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    Accord de Paris: il est encore temps de rallier Washington, croit McKenna

    13 septembre 2017 | Mia Rabson - La Presse Canadienne à Ottawa | Canada
    <p>Donald Trump, après avoir qualifié les changements climatiques de <em>«canular»</em>, a annoncé en juin dernier que les États-Unis se retireraient de l’accord de Paris.</p>
    Photo: Saul Loeb Agence France-Presse

    Donald Trump, après avoir qualifié les changements climatiques de «canular», a annoncé en juin dernier que les États-Unis se retireraient de l’accord de Paris.

    La ministre canadienne de l’Environnement croit qu’il est encore possible de convaincre la Maison-Blanche de ne pas se retirer de l’accord de Paris sur le climat, notamment la semaine prochaine lors d’une rencontre imprévue organisée par les Américains.

     

    Catherine McKenna fait partie de la liste d’une douzaine de ministres de l’Environnement des plus grandes économies mondiales qui ont soudainement été conviés par le principal conseiller économique de la Maison-Blanche, Gary Cohn, afin de discuter de climat, lors d’un petit déjeuner de travail à New York lundi. Le carton d’invitation précise qu’il s’agira d’une occasion d’échanger des points de vue informels et de discuter des façons d’aller de l’avant de manière constructive en matière de lutte contre les changements climatiques.

     

    Quel effet?

     

    Certains observateurs y voient une branche d’olivier tendue par le gouvernement de Donald Trump, ce président qui avait qualifié les changements climatiques de « canular » et annoncé plus tard, en juin dernier, que les États-Unis se retireraient de l’accord de Paris si l’entente n’était pas renégociée en faveur des Américains.

     

    M. Cohn, qui a sa carte du Parti démocrate, est l’un des seuls membres de l’administration Trump qui n’est pas climatosceptique. Certains ne lui attribuent toutefois aucune influence sur la présidence. La semaine dernière encore, au Dakota du Nord, le président Trump se vantait d’avoir retiré les États-Unis de l’accord de Paris.

     

    L’accord, signé par 195 pays en décembre 2015, prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre qui permettrait de stopper le réchauffement de la planète à deux degrés sous la barre de l’ère préindustrielle.

     

    Encore du temps

     

    La ministre McKenna a rappelé en entrevue mercredi qu’un signataire de l’accord ne peut s’en retirer avant 2020, ce qui laisse du temps encore pour convaincre Washington, selon elle.

     

    Scott Pruitt, directeur de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), qui est plutôt climatosceptique, ne participera pas au petit déjeuner lundi. Il ne sera pas non plus à Montréal en fin de semaine, alors que le Canada, la Chine et les pays de l’Union européenne tiendront une rencontre des ministres de l’Environnement de 30 pays, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, pour discuter justement les suites à donner à l’accord de Paris.

     

    Cette conférence avait été décidée en mai dernier, lorsque les trois hôtes ont réalisé qu’il fallait combler le vide de leadership laissé par le retrait américain. « J’ai sauté dans un avion pour Berlin afin que l’on agisse rapidement », a soutenu la ministre McKenna.













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