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    Les Canadiens ne veulent pas suivre l’exemple de Donald Trump

    11 octobre 2017 | Stéphanie Levitz - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et le président américain, Donald Trump, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche en février 2017
    Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et le président américain, Donald Trump, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche en février 2017

    Le premier ministre Justin Trudeau se dirige vers Washington pour resserrer les liens avec les États-Unis au moment où une majorité de Canadiens ne souhaitent pas voir leur pays suivre l’exemple de leur voisin du sud, révèle une nouvelle enquête.

     

    Les résultats semblent démontrer que la population canadienne est favorable à une approche plus ouverte sur le monde, malgré quelques indicateurs isolationnistes légèrement en hausse.

     

    Quelque 60 % des participants à un sondage Ekos-La Presse canadienne mené auprès de 4839 Canadiens ont indiqué ne pas être intéressés par une approche « Canada first » qui imiterait la tactique « America first » du président Donald Trump.

     

    De plus, 80 % des personnes interrogées ont dit être en désaccord avec la manière dont M. Trump dirige son pays et 52 % souhaitent voir le Canada se distinguer encore plus des États-Unis.

     

    En revanche, 22 % des participants à l’enquête croient que le Canada devrait s’isoler davantage sur la scène internationale, une hausse importante après des années de stabilité. 37 % des personnes interrogées sont d’avis que les règles canadiennes en matière d’immigration ouvrent les portes du pays à trop de membres des minorités visibles, alors que 42 % croient que le Canada en accueille juste assez et que 15 % estiment qu’on pourrait en recevoir plus.

     

    Selon le président d’Ekos, Frank Graves, le nombre de citoyens trouvant qu’il y a trop d’immigration a atteint un sommet juste avant la dernière élection fédérale et serait en déclin depuis. Enfin, 29 % des participants ont dit avoir été victimes de racisme au cours du mois précédent et 33 % ont dit croire que le racisme est de plus en plus répandu.

     

    Le sondage par téléphone a été mené entre le 15 septembre et le 1er octobre. Il a une marge d’erreur de plus ou moins 1,4 point de pourcentage, 19 fois sur 20.

     

    L’enquête d’opinion s’inscrit dans une démarche qui vise à découvrir si les mêmes facteurs qui ont alimenté les mouvements populistes et isolationnistes ailleurs dans le monde sont présents au Canada. Les sondeurs ont utilisé des échantillons différents pour chacune des questions afin de pouvoir poser plus de questions.

     

    Ekos évalue les comportements de la population envers les minorités visibles issues de l’immigration depuis 25 ans afin d’observer le niveau d’intolérance raciale au Canada, explique M. Graves.

     

    Des questions sur la perception qu’ont les gens de leur avenir économique ont aussi été posées. Les résultats suggèrent une vision plutôt pessimiste de l’avenir, bien que les indicateurs économiques penchent vers le contraire.

     

    En recoupant ces données avec celles sur l’ouverture à l’immigration, Frank Graves soutient qu’on ne peut exclure qu’une certaine frustration économique et sociale alimente un certain populisme, comme on le voit ailleurs dans le monde.

     

    « Il y a manifestement une importante part de Canadiens qui ne sont pas convaincus par le concept que l’ouverture du Canada est la bonne solution aux problèmes auxquels ils font face dans leur vie et dans le pays », analyse M. Graves.


    Le pire moment d’incertitude depuis la Seconde Guerre mondiale, selon Freeland Washington — La ministre canadienne des Affaires étrangères a déclaré à Washington qu’elle croit que le monde vit ses pires moments d’incertitude en matière de relations internationales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Chrystia Freeland a fait ce commentaire lors d’une conférence mardi, dans le cadre d’un sommet sur les femmes en affaires organisé par le magazine Fortune. On lui demandait de réagir aux récents commentaires du président du comité sénatorial américain sur les affaires étrangères, Bob Corker. Le sénateur républicain avait laissé entendre que le personnel de la Maison-Blanche devait constamment agir comme des gardiens d’enfants avec le président Donald Trump pour prévenir le chaos. Il s’inquiétait aussi que le comportement imprévisible du président ne déclenche « la Troisième Guerre mondiale ». Mme Freeland a refusé de critiquer directement Donald Trump, mais elle a affirmé que plusieurs éléments l’inquiétaient dans le monde, alors que d’anciennes et fructueuses institutions commencent à s’effriter.












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