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    Maxime Bernier pris pour cible au dernier débat de la course à la direction du PCC

    26 avril 2017 | Stéphanie Levitz - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
    Maxime Bernier au dernier débat de la course à la direction du Parti conservateur, mercredi, à Toronto
    Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Maxime Bernier au dernier débat de la course à la direction du Parti conservateur, mercredi, à Toronto

    Le dernier débat de la course à la direction du Parti conservateur a eu lieu mercredi soir et les candidats ont tenté de faire valoir pourquoi ils aspirent à cette fonction, quelques heures après le retrait du présumé favori.
     

    Kevin O’Leary a changé la donne en quittant la course quelques heures avant le débat à Toronto, se ralliant à Maxime Bernier en vue de la conclusion attendue le 27 mai.

     

    Le retrait de M. O’Leary a semblé être salué par certains membres du parti. Lorsque le modérateur du débat a annoncé que M. O’Leary ne serait pas sur la scène, des applaudissements nourris ont été entendus.

     

    « Elvis has left the building », a dit le candidat Erin O’Toole, reprenant l’expression consacrée sur l’icône du rock and roll pour commenter la sortie de l’homme d’affaires et vedette de téléréalité. M. O’Toole a affirmé que la véritable course avait commencé.

     

    Par conséquent, le député québécois, reconnu pour ses vues libertariennes et son surnom autoproclamé « Mad Max », se retrouve à être la principale cible des rivaux restant dans la course. D’emblée au débat, M. Bernier a croisé le fer avec Andrew Scheer, dont le statut dans la course a grimpé de quelques échelons à la suite du retrait de M. O’Leary.

     

    M. Scheer a laissé entendre qu’une personne imposant sa propre idéologie risquait de diviser le parti. M. Bernier a rétorqué que ses vues n’étaient pas personnelles, mais se reflétaient dans l’ensemble du Canada.

    Michael Chong a parlé des politiques « extrêmes » de M. Bernier, soulignant la promesse de M. Bernier de couper du tiers la taille des programmes fédéraux.

    « M. Harper a coupé seulement 6,5 %. Cela offrirait la formation du prochain gouvernement au Parti libéral du Canada », a-t-il soutenu.

    Gestion de l'offre

    Les rivaux de M. Bernier s’en sont pris lourdement à sa promesse d’abolir la gestion de l’offre, une question qui a refait surface après que le président américain Donald Trump eut lui-même dit qu’il souhaitait son élimination.

    Les 12 autres candidats se sont dit en faveur de la gestion de l’offre, qui régule entre autres la production du lait au Canada, et ont fustigé M. Bernier comme un allié de M. Trump sur ce dossier.

    « Vous n’amorcez pas des négociations en renonçant unilatéralement à une section entière de notre économie », a lancé Andrew Scheer.

    Mais M. Bernier a dit ne pas comprendre pourquoi ses rivaux sont tellement favorables à un programme qui fait grimper les prix pour un grand nombre de Canadiens.

    « Il est un peu étrange que je sois le seul à mettre de l’avant une liberté plus grande et que tous les autres candidats veuillent promouvoir une politique qui a été introduite par Pierre Elliot Trudeau », a-t-il rétorqué.

    La gestion de l’offre suscite depuis toujours un malaise chez les conservateurs, qui y voient une ingérence de l’État dans le libre marché, mais qui savent très bien que leur important électorat rural y tient mordicus — notamment au Québec, où l’industrie laitière est très importante.

    Ce qui n’a pas empêché le député de Beauce de devenir le seul candidat dans la course à s’opposer avec vigueur à ce régime. Le député du comté voisin, Steven Blaney, aussi candidat à la chefferie du Parti conservateur, n’a pas pris cette voie.

    Le parti a indiqué que 259 010 personnes étaient admissibles pour le vote devant désigner le futur chef.
     

    Qui sont les candidats et les potentiels aspirants-chefs ?













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