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    Couteaux dans les avions: les conservateurs soutiennent Québec

    24 novembre 2017 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Transports Canada a annoncé qu’à compter de lundi prochain, il sera possible de franchir le contrôle de sécurité et monter à bord d’un aéronef avec une lame pour peu qu’elle mesure six centimètres ou moins.
    Photo: Getty Images Transports Canada a annoncé qu’à compter de lundi prochain, il sera possible de franchir le contrôle de sécurité et monter à bord d’un aéronef avec une lame pour peu qu’elle mesure six centimètres ou moins.

    C’est au tour des députés conservateurs à Ottawa de dénoncer la décision de Transports Canada d’autoriser les petites lames à bord des avions. Ils emboîtent ainsi le pas au Bloc québécois qui, se faisant le relais de Québec, demande au gouvernement de Justin Trudeau de reculer.

     

    Le député de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, n’est « pas du tout » à l’aise avec la décision d’Ottawa.

     

    « Pourquoi permettre des lames de six centimètres dans nos bagages à main ? Il n’y a aucune raison. Toute lame devrait être gardée dans les bagages de soute comme cela se fait depuis 2001. »

     

    Transports Canada a annoncé qu’à compter de lundi prochain, il sera possible de monter à bord d’un aéronef avec une lame pour peu qu’elle mesure six centimètres ou moins. Cela peut inclure les kirpans sikhs. Les couteaux à lames rétractables (X-Acto) sont toujours interdits, quelle que soit leur longueur, tout comme les lames de rasoir.

     

    Le Canada emboîte ainsi le pas à de très nombreux pays dans le monde, notamment la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Russie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la plupart des pays africains.

     

    Les États-Unis avaient décidé d’accepter ces lames en 2013, mais la nouvelle politique a été suspendue quelques jours avant son entrée en vigueur.

     

    Selon M. Paul-Hus, le Canada devrait s’arrimer sur les États-Unis plutôt que sur l’Europe. Y voit-il, comme le Bloc québécois, une décision motivée par le désir de plaire à la communauté sikhe ? « Le gouvernement n’est pas transparent là-dessus. Il y a probablement un accommodement pour les sikhs

     

    « Improvisation »

     

    Son collègue Joël Godin estime que la sécurité doit être le seul guide en la matière. Or, malgré les prétentions du gouvernement qui affirme se baser sur des faits pour modifier le règlement, M. Godin estime qu’il y a « improvisation ».

     

    « Ils ont jugé que c’était sécuritaire, mais aux États-Unis, ils ont jugé que ce ne l’était pas. Ça m’allume une lumière. Pourquoi ce serait plus dangereux aux États-Unis ? C’est la même longueur de lame. » Il refuse d’établir un lien avec les sikhs. « Il faut s’élever au-dessus de cela. »

     

    Le député de Beauport–Limoilou, Alupa Clarke, s’inquiète lui aussi. « Je ne vois pas pourquoi on accepterait des couteaux. Il y a toutes sortes de produits moins dangereux qu’on n’accepte pas. […] Il m’est arrivé à deux reprises qu’on jette ma crème à raser. Je ne comprends pas cette incohérence. »

     

    À la Chambre des communes jeudi, le Bloc québécois est revenu à la charge. « Selon LCN, le cabinet du ministre des Transports a rencontré des représentants de la communauté sikhe récemment, a lancé Luc Thériault. Comme par hasard, ils ont parlé du kirpan dans les avions. Comme par hasard, l’Organisation mondiale des sikhs a applaudi à la décision du ministre et de Transports Canada. Le ministre des Transports pense-t-il vraiment que de permettre des petits couteaux dans les avions améliore la sécurité dans les avions ? »

     

    Le ministre Marc Garneau a répondu que sa décision était basée sur des évaluations de risques. « Ça n’a rien à faire avec les intérêts d’un groupe particulier. »













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