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    Trudeau débarque à Washington où l'incertitude plane

    10 octobre 2017 22h58 | Alexander Panetta - La Presse canadienne à Washington | Canada
    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et son épouse, Sophie Grégoire, à leur arrivée à Washington, mardi
    Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et son épouse, Sophie Grégoire, à leur arrivée à Washington, mardi

    Le premier ministre Justin Trudeau est arrivé à Washington, mardi, à un moment de grande incertitude dans la capitale américaine, alors que plusieurs intervenants craignent que les agissements du président américain Donald Trump provoquent une série de crises internationales.

     

    Ces avertissements sont venus de certaines personnes qui sont généralement proches de l’administration républicaine et qui se préoccupent des conséquences du comportement erratique du président.

     

    D’une part, le plus grand rassemblement de gens d’affaires des États-Unis — la Chambre de commerce des États-Unis — a dit craindre que le président se soit donné pour mission de saboter les négociations sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

     

    D’autre part, le sénateur républicain qui dirige le comité sénatorial américain sur les affaires étrangères, Bob Corker, a laissé entendre que le personnel de la Maison-Blanche devait constamment agir comme des gardiens d’enfants avec le président Donald Trump pour prévenir le chaos. Il s’inquiète aussi que le comportement imprévisible du président ne déclenche « la Troisième Guerre mondiale ».

     

    C’est dans cet environnement que débarque le premier ministre Trudeau, qui rencontrera le président Trump mercredi.

     

    En plus de l’ALENA, il devrait aborder plusieurs sujets litigieux, dont l’imposition par le gouvernement américain de droits compensateurs sur le bois d’oeuvre canadien et sur les avions de Bombardier. M. Trudeau doit s’entretenir également avec des dirigeants du Congrès américain.

     

    La quatrième ronde de négociations sur le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) doit débuter cette semaine dans les environs de Washington.

     

    « Fractures »

     

    La ministre canadienne des Affaires étrangères s’est d’ailleurs fait questionner sur les déclarations du sénateur Corker et selon elle, le monde vit ses pires moments d’incertitude en matière de relations internationales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

     

    Chrystia Freeland, qui est à Washington pour la quatrième ronde de négociations, a fait ce commentaire lors d’une conférence, mardi, dans le cadre d’un sommet sur les femmes en affaires organisé par le magazine Fortune.

     

    Mme Freeland a refusé de critiquer directement Donald Trump, mais elle a affirmé que plusieurs éléments l’inquiétaient à travers le monde, alors que d’anciennes et fructueuses institutions commencent à s’effriter.

     

    « [L’ordre d’après-guerre] a vraiment fonctionné. Avec le temps, il a amené de plus en plus de gens dans un monde pacifique et prospère », a-t-elle expliqué, citant notamment les exemples des Nations unies, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

     

    « Cet ordre commence à se fracturer. Et par conséquent, on voit des tensions à plusieurs endroits », a-t-elle ajouté, mentionnant le cas de la Corée du Nord.

     

    Négociations vouées à l’échec ?

     

    La Chambre de commerce des États-Unis, dont 96 % des dons politiques ont bénéficié au Parti républicain dans le dernier cycle électoral selon le site OpenSecrets.org, a pour sa part exprimé ses inquiétudes sur les négociations de l’ALENA.

     

    Mardi, le président de la chambre Tom Donohue disait craindre que les pourparlers soient voués à l’échec.

     

    Il a parlé de certaines revendications de son pays — notamment sur les pièces d’automobile et le système de règlement de différends — comme des « pilules empoisonnées » qui pourraient signer l’arrêt de mort de l’accord commercial.

     

    « Toutes ces propositions ne sont pas nécessaires et ne sont pas acceptables », a-t-il déclaré, selon les notes préparées pour son discours.

     

    « Mesdames, Messieurs, nous avons atteint un moment critique. Et la Chambre n’a d’autre choix que de sonner l’alarme. »













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