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    Course à la direction du NPD

    Niki Ashton recueille des appuis au Québec

    24 août 2017 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    L’aspirante-chef du NPD Niki Ashton
    Photo: Justin Tang La Presse canadienne L’aspirante-chef du NPD Niki Ashton

    L’aspirante-chef du NPD Niki Ashton récolte deux appuis au Québec. Les députés Brigitte Sansoucy et François Choquette, qui s’étaient retrouvés orphelins avec le retrait de la course de leur poulain Peter Julian, se rangent derrière la députée manitobaine.

     

    « C’est une collègue qui incarne vraiment les valeurs du NPD dans ses idées et sa façon d’être », explique Mme Sansoucy au Devoir. « On a beau claironner des idéaux progressistes, si on ne l’est pas dans ses relations, ça ne sert à rien. […] Quand on lui parle, elle ne regarde pas autour pour voir s’il y a quelqu’un de plus important à qui elle pourrait parler. »

     

    Craint-elle de cantonner le NPD à la marge politique considérant que Niki Ashton a sévèrement désavoué le recentrage du parti effectué sous Thomas Mulcair ? « Non, il faut faire une différence entre les groupes plus à gauche qui l’appuient et elle-même. »

     

    Ironie, M. Choquette a précisément justifié son appui à Mme Ashton par son désaveu de la dernière stratégie électorale. « Les résultats des élections de 2015 démontrent que notre parti doit renouer avec ses racines sociales-démocrates », écrit-il dans un courriel.

     

    Des 15 députés québécois que compte le caucus (le 16e, Guy Caron, étant lui-même candidat), sept ont pris position pour l’un des quatre prétendants. Mme Ashton arrive en tête avec trois appuis (Roméo Saganash, Mme Sansoucy et M. Choquette). Guy Caron en obtient deux (Ruth-Ellen Brosseau et Ann Minh-Thu Quach) tandis que Jagmeet Singh en obtient un (Hélène Laverdière) tout comme Charlie Angus (Christine Moore). M. Caron annoncera un autre appui jeudi.

     

    Thomas Mulcair reste neutre dans la course de même que Marjolaine Boutin-Sweet, qui occupe le poste de whip. Pierre Nantel et Alexandre Boulerice ont indiqué qu’ils jaugeaient encore la situation, tandis que Pierre-Luc Dusseault ignore s’il se prononcera à nouveau après avoir appuyé Peter Julian.

     

    En entrevue, Mme Sansoucy reconnaît que la maîtrise du français de Mme Ashton a pesé dans sa balance. « Il y a une différence entre apprendre la langue et communiquer, et comprendre les nuances d’un débat dans cette langue. »

     

    Vise-t-elle Charlie Angus ? Sibylline, elle souligne que M. Angus a participé à une séance de questions-réponses avec les militants de sa circonscription et qu’il a fallu quelques fois lui répéter les questions.

    Caron promet une sensibilité québécoise Guy Caron promet que s’il est élu chef, le NPD fera preuve d’une grande sensibilité envers sa province. Non seulement militera-t-il pour l’élargissement de la loi 101 au Québec, mais il défendra la légitimité du débat sur la laïcité aux yeux d’un Canada qui a parfois tendance à y voir une manifestation feutrée de xénophobie.

    « L’avenir du NPD passe largement par le Québec », explique M. Caron en entrevue. Il y forcera donc les entreprise de juridiction fédérale (transports, télécommunications, banques) à opérer en français de manière à respecter l’esprit de la loi 101. C’est en partie une nouveauté pour le NPD qui avait présenté en 2011 un projet de loi à cet effet, mais qui permettait à Ottawa d’exempter certaines entreprises.

    Guy Caron chef déclarera aussi que l’Assemblée nationale du Québec a le droit de légiférer en matière de laïcité et de vivre-ensemble. En entrevue, il reconnaît que cela est déjà le cas. L’idée est d’envoyer un message que « c’est un débat qui est légitime ».

    « La laïcité a toute son importance suivant la Révolution tranquille. […] Évidemment, la laïcité sert bien souvent d’écran pour camoufler du racisme ou de l’islamophobie […]. Mais il y a une réalité tout à fait rationnelle par rapport à la laïcité, comme ça se passe en Europe. »












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