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    Lettre

    Une entente de libre-échange avec la Chine?

    29 novembre 2017 | Jacques Plante, conseiller en développement économique à la retraite Laval, le 28 novembre 2017 | Canada

    Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, part en mission le 3 décembre prochain pour discuter de libre-échange avec la Chine. Pour analyser un projet d’accord entre la Chine et le Canada en matière de libre-échange, il faut revenir à la base de ce qu’est le libre-échange.

     

    Quel est donc le but du libre-échange ? Son but est de favoriser le commerce international, en supprimant les barrières douanières tarifaires et non tarifaires, pour se baser principalement sur l’avantage comparatif de chaque pays pour créer de la richesse.

     

    Mais quel est le principal avantage comparatif du Canada ? C’est l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables, soit le pétrole et les mines. Des secteurs qui se comportent selon des cycles économiques accentués. Est-ce souhaitable ?

     

    Il faudra bien 10 années de négociations pour ne pas se faire réduire aux secteurs des ressources naturelles ! D’ailleurs, il a fallu 10 années de négociations à l’Australie pour en arriver à un tel accord avec la Chine.

     

    La Chine a été un gros souci pendant ma carrière. Effectivement, nous étions devant un pays à bas salaires, sans charges sociales, laxiste en matière d’environnement et qui ne respectait pas toujours nos propriétés intellectuelles. Espérons que cela ait changé…

     

    Le rôle d’un État en matière de commerce n’est-il pas de faire produire localement certains biens qui peuvent l’être ou qui doivent l’être ? Et de faciliter l’entrée de biens qu’on ne peut faire ou que l’on ne désire pas faire ?

     

    Si, « en théorie, le libre-échange était magnifique : mais que, concrètement, c’était plutôt un dur combat » ? Ces combats seraient comme les compétitions sportives. Ce ne seraient pas toujours les équipes avec la meilleure offensive qui gagnent. Souvent, ce seraient celles avec la meilleure défensive.

     

    « Je crois qu’il y a un manque de reconnaissance, pas juste chez les politiciens, mais chez ceux décrits comme une certaine élite, que même s’il y a des avantages globaux au libre-échange, cela ne veut pas dire que des gens n’ont pas souffert en cours de route », a dit David MacNaughton le 16 novembre 2016, alors ambassadeur du Canada à Washington, lors d’une mêlée de presse en marge d’un discours au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

     

    Alors quel est l’intérêt de la Chine à réaliser un accord de libre-échange avec nous ? Et nous, quel est le nôtre ?













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