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    Le Bloc québécois demandera à Ottawa de reconnaître l’État palestinien

    30 mai 2017 | Mylène Crête - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
    Le Canada doit ajouter sa voix aux autres pays qui ont déjà reconnu l’État palestinien, estime la chef bloquiste Martine Ouellet.
    Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le Canada doit ajouter sa voix aux autres pays qui ont déjà reconnu l’État palestinien, estime la chef bloquiste Martine Ouellet.

    La Palestine doit être reconnue en tant qu’État indépendant, soutient le Bloc québécois, qui appellera les parlementaires à se prononcer sur cette question.

     

    La chef du parti, Martine Ouellet, et le député Mario Beaulieu en ont fait l’annonce lundi à quelques jours du 50e anniversaire de l’occupation des Territoires palestiniens, entourés de représentants de plusieurs organismes de défense des droits des Palestiniens et de promotion de la paix au Moyen-Orient.

     

    « Il est de notre de responsabilité de combattre l’injustice parce que cette injustice-là perdure depuis bien trop longtemps », a affirmé Martine Ouellet.

     

    Elle demande au gouvernement Trudeau de reconnaître officiellement l’État palestinien en vertu du « droit inaliénable à l’autodétermination des peuples ».

     

    Il s’agit de la meilleure voie, selon le Bloc québécois, pour la résolution du conflit israélo-palestinien puisqu’elle permettrait d’exercer une pression sur Israël.

     

    C’est pourquoi le Canada doit ajouter sa voix aux autres pays qui ont déjà reconnu l’État palestinien, selon Martine Ouellet.

     

    « Il y a déjà 136 pays sur les 193 à l’ONU qui reconnaissent l’État de la Palestine et si on veut relancer le processus de paix, il faut qu’il y ait encore plus de pays qui le reconnaissent », a dit Martine Ouellet.

     
    Processus de paix
     

    Mario Beaulieu estime qu’Israël fait obstacle au processus de paix avec sa politique de colonisation et son blocus sur la bande de Gaza.

     

    Ces injustices alimentent un terreau fertile pour le terrorisme, selon lui. « Si on laisse pourrir la situation comme ça, je pense qu’on laisse le terrorisme se développer », a-t-il affirmé. « Parfois, il faut se tenir debout pour favoriser la paix », a-t-il ajouté.

     

    La reconnaissance de l’État palestinien divise la communauté internationale. En septembre 2015, le Canada avait voté contre une résolution soumise à l’Organisation des Nations unies (ONU) pour hisser le drapeau de la Palestine au siège de l’ONU, admis comme État observateur non membre trois ans plus tôt.

    Droit à l'autodétermination

    La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a rappelé durant la période des questions lundi que le Canada reconnaît le droit des Palestiniens à l’autodétermination dans le cadre d’un processus de paix qui s’appuie sur une solution à deux États.

    « Cela inclut le droit d’Israël de vivre en paix à l’intérieur de frontières sécuritaires et sans terrorisme, ainsi que la création d’un État palestinien souverain et fiable », a-t-elle dit.

    « Le Canada exhorte toutes les parties à s’abstenir de prendre des mesures unilatérales qui […] mettent en péril la perspective d’une solution à deux États », a-t-elle ajouté.

    L’ex-député bloquiste Richard Marceau, devenu conseiller politique principal au Centre communautaire des relations juives et israéliennes, déplore cette prise de position du Bloc québécois.

    « Nous avons vu aujourd’hui un changement radical de la position du Bloc québécois qui a décidé d’épouser un seul côté, faisant de lui un joueur encore plus marginal qu’il ne l’était », a-t-il affirmé en entrevue.

    La motion que le Bloc québécois entend soumettre a eu des échos à Québec alors que le premier ministre Philippe Couillard revient d’une mission économique en Israël.

    Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a demandé au gouvernement Couillard de faire pression sur Ottawa pour qu’il reconnaisse l’État palestinien.













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