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    Le Canada prêt à doubler son budget de défense d’ici 2024

    20 mai 2017 |Améli Pineda | Canada
    En réponse aux pressions américaines, le Canada s’engagerait à respecter l’objectif convenu avec ses partenaires de l’OTAN et consacrerait 2 % de son PIB à son budget de défense nationale.
    Photo: Murray Brewster La Presse canadienne En réponse aux pressions américaines, le Canada s’engagerait à respecter l’objectif convenu avec ses partenaires de l’OTAN et consacrerait 2 % de son PIB à son budget de défense nationale.

    Pressé par le président américain, Donald Trump, de dépenser davantage dans le secteur de la défense, le Canada entend respecter la demande de l’OTAN d’y consacrer 2 % de son PIB d’ici 2024, ce qui doublera son investissement actuel d’environ 20 milliards.

     

    Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, le président Trump accuse plusieurs membres de l’OTAN de profiter de la sécurité collective sans payer leur juste part.

     

    En 2014, tous les pays de l’Alliance s’étaient entendus pour cesser les compressions budgétaires dans le secteur de la défense pour y consacrer éventuellement 2 % de leur PIB.

     

    Vendredi, de passage au troisième Forum St-Laurent sur la sécurité internationale qui s’est tenu à Montréal, Martin Benjamin, de la Direction générale de la stratégie pour l’Amérique du Nord aux Affaires mondiales Canada, a abordé la question du budget alloué à la défense nationale en parlant des relations entre les pays de l’Amérique du Nord.

     

    « Il est vrai que les États-Unis font pression sur leurs alliés, dont le Canada, pour qu’ils augmentent leurs dépenses en matière de défense, a souligné M. Benjamin. Pour être clair, le Canada est résolu à respecter sa promesse d’investissement dans la défense au sein de l’OTAN et à consacrer 2 % de son PIB d’ici 2024. »

     

     

    Un engagement

     

    C’est la première fois que cet objectif est aussi clairement énoncé par le gouvernement canadien. Encore l’an dernier, le premier ministre Justin Trudeau justifiait les faibles sommes consacrées à la défense en disant que les dépenses militaires ne sont pas la seule façon d’appuyer l’Alliance.

     

    Le Canada se trouve actuellement sous la barre du 1 %, avec un investissement qui s’élève à environ 20 milliards. La dernière fois que le pays a consacré cette part de pourcentage à la défense remonte à 1988.

     

    « Il ne faut pas oublier que le fardeau ne se résume toutefois pas à un chiffre ou à une dépense, mais à la façon de gérer la défense et aux équipements qu’on acquiert », avait fait valoir le premier ministre.

     

    Le ministère des Affaires étrangères a toutefois voulu rester prudent lorsque questionné par Le Devoir, rappelant que la nouvelle politique canadienne en matière de défense sera présentée le 7 juin prochain.

     

    « On ne pourrait pas doubler notre investissement dans le secteur de la défense du jour au lendemain, mais on sait que c’est quelque chose que l’OTAN a demandé à tous ses membres et on va continuer de contribuer aux efforts demandés », a souligné Matt DeCourcey, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères du Canada, aussi présent à ce forum.


    Revoyez notre couverture en direct du troisième Forum St-Laurent sur la sécurité internationale.
      

    M. Benjamin est également revenu sur les relations canadiennes avec les États-Unis alors que plusieurs craignaient l’arrivée du président Trump à la Maison-Blanche.

     

    Après les premiers mois à la tête des États-Unis, M. Trump est un président qui prend des décisions « au cas par cas », soutient M. Benjamin, plutôt que de présenter une politique « réfléchie ».

     

    « En matière de politique étrangère, il est parti du principe de “l’Amérique en premier”. On pensait que ça allait signifier une approche intransigeante envers la Chine et une tentative de rapprochement avec la Russie, mais M. Trump a plutôt choisi de travailler avec la Chine contre la Corée du Nord et, en attaquant le régime de Bachar el-Assad en Syrie, il a nui à ses affinités avec la Russie », a-t-il souligné.

     

    Le Forum a également été l’occasion d’aborder d’autres enjeux de sécurité internationale. En matinée, deux tables rondes se sont intéressées aux questions de la menace de sécurité en Asie-Pacifique, aux façons dont l’Europe peut gérer les menaces à sa sécurité ainsi qu’à l’évolution du concept de protection des populations.













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