Selon elle, l’important est de penser à ceux qui s’adressent aux tribunaux. « Les plaideurs en français et les avocats qui rédigent des mémoires en français, je dois leur accorder le respect de lire et de bien comprendre toutes les subtilités s’ils sont devant moi. »

     

    Français

     

    Sheilah Martin a passé son baccalauréat à McGill, mais a fait carrière surtout en Alberta. Aussi, a-t-elle reconnu, son français parlé n’est pas des plus parfaits.

     

    « C’est un peu à cause du fait que je n’ai pas assez de pratique en Alberta », a-t-elle expliqué. Mais elle dit lire, regarder la télévision et écouter la radio dans la langue de Molière. « Je suis parfaitement capable de comprendre en français. »

     

    La comparution de deux heures de la magistrate a été l’occasion de l’interroger sur des sujets aussi divers que la violence conjugale, les lois antiterroristes, l’environnement ou encore le droit autochtone. Les réponses étaient prudentes ou générales, la juge ne pouvant s’avancer sur des questions qu’elle pourrait être appelée à trancher.

     

    Pour cette raison, la question du député bloquiste Rhéal Fortin quant aux domaines où l’invocation de la clause dérogatoire pourrait être appropriée a été jugée irrecevable.

     

    Sept enfants

     

    Mme Martin a voulu faire preuve d’humour en se présentant au public. « J’ai sept enfants, preuve que je peux faire du multitâche, résoudre des conflits et qu’il n’y a absolument aucune chance que j’aie la tête enflée. »

     

    Quand on lui a demandé ce qu’elle aimerait que les gens disent d’elle au terme de son passage à la Cour, la dame à la volumineuse chevelure blonde a répondu ceci : « Que j’écoutais attentivement, que j’étais un penseur et que j’avais de vraiment beaux cheveux ! »

     

    Sheilah Martin est la seconde nomination de Justin Trudeau à la Cour suprême. Son arrivée maintient à quatre le nombre de femmes à la Cour. Elle remplacera Beverley McLachlin, qui quittera la Cour suprême la semaine prochaine. Son remplaçant au poste de juge en chef de la Cour devrait être annoncé le 18 décembre.













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