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    Manifestation antiracisme devant l’ambassade américaine à Ottawa

    23 août 2017 | Lina Dib - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
    La manifestation qui s’est déroulée sous surveillance policière a dénoncé les courants suprémacistes blancs et le racisme sous toutes ses formes.
    Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne La manifestation qui s’est déroulée sous surveillance policière a dénoncé les courants suprémacistes blancs et le racisme sous toutes ses formes.

    Quelques centaines de manifestants ont déambulé dans le calme autour de l’ambassade américaine mercredi après-midi à Ottawa. La manifestation qui s’est déroulée sous surveillance policière a dénoncé les courants suprémacistes blancs et le racisme sous toutes ses formes.

     

    Dans une série de discours, avant d’entreprendre la marche, les organisateurs ont exprimé leur solidarité aux victimes de néonazis à Charlottesville, ainsi qu’à toutes les victimes de discrimination, partout ailleurs.

     

    « Ce qui est arrivé aux États-Unis, à Charlottesville, en Virginie, n’a pas été causé par le président des États-Unis », a convenu Elizabeth Bolton, rabbin de la congrégation Orh Haneshama, au micro. « Ça a été permis, habilité et facilité par le président des États-Unis », a-t-elle poursuivi, alors que la foule approuvait en l’applaudissant.

     

    « Les nazis ne sont pas bienvenus ici » et « Les réfugiés sont bienvenus ici », a scandé la foule.

     

    « C’est absolument le temps d’être présent et de se faire entendre fort », a lancé Alex Neve, d’Amnistie internationale, lorsqu’il a pris la parole à son tour.

     

    Mais lorsque les manifestants ont marché autour de l’ambassade, il n’y a eu ni chant ni slogan.

     

    Leurs pancartes étaient quand même éloquentes. « Le silence blanc équivaut à de la violence », pouvait-on lire sur plusieurs d’entre elles, ou encore « Arrêtez de prétendre que votre racisme est du patriotisme ».

     

    Les discours des organisateurs ont également fait référence aux manifestations de Vancouver et de Québec, où des groupes qui s’opposent à l’immigration ont été confrontés par des groupes qui dénoncent la montée de l’extrême droite.

     

    Dans la foule à Ottawa, Camille Demers, étudiante à l’université, disait être là parce qu’elle est « tannée de se sentir impuissante face à cette situation ».

     

    « Je veux signifier, par ma présence ici que je ne veux pas que notre monde devienne ce qu’il est en train de devenir », expliquait, de son côté, Annie Devault, professeure. Mme Devault blâme, elle aussi, Donald Trump pour la montée des extrémistes de droite.

     

    Le 11 août, une manifestation dans Charlottesville a donné lieu à de violents affrontements. Les violences ont dégénéré au point où un homme a tué une jeune femme et blessé plusieurs autres personnes en fonçant avec son véhicule sur la foule. Le suspect, James Alex Fields fils, a été arrêté et fera face à plusieurs accusations, dont une de meurtre non prémédité.













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