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    Chefferie du NPD: Angus tente d’apaiser Nantel

    14 septembre 2017 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Dans une lettre ouverte envoyée au «Devoir», M. Angus écrit qu’il «considère que l’Assemblée nationale a la légitimité de tenir les débats de société qu’elle souhaite».
    Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Dans une lettre ouverte envoyée au «Devoir», M. Angus écrit qu’il «considère que l’Assemblée nationale a la légitimité de tenir les débats de société qu’elle souhaite».

    Le candidat à la chefferie néodémocrate Charlie Angus veut rassurer son collègue et député Pierre Nantel. Il promet qu’en tant que chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) et premier ministre, il n’utiliserait pas les ressources de l’État pour contester une loi adoptée par l’Assemblée nationale du Québec.

     

    Dans une lettre ouverte envoyée au Devoir, M. Angus écrit qu’il « considère que l’Assemblée nationale a la légitimité de tenir les débats de société qu’elle souhaite et que le fédéral n’a pas à interférer dans les décisions et les lois qui y sont adoptées ». Aussi, M. Angus ajoute qu’« en tant que chef du NPD, je ne me permettrai pas de contester le droit de l’Assemblée nationale d’ériger son projet de société ».

     

    Mercredi, le député de Longueuil–Saint-Hubert, Pierre Nantel, a créé une commotion en déclarant au Devoir que sa foi fédéraliste vacillait devant l’incapacité des acteurs à Ottawa de prendre en considération les spécificités du Québec. Il s’en est pris en particulier aux trois candidats non-Québécois à la chefferie de son parti qui avaient laissé entendre qu’ils pourraient contester, une fois celle-ci votée, la loi 62 du Québec imposant la prestation et la réception de services publics à visage découvert.

     

    « Je doute, a-t-il écrit, quand je vois des candidats à la chefferie de mon propre parti […] issus d’autres provinces remettre en question la légitimité des débats qui se passent à l’Assemblée nationale et réfléchir à haute voix à d’éventuelles mesures disciplinaires fédérales. » M. Nantel a indiqué qu’il n’écartait pas la possibilité de siéger comme indépendant si le prochain chef de son parti ne se montrait pas plus flexible. Il appuiera Guy Caron.

    En tant que chef du NPD, je ne me permettrai pas de contester le droit de l’Assemblée nationale d’ériger son projet de société
    Charlie Angus, candidat à la chefferie du NPD
     

    Mercredi, l’ex-député néodémocrate Pierre Dionne Labelle a adressé sur Facebook ses félicitations à M. Nantel. « Il était grand temps qu’un député NPD du Québec sorte sur la place publique pour mettre de l’ordre dans la baraque. »

     

    Le projet de loi no 62 s’est invité dans le débat néodémocrate à la fin d’août quand l’aspirant chef Jagmeet Singh a accordé des entrevues à des médias anglophones pour dire qu’il s’y opposait. Il a laissé entendre qu’en tant que premier ministre du Canada, il pourrait prendre part à une contestation judiciaire de la loi. Interrogé à ce sujet, M. Angus avait refusé de répondre. Il clarifie aujourd’hui sa position. Niki Ashton avait pour sa part laissé entendre qu’une contestation judiciaire serait du domaine du possible. Depuis, elle a publié une précision sur son site Internet indiquant qu’elle laissera les tribunaux juger de la validité de la loi.

     

    « Il est clair que n’importe quelle loi, y compris la loi québécoise sur la neutralité religieuse de l’État, ne peut contrevenir aux chartes québécoise et canadienne des droits de la personne, qui prévoient aussi des recours pour quiconque se sent brimé dans ses droits. Dans ce contexte, il reviendra aux tribunaux de décider de la validité de la loi et il n’appartient pas aux politiciens fédéraux d’intervenir dans un débat qui a lieu à l’Assemblée nationale ou devant les tribunaux. »













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